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Pollution au mercure : un désastre sanitaire et environnemental

L’empoisonnement au mercure des pêcheur de la baie de Minamata a marqué les esprits par la quantité de morts (1200 en 20 ans), l’aspect local de ce ravage écologique, et le fait qu’une relativement petite quantité de mercure était rejetée en mer. L’idée de protéger notre environnement contre le mercure a fini par s’imposer.

 

Le mercure est un métal très toxique, il affecte principalement les fonctions cérébrales (neurotoxique) et rénales (néphrotoxique) et est soupçonné d'être lié à certains cancers, comme les cas de leucémie apparus au Japon à Minamata. L'intoxication au mercure est également appelée hydrargisme, hydrargyrie ou hydrargyrisme.

Cet élément est d'autant plus nocif qu'il s'évapore facilement et que ses vapeurs sont aisément assimilées par l'organisme. De plus, l'absorption simultanée de cuivre, de zinc ou de plomb tend à accroître le pouvoir nocif du mercure.

Il est important de distinguer les effets du mercure métallique Hg, des effets des composés organiques du mercure (méthylmercure CH3Hg notamment) beaucoup plus toxiques.

Le cycle du mercure, c’est à dire le cheminement de l’élément chimique Hg depuis son extraction sous forme du minerai jusqu’à l’objet contenant du mercure que l’on jette après usage met en évidence les deux points sur lesquels on peut agir pour diminuer la pollution :

(a) la diminution de la fabrication des objets contenant du mercure 

(b) le retraitement du mercure contenu dans ces objets.

Les thermomètres au mercure et les piles au mercure sont en voie de disparition (ils ne sont plus fabriqué en France). Le retraitement du mercure permet de diminuer la quantité de mercure rejeté, soit dans l’air lors de l’incinération, soit en mer, par l’intermédiaire des rivières qui collectent une part importante de nos déchets.

 

Emissions de mercure dans le monde

Le mercure est un polluant qui « menace la santé de millions de personnes dans le monde, des foetus aux bébés en passant par les orpailleurs et leurs familles. », estime Programme des Nations unies pour l'environnement. Le conseil d’administration du Pnue se tenait le 20 février 2009 à Nairobi et, à l’issue de cette rencontre, les ministres de l'Environnement et les délégués de 140 pays se sont entendus à l'unanimité pour ouvrir des négociations sur un traité limitant la pollution par le mercure. Dans l'attente d'un traité, les gouvernements sont également convenus de la nécessité d'instaurer « un partenariat mondial sur le mercure ».

  1.  L'EXEMPLE DE LA BAIE DE MINAMATA

  2. L’histoire :L’intoxication de la baie de Minamata (Japon, années 1950) ; en 1956, 549 morts, en 1965, 119 morts ; en tout 1200 morts. 

  3. La première pollution grave imputée à un métal, le mercure, s'est produite au Japon en 1953. Une usine de fabrication de matières plastiques déversait alors ses déchets dans une baie, à Minamata. Au bout de quelques années, les habitants des littoraux voisins qui consommaient beaucoup de poissons et de fruits de mer ont commencé à être victimes de graves troubles osseux pouvant conduire à des décès (" maladie de Minamata " ). Dans les années 1950 et 1960, 150 tonnes de mercure ont ainsi été déversées dans la baie ! Et les taux de mercure trouvés dans les poissons contaminés étaient 500 000 fois supérieurs à ceux des eaux de la baie !

    Dans le monde, des milliers de tonnes de mercure sont rejetées chaque année dans les cours d’eau où ce métal se transforme en méthyl-mercure, un composé très stable qui se concentre ensuite dans les organismes vivants. La toxicité élevée du mercure est liée à son aptitude à se combiner au soufre. Dans les organismes vivants, il peut ainsi bloquer certains sites actifs comportant des atomes de soufre, comme celui de la vitamine B12. Les composés mercuriels sont particulièrement dangereux pour le cerveau où ils s’accumulent.

    En France, les rejets directs de mercure dans les eaux fluviales sont faibles (0,5 tonne par an) et proviennent surtout d’usines de la région Rhône-Alpes. La contamination au mercure vient principalement des rejets émis dans l’atmosphère (15,8 tonnes par an, selon les données officielles) lors de l’utilisation de combustibles fossiles, lors de l’incinération de déchets ou encore par l’industrie métallurgique.

     

  4.  
  5. Questions

  6. Les pécheurs de la baie de Minamata se mettent à souffrir collectivement d’une terrible maladie, l’hydrargyrisme.

    Origine : l’intoxication au mercure.

    Origine du mercure ?

    Le mercure provient du poisson.

    Pourquoi les poissons de Minamata étaient eux-mêmes intoxiqués au mercure ?

    Usine utilisant du méthylmercure à Chisso (comme catalyseur) ; absorption par le plancton ; passage au poisson, puis au pécheur.

    Entre 1932 et 1968, 81 t de Hg ont été rejetées dans la baie (soit en moyenne 0,5 litre par jour).

  • 2. VUE D'ENSEMBLE

Le mercure est utilisé : chiffres USA 1994, 550 t an

pour la production du chlore 150 t

piles 1000 (n 1985) -> 10 t

autre : électricité et électronique 150 t

thermomètre 60 t -> 0

dentistes 26 t

lampes néons (qui en fait ne contiennent que de l’argon), 66 t (15 mg par lampe)


D'où vient la toxicité du mercure? Le mercure est un métal très réactif au milieu dans lequel il se trouve (température, composition chimique...). Il peut se lier dans l'organisme aux molécules constituant la cellule vivante (acides nucléiques, protéines...) modifiant leur structure ou inhibant leurs activités biologiques.

Le mercure est à l'origine de maladies professionnelles. L'intoxication par le mercure s'appelle l'
hydrargie ou hydrargyrisme, caractérisée par:

  • des lésions des centres nerveux se traduisant par des tremblements,
  • des difficultés d'élocution, des
  • troubles psychiques...
  • Une intoxication mortelle d'origine professionnelle a encore été rapportée en 1997.


En dehors du milieu professionnel, le mercure est repéré comme un élément toxique, et plus particulièrement:  

  • néphrotoxique, c'est-à-dire agissant sur les reins,
  • neurologique, c'est-à-dire agissant sur le système nerveux.

Les symptômes sont des troubles mentaux plus ou moins graves, une salivation excessive, des douleurs abdominales, des vomissements, de l'urémie (accumulation d'urée liée à une insuffisance de la fonction rénale).

 

La toxicité du mercure est unanimement reconnue, tout particulièrement pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. La forme gazeuse du mercure est particulièrement nocive, car elle pénètre dans les poumons, le sang et le cerveau. Le mercure peut provoquer des lésions neurologiques graves comme la maladie de Minamata, ou des problèmes rénaux.


Les troubles peuvent hélas être décuplés en cas d'intoxication grave comme ce fut le cas au Japon, il y a un demi-siècle (...).

 

3. LE MERCURE :UNE PREOCCUPATION ENVIRONNEMENTALE

La pollution au mercure est une forte préoccupation environnementale et sanitaire. Il est notamment présent :

  • dans les sols et les roches : les pluies et la température favorisent sa libération
  • dans les océans, qui contiendraient 300 milliards de tonnes de mercure au sein des sédiments
  • lors des éruptions volcaniques et des feux de forêts
  • dans les gisements d'or et d'argent
  • lors de la combustion de matières fossiles
  • lors de l'incinération des ordures ménagères
  • dans les cimenteries et certaines industries, comme celle du chlore

Le mercure semble toxique pour toutes les espèces vivantes connues. À titre d'exemple, quelques-uns des impacts étudiés et démontrés sur la vie sauvage sont :

  • Inhibition de la croissance des algues, des bactéries, des champignons (l’ancien mercurochrome est un biocide efficace pour cette raison, il ne contient plus de mercure pour en réduire la toxicité.. ‘)
  • Élévation de la mortalité embryo-larvaire (étudiée par exemple chez les amphibiens)
  • Moindre succès reproductif et pontes inhibées chez le poisson zèbre ou d’autres espèces
  • Inhibition de la spermatogenèse (étudiée par exemple chez le Guppie)
  • Inhibition de croissance chez la truite arc-en-ciel, avec mortalité élevée des embryons et des larves
  • Moindre succès de reproduction (couvées plus petites) et de survie des canetons chez les oiseaux d'eau vivant en milieux pollués par le mercure.

**Quantités émises 

Dépôts de mercure atmosphérique dans les carottes de glace prélevées dans le haut du glacier de Fremont (Wyoming, USA). Tous les pics de déposition (depuis 270 ans) correspondent à des événements volcaniques ou anthropiques. Le taux pré-industriel de dépôt peut être extrapolé à 4 ng/L (en vert). On note dans cette région une forte augmentation au cours des 100 dernières années (en rouge) et une relative mais significative diminution dans les 15-20 dernières années

Les évaluations statistiques quantitatives convergent vers les estimations suivantes :

  • Environ 3 500 tonnes de mercure seraient émises annuellement dans l'atmosphère par les activités humaines, dont 50 à 75% environ seraient issus de la combustion du charbon    ;
  • Entre 1 400 tonnes et 2 400 tonnes par an seraient issues du volcanisme, des geysers, de l'évaporation naturelle et de la recirculation    ;
  • D’autres émissions indirectement anthropiques ne sont pas comptabilisées (évaporation à partir de sols riches en mercure dégradés par les pratiques agricoles ou des aménagements, évaporation ou lessivage à partir de sols dévégétalisés par la déforestation et/ou le pâturage, ou le drainage excessif ou la salinisation, ou suite aux graves phénomènes d'érosion qui s'ensuivent (ex : Madagascar) ;
  • Les émissions liées à l'orpaillage clandestin sont probablement très sous-estimées.

Le mercure pose en tous cas un problème environnemental global : sa concentration moyenne augmente chez les poissons et mammifères dans tous les océans, alors que la plupart des autres métaux lourds sont en diminution. Sa répartition dans les océans, sur les continents et dans les pays varie fortement : par exemple, selon une étude récente, le taux de mercure augmente d'est en ouest en Amérique du Nord. Un phénomène dit de "pluies de mercure" est actuellement étudié dans l'Arctique.

**Principales sources d'émissions 

85 % de la pollution mercurielle des lacs et des cours d'eau   proviendraient aujourd'hui directement des activités humaines (essentiellement centrales thermiques au charbon, et exploitation ou combustion de gaz    ou pétrole       . Ce mercure provient essentiellement du lessivage de l'air et de sols pollués, et des apports terrigènes en mer ou dans les zones humides.

Les sources seraient, par ordre décroissant d'importance :

  1. Le raffinage et la combustion des hydrocarbures , et notamment la combustion du charbon dans les centrales électriques.
    Tous les hydrocarbures fossiles proviennent de cadavres d'organismes qui ont dans le passé bioaccumulé un peu de mercure. On en trouve dans tous les hydrocarbures fossiles, dont le gaz naturel Ils sont plus ou moins « riches » en mercure, avec des teneurs variant fortement selon leur provenance et selon les filons.
    Selon la compilation scientifique faite par l'EPA (2001) : certains condensats et pétroles bruts étaient proches de la saturation en Hg0 (1 à 4 ppm). Du mercure en suspension, sous forme ionique et/ou organique a été trouvé dans des pétroles brut (jusqu'à plus de 5 ppm). Des condensats de gaz extraits en Asie du Sud contenaient de 10 à 800 ppb (en poids) de mercure. La plupart des pétroles bruts raffinés aux États-Unis en contiennent moins de 10 ppb, mains on en a trouvé de 1 à 1000 ppb (en poids), pour une moyenne approchant 5 ppb (en poids) . Les naphtes issues du raffinage en contiennent encore de 5 à 200 ppb .
    L'EPA a évalué en 2001 que la seule production pétrolière annuelle des États-Unis pouvait en émettre jusqu'à 10,000 t environ/an de mercure dans l'environnement ). Dans le gaz naturel, le mercure est presque exclusivement sous sa forme élémentaire, et présent à des taux inférieurs à la saturation ce qui laisse penser qu'il n'existe habituellement pas de mercure en phase liquide dans la plupart des réservoirs . On connait cependant au moins un réservoir de gaz (au Texas) où le gaz sort saturé en mercure élémentaire, produisant du mercure liquide élémentaire par condensation, ce qui suggère que - dans ce seul exemple - le gaz est en équilibre avec une phase de mercure liquide présente dans le réservoir même. La teneur en dialkylmercure du gaz naturel est mal connue, mais supposée faible (moins de 1 pour cent du mercure total) sur la base des quelques données de spéciation rapportées par la littérature sur les teneurs en substances indésirables des condensats de gaz .
    Le pétrole brut, ses vapeurs et leurs condensats peuvent contenir plusieurs formes chimiques du mercure, plus ou moins stables et variant dans leurs propriétés chimiques, physiques et toxicologiques.
    Le pétrole brut et les condensats de gaz naturel contiennent notamment - selon l'EPA - « des quantités importantes de composés du mercure en suspension et/ou de mercure adsorbé sur les matières en suspension. Les composés en suspension sont généralement plus souvent HgS mais incluent d'autres espèces de mercure adsorbé sur des silicates et d'autres matières en suspension colloïdales ». Ce mercure en suspension peut constituer une part importante du mercure total des échantillons liquides d'hydrocarbures . Il doit être séparé (filtré) préalablement à toute analyse de spéciation des formes dissoutes . Pour mesurer le mercure total d'un échantillon de pétrole ou gaz brut, il faut le faire avant filtration, centrifugation ou exposition à l'air qui peuvent être source de perte (évaporation, adsorption de mercure). Exposé à la chaleur ou au soleil, une partie au moins de ce mercure peut contaminer l'air puis d'autres compartiments de l'environnement.
  2. Les activités minières (dont l'extraction du mercure, activité relativement discrète, mais aussi l'extraction et le traitement d'autres minerais ou de pétrole, gaz et charbon naturellement contaminés par du mercure). Dans les pays où il est très pratiqué, le mercure perdu par l’orpaillage est de loin la première source dans l’environnement.
  3. Les incinérateurs, dont les crématoriums qui incinèrent des plombages dentaires et autrefois certains incinérateurs hospitaliers dans lesquels on pouvait trouver d'importants résidus de mercurochrome ou de thermomètres cassés).
  4. L'usage d'autres combustibles fossiles que le charbon, pétrole ou gaz naturel, dont la tourbe ou le bois ayant poussé sur des sols contaminés ou dans une atmosphère contaminée peut en contenir des taux excessifs, libérés lors de la combustion ou de sa transformation (en papier, en aggloméré, en contreplaqué).
  5. Certains processus industriels notamment liés à l'industrie du chlore et de la soude caustique.
  6. Le recyclage des thermomètres, des voitures, des lampes au mercure etc. qui sont plutôt source de pollutions locales, mais parfois très graves.
  7. Séquelles industrielles et séquelles de guerre ; Bien des années après, le mercure issu de la fabrication des munitions (fulminate de mercure utilisés dans des milliards d'amorces de balles, obus, cartouches, mines, etc.) par les militaires, chasseurs ou adeptes du tir, comme celui des sols pollués par les industries, parfois anciennes (chapellerie, miroiteries, cristalleries, ateliers de doreurs..) peuvent encore poser de graves problèmes. Des pollutions chroniques comme celle de Minamata peuvent laisser des séquelles durables socio-économiques, écologiques et humaines.

**Mobilité 

Le mercure émis sous forme de vapeur est très mobile dans l’air, et reste pour partie mobile dans le sol et les sédiments. Il l’est plus ou moins selon la température et le type de sol (il l’est moins en présence de complexes argilo-humiques et plus dans les sols acides et lessivables). Ainsi dit on parfois qu’une simple pile-bouton au mercure peut polluer 1 m³ d'un sol européen moyen pour 500 ans, ou 500 m³ pour un an. Les animaux le transportent aussi (bioturbation). Le mercure n’est cependant pas biodégradable ni dégradable. Il restera un polluant tant qu’il sera accessible pour les êtres vivants.

Il est ce qu'on appelle un contaminant transfrontalier, par exemple de nombreux lacs du Québec sont pollués dû au transport de particules de la région Nord Ouest de l’Amérique du Nord tel le sud de l’Ontario ainsi que le nord des États-Unis. La teneur en Hg aurait doublé depuis les 100 dernières années, de ce fait les pêcheurs sportifs de cette province doivent mesurer leur consommation de poisson venant de cette région.

**Pollution de l’air et des pluies 

Nombreux étaient ceux qui pensaient que les pluies diluaient les pollutions et amenaient de l’eau propre régénérant les écosystèmes. On sait maintenant qu’elles lessivent les polluants que nous injectons dans l’air, et en particulier pesticides et métaux lourds (dont le mercure), qui peuvent agir en synergies. Le mercure, très volatil, pollue le compartiment atmosphérique, lequel est lavé par la pluie et le brouillard qui polluent les eaux superficielles et les sédiments. Il peut ensuite dégazer ou être émis par les incendies et repolluer l’air.

  • Des analyses de pluies et de neige faites par l'EPA et des universités américaines ont montré que de nombreuses régions sont polluées par le mercure : Jusqu’à 65 fois plus autour de Détroit que le seuil défini comme sûr par l'EPA... 41 fois plus que ce seuil à Chicago, et 73 fois à Kenosha (Wisconsin, frontière Illinois/Wisconsin) ! Et près de 6 fois le seuil pour la teneur moyenne sur six ans à Duluth. Souvent même les pluies les moins polluées dépassent le seuil de sûreté de l'EPA. Les régions moins urbaines sont également parfois touchées : 35 fois le seuilEPA dans le Michigan et 23 fois pour le secteur du Devil’s Lake, dans le Wisconsin

>>Pollution au mercure, une menace pour la santé avec le changement climatique ? Le changement climatique pourrait polluer au mercure


Une réunion internationale a récemment soulevé le problème de la pollution due au mercure, une épreuve jugée décisive sur l'ambition des gouvernements pour diminuer les polluants toxiques en général, selon le chef de l’environnement de l'ONU.

 

Elle a également fait état que des scientifiques vérifient en ce moment même des hypothèses selon lesquelles le changement climatique pourrait déclencher la réactivation d'anciens dépôts de mercure notamment aux pôles.

 

 

Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, a affirmé il y a quelques jours que les gouvernements doivent accélérer leurs efforts pour réaliser un accord international sur le mercure, un métal toxique lourd, qui entre dans la chaîne alimentaire. Achim Steiner, Sous-secrétaire général de l'ONU, a précisé que les scientifiques parlent des dangers du mercure pour la santé et l'environnement depuis plus d'un siècle.

 

Les experts sont en effet de plus en plus préoccupés par la croissance de la combustion du charbon, qui est naturellement contaminé par le mercure, et qui mène a l'émission de mercure dans l'air dans certaines parties du monde a partir desquelles il peut se propager dans le monde entier.

 

La hausse du prix de l'or pourrait également augmenter la pollution due au mercure au niveau local et mondial. En effet, le mercure, un métal toxique, est utilisé pour extraire l'or des minerais dans de nombreuses opérations minières artisanales, impliquant par des millions de travailleurs et leurs familles.

 

Pour le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement, même si de nombreux pays ont, au cours de ces dernières décennies, essayé de réduire les utilisations et les émissions de mercure et de protéger leurs citoyens contre l'exposition à ce métal toxique lourd, il n'y a toutefois « pas encore de réponse clair et décisive pour faire face a l’enjeu du mercure, et ceci doit être rapidement mis en place. »

 

« Il n'y a pas de raison d'attendre avant d'agir sur le mercure. Des alternatives viables existent pour pratiquement tous les produits à base du mercure et des procédés industriels utilisant du mercure », a précisé le directeur du PNUE.

 

Le mercure, un métal lourd qui peut avoir des effets tels que des lésions cérébrales chez les enfants en bas âge, est utilisé dans des produits aussi divers que les ampoules électriques, les plombages dentaires et les thermomètres. Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement estime qu’aujourd’hui chaque personne vivante, soit 6,5 milliard de personnes, est susceptible d'avoir au moins des traces de métaux lourds dans ses tissus.

 

De plus, le changement climatique pourrait être également source de pollution au mercure. Les scientifiques vérifient actuellement des hypothèses selon lesquelles le changement climatique peut déclencher la réactivation d'anciens dépôts de mercure suite à la hausse des températures des lacs ; ainsi que l'érosion et l'accélération de la fonte du pergélisol, les glaciers et les icebergs aux pôles. Aux pôles, le mercure, sous forme de méthymercure, peut ensuite pénétrer la chaîne alimentaire mondiale à travers les mammifères marins tels que les baleines et les phoques ainsi que des poissons capturés internationalement telles que l'espadon, le requin, le marlin, le maquereau, le doré, le bar de mer et le thon.

 


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**Pollution de l’eau et des sédiments 

Il suffit de très peu de mercure pour polluer de vastes étendues d’eau (et les poissons à des niveaux dangereux pour la consommation humaine).

  • Selon un article de 1991, une centrale thermique classique de 100 mégawatts émet environ 25 livres (environ 11.4 kg) de mercure par an, ce qui semble peu.
  • Or, 0.02 livres (environ 9 grammes) de mercure (1/70ème de cuillère à café) suffit à polluer 25 acres d’étang dans lequel la chaîne alimentaire va reconcentrer le mercure au point que les taux de mercure dans les poissons dépasseront les seuils considérés comme « sûrs » pour la consommation.

Le mercure contamine les poissons et les crustacés : 50 millions de personnes dans le monde sont intoxiquées par le mercure qui s'accumule dans la chair des poissons comme la truite, le thon, l'espadon ou le requin, et dans les fruits de mer.

**Contamination des écosystèmes 

La part qui n’est pas absorbée par les plantes ou stockée (plus ou moins durablement) dans le sol finit dans les sédiments, où les bactéries peuvent le méthyler et le rendre très bio-assimilable, notamment pour les poissons et crustacés ou les oiseaux aquatiques que l’homme peut consommer. En mer les poissons piscivores et vivant vieux sont les plus touchés (Thons, espadons.. en particulier. Ils sont presque systématiquement au-dessus des normes quand ils sont adultes). De nombreux poissons de grand fond sont aussi contaminés (Sabre, Grenadier, Empereur..), à des taux très variés selon leur âge (certains vivent jusqu'à 130 ans) et leur provenance. Pour ces raisons, 44 États américains ont établi des limites de consommation des produits de la pêche dans plusieurs milliers de lacs et de rivières. Les populations autochtones sont particulièrement visées par ces mesures. Sur terre le mercure est notamment bioaccumulé par les champignons, une étude faite en France par Didier Michelot du CNRS à partir de 3000 mesures de 15 métaux chez 120 spécimens de champignons de diverses espèces a détecté 4 espèces particulièrement accumulatrices :

Suillus variegatus (Boletus) (94 ppm),
Agaricus aestivalis (87,4 ppm),
Agaricus arvensis (84,1 ppm),
Pleurotus eryngii (82 ppm).

Dans quelques pays et à plusieurs reprises, des publications officielles ont averti les individus de la possibilité d'empoisonnement provoqué par les métaux lourds dans les champignons, notamment prélevés dans la nature.

 

 

4. LE MERCURE : UNE PREOCCUPATION SANITAIRE

 

**Toxicité

Le mercure n’est pas un oligo-élément. Il est toxique et éco-toxique sous toutes ses formes organiques et pour tous ses états chimiques. Son utilisation est souvent réglementée, voire interdite, comme c'est le cas en Norvège 

La toxicité du mercure dépend notamment de son degré d'oxydation.

  • Au degré 0, il est toxique sous forme de vapeur.
  • Les ions de mercure II sont bien plus toxiques que les ions de mercure I.

L’effet de la toxicité du mercure chez l’homme se dévoilant sous sa forme vapeur commence par les voies respiratoires, pour se solubiliser dans le plasma, le sang et l’hémoglobine. Par le sang, il attaque les reins, le cerveau et le système nerveux. Le risque chez les femmes enceintes est aussi présent : cette toxine se déplace facilement au travers du placenta pour atteindre le fœtus. Même après la naissance les risques perdurent puisque le lait maternel est aussi contaminé.

L'activité bactérienne en milieu aquatique convertit une partie du mercure dissous, essentiellement en monométhylmercure HgCH3.

  • Sous cette forme, le mercure est très neurotoxique et bioaccumulable.
  • Il se concentre surtout dans la chaîne alimentaire aquatique.
  • La consommation de certaines espèces de poissons prédateurs (thon, marlin, espadon, requin..) représente une source importante d'exposition et de risque pour l'homme, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes.

1. Le cas de la toxicité du mercure issu de l'orpaillage, légal ou illégal

 


Janghal - Mercure, mensonges et vérités (2/5):http://www.youtube.com/watch?v=RwGqkpvxRUg

De nombreuses études ont démontré et démontrent que les poissons des rivières et fleuves amazoniens sont contaminés par le mercure. Ces poissons contaminent à leur tour les Amérindiens, gros consommateurs de poisson. Etat des lieux. En voir plus sur : http://www.vodeo.tv/94-148-5212-jangh...
En 1997, une étude a été menée par l'InVS sur l'exposition alim1. entaire au mercure de 165 amérindiens Wayana vivant sur les bords du fleuve Maroni en Guyane dans les 4 villages Wayanas les plus importants (Cayodé, Twenké et Taluhen et Antécume-Pata) ; des dosages de mercure total ont été pratiqués pour 235 habitants de villages environnants ainsi que des relevés anthropométriques de 264 autres individus. On a constaté que certains poissons contenaient jusqu'à 1,62 mg/kg. Plus de 50 % de la population de l'échantillon dépassait la valeur sanguine recommandée par l'OMS de 10 µg/g de mercure total dans les cheveux ( 11,4 µg/g en moyenne, à comparer à un taux de référence égale à 2 µg/g). De plus, environ 90% du mercure était sous forme organique, la plus toxique et bioassimilable. Les teneurs étaient élevées pour toutes les tranches d'âge, un peu moindre mesure chez les enfants de moins d'un an, mais ils y sont beaucoup plus sensibles.
L'exposition était la plus élevée dans la communauté de Cayodé où s'exerçaient au moment des prélèvements des activités d'orpaillage. Pour 242 personnes prélevées dans le Haut-Maroni, 14,5 % dépassaient la valeur limite de 0,5 mg/kg. Depuis, l'exploitation de l'or s'est fortement développée. Les indiens Wayana sont donc exposés au mercure très au-delà de l'apport quotidien habituel (environ 2,4 µg de méthylmercure et 6,7 µg de mercure total), mais aussi bien au-delà de la dose tolérable hebdomadaire recommandé (300 µg de mercure total avec un maximum de 200 µg de méthylmercure, soit environ 30 µg/j par l'OMS à l'époque). Les adultes consomment de 40 à 60 µg de mercure total/jour, les personnes âgées de l'ordre de 30 µg/g.
Les jeunes enfants en ingèrent environ 3 µg/j (dont via l'allaitement), ceux de 1 à 3 ans en ingèrent environ 7 µg/j, ceux de 3 à 6 ans environ 15 µg/j et ceux de 10 à 15 ans de 28 à 40 µg/j.
Ces doses sont sous-estimées car elle ne prennent pas en compte l'apport par les gibiers, l'air et l'eau.
Des taux équivalents à ceux mesurés au Japon à Minamata au moment de la catastrophe sont détectés en Guyane.

Pollution au Mercure sur http://www.imineo.com/documentaires/s...

Episode 4 de la série Jangal VI

En 2006, en Guyane, le mercure est interdit à l'utilisation pour extraire l'or. Cette mesure sera-t-elle efficace et pourquoi les orpailleurs clandestins la respecteraient-ils ? Si l'on sait que son utilisation est néfaste et toxique, on sait moins que le sol guyanais à l'origine en contient. Chaque déboisement en libère donc, ainsi que chaque inondation : les retenues d'eau de ces dernières années contribuent donc aussi à la pollution. A moyen terme, le mercure entre dans la chaîne alimentaire, son accumulation s'amplifiant d'une espèce à l'autre. Des scientifiques du CNRS et d'Ifremer ont dressé un bilan environnemental et sanitaire de la situation. Ce film montre l'étendue du désastre écologique et les solutions envisageables.

http://www.youtube.com/watch?v=RwGqkpvxRUg

2. Orpaillage: Pollution au mercure, Intoxication des Amérindiens

Un documentaire stupéfiant de Philippe Lafaix souligne les carences de l'Etat.

 

Destruction de la forêt équatoriale, pollution massive au mercure, esclavagisme, tortures, assassinats... On ressort KO du documentaire de Philippe Lafaix. Et stupéfait de découvrir que cette zone de non-droit est le plus grand département français : la Guyane, «le pays des 1 000 fleuves», cette petite part de France en Amérique latine. Terminé en janvier, jamais diffusé à la télévision, ce film a été projeté à Paris dans le cadre du Festival international du film de l'environnement du 28 au 30 novembre dernier, organisé par la région Ile-de-France (1). Pour son réalisateur, l'événement déclencheur de cette catastrophe sociale et écologique en Guyane, c'est la ruée vers l'or qui a suivi la découverte, en 1992, d'une grosse quantité du précieux métal. Le film montre comment les orpailleurs ont instauré la loi de la jungle dans la forêt.(...) des Brésiliens chercheurs d'or, immigrés clandestins, qui racontent comment ils ont été torturés et laissés pour mort. Et recueilli les images poignantes d'enfants amérindiens atteints de malformations, contaminés par le mercure. Entretien avec le réalisateur.

 

Comment une telle situation de non-droit peut-elle exister ?

Orpaillage: Pollution au mercure, Intoxication des Amérindiens
D'abord à cause des frontières passoires que l'Etat français est dans l'incapacité de contrôler. Les orpailleurs en ont profité pour faire venir clandestinement des charters de Brésiliens. Il faut savoir que l'exploitation alluvionnaire de l'or n'est pas rentable en Guyane si l'on paie la main-d'oeuvre. L'orpaillage est basé sur l'esclavagisme, sur une main-d'oeuvre non payée, sur des hommes qu'on exécute clandestinement quand ils réclament leur paie. Certains orpailleurs qui ont obtenu de l'Etat français des concessions d'or ont constitué des commandos.(...)
http://loidelajungle.fr.st

L'autre grand dégât de l'orpaillage que montre votre film, c'est la pollution au mercure...

Orpaillage: Pollution au mercure, Intoxication des Amérindiens
Du point de vue environnemental, le développement de l'orpaillage se traduit par la destruction de la forêt équatoriale qui ressemble de plus en plus à un gruyère, avec des fleuves éventrés, des boues qui ravagent l'écosystème. Mais le plus grave, c'est la pollution au mercure. Ce métal est utilisé pour amalgamer l'or. Pour un kilo d'or récolté, il faut 1,3 kilo de mercure. Ce qui veut dire qu'il y a au moins, selon les estimations officielles du CNRS, 12 tonnes de mercure rejetées par an. Le mercure contamine les poissons qui constituent la principale source d'alimentation traditionnelle des Amérindiens de Guyane. Avec les conséquences terribles des intoxications au mercure : atteintes neurologiques sévères chez l'homme et malformations chez les foetus. Dans les villages indiens, des enfants naissent sans anus, avec des membres en moins, d'autres meurent paralysés.
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Votre documentaire n'a pas encore trouvé de diffuseur à la télévision française...

Orpaillage: Pollution au mercure, Intoxication des Amérindiens
J'ai l'impression qu'il est beaucoup plus facile de parler de problèmes d'environnement à l'étranger mais dès qu'il s'agit de la France, on est confronté à la politique de l'autruche ! Pour moi, c'est un documentaire d'utilité publique sur des faits méconnus depuis dix ans : j'ai été bouleversé par ce que j'ai vu en Guyane. En tant que Français, j'avais honte. Mais il est vrai que j'imagine mal une chaîne nationale diffuser mon film : c'est une bombe atomique.
Il est possible de voir le film sur internet pour ceux qui ont le Haut-débit (ADSL):
http://loidelajungle.fr.st
(Notre rédaction a vu le film et vous le conseille)

D'autres infos plus complètes à cette adresse: http://ase.ouvaton.org/guyanefilm.htm


 

 1.INTOXICATION D'ORIGINE ALIMENTAIRE 

  • Cas historique

Qu’est ce que le méthylmercure ?

molécule à la fois organique et minérale

Organique =

minéral =

Pendant longtemps minéral et organique ont été séparés ; depuis Grignard, chimiste Lyonnais, Nobel 1912, il y a des molécules organométalliques, très utiles en chimie. Le méthylmercure était utilisé dans certains procédés chimiques de l’usine de Chisso.

Le mercure organique passe facilement dans les organismes. Il se trouve que les poissons fixe ce composé.

Le danger du méthylmercure est important (danger = toxicité propre ´ probabilité d’être assimilé).

 

  • Le cycle du mercure

Les objets sont utilisés, puis détruits :

pollution industrielle -> rivière -> mer

pollution domestique -> sol -> ruissellement rivière -> mer

-> usine d’incinération -> air >pluie -> rivière -> mer

mer -> plancton -> poisson -> homme.

On estime à 5% du Hg rejeté en Méditerranée se retrouve dans les poissons.

 

Certaines industries modernes mais aussi des processus biologiques aboutissent à une concentration dangereuse des composés mercuriels dans l'organisme humain. Le mercure est largement utilisé dans l'industrie, les produits chimiques, les peintures, divers objets, des pesticides et des fongicides, etc. Indépendamment du fait que de nombreux biens de consommation renferment des quantités dangereuses de mercure, l'air peut être contaminé par des vapeurs mercurielles, des fumées et poussières. Certains effluents contenant du mercure sous diverses formes pourront aussi contaminer les eaux. Dans ce dernier cas, les bactéries peuvent produire, dans les boues, des dérivés organomercuriels que concentrent ensuite les poissons ou autres organismes aquatiques consommés par l'homme.

  1.  
    • Consommation de semences empoisonnée


On a utilisé dès 1890 des composés à base de mercure pour une meilleure conservation des semences. Cette pratique s'est généralisée à partir de 1915. Cela a donné lieu depuis à de nombreux accidents. Des personnes furent empoisonnées en consommant par erreur des semences traitées. Voici les exemples connus :

  1. Le traitement des semences à l'aide de composés mercuriques est interdit depuis 1982 en Europe de l'Ouest.

    Les composés utilisés pour le traitement étaient notamment : le chlorophénylmercure, l'acétate de phénylmercure, le chlorure de méthylmercure, le phosphate d'éthylmercure, etc.

    • Consommation de poissons contaminés 

    Citons par exemple la tragédie de la baie de Minamata au Japon. L'utilisation du mercure dans la prospection aurifère pose de graves problèmes de santé publique (entre autres chez les Amérindiens de Guyane, qui consomment beaucoup de poissons contaminés par les sites d'orpaillage).

    De manière générale, il convient par précaution d'éviter que les femmes enceintes et les enfants de moins de 2 ans consomment plusieurs fois par mois des gros poissons de haute mer (éviter daurade, espadon, marlin, requin et thon) : un poisson contaminé peut contenir 23 mg de mercure par kg de poids humide soit près de 100 000 fois la concentration de l'eau environnante. Attention, les poissons prédateurs d'eau douce peuvent également être contaminés. Par contre, la consommation de mollusques bivalves ne semble pas poser problème.  

2. DU MERCURE COMME REMEDE  

Le calomel (chlorure mercureux) était autrefois utilisé comme diurétique et purgatif. Un tel traitement pourrait avoir causé la mort d'Agnès Sorel, dont l'autopsie, effectuée en 2004, révéla une grave intoxication au mercure.

 

Le mercure et la syphilis

  1.  
    1. En 1527, Paracelse préconisait déjà le mercure en poudre comme principe actif d'onguent (pommade grise) pour

    2. guérir la syphilis. Ce remède a malheureusement été plus ou moins utilisé jusqu'à l'arrivée de la pénicilline.

      3. LE MERCURE DANS LA VIE QUOTIENNE

      **Le mercure dans les amalgames dentaires


      Un amalgame dentaire contient en moyenne environ un gramme de mercure

      Un amalgame dentaire contient environ un gramme de mercure, dont une partie est progressivement relarguée dans la bouche. La quantité de mercure libérée dépend des conditions : qualité de l'amalgame et en particulier polissage, acidité et température des aliments, présence d'autres métaux dans la bouche, mastication de chewing gum...


    3. E=M6 amalgames dentaires et mercure : http://dai.ly/cduQW0
    Notez !
    La controverse sur les amalgames dentaires... c'est étrange de mettre un métal hypertoxique dans la bouche des gens et de dire qu il devient tout d un coup inoffensif
    Attention la chlorella tant vanté pr se nettoyer du mercure pourrait bien s'avérer aussi être un polluant de l'organisme, justement a cause de ses propriétés d'absorption des métaux lourds.
    De plus les ampoules fluocompact basse consommation sont pleines de vapeur de mercure, éviter donc de vous les casser sous le nez.... intoxication garantie. Les industriels ont bien oublier de nous le dire...lutter contre le réchauffement climatique en prenant le risque d'être intoxiqué au mercure et de se fabriquer un futur Alzheimer... étrange dilem
    Quelques liens:
    http://www.ateliersante.ch/mercure.htm
    http://www.nutranews.org/article.php3?id_rubrique=24&id_article=334
    http://nonaumercuredentaire.free.fr/
    http://www.bioperfection.com/sante/amalgames.htm
    Les ampoules :
    http://fr.ekopedia.org/Ampoule_fluocompacte
    http://www.institutmolinari.org/editos/20070621.htm
    http://www.ec.gc.ca/MERCURY/SM/FR/sm-mcp.cfm
    http://www.lescarnets.net/index.php?2007/06/25/136-attention-aux-lampes-au-mercure
    http://www.utopsie.com/2007/11/02/ampoules-fluocompactes-et-ecologie-il-reste-du-chemin-a-faire/

    peut être une solution
    http://www.usinenouvelle.com/article/des-ampoules-a-economie-d-energie-sans-mercure.79959
    A lire :
    http://www.contaminations-chimiques.info/?2008/01/18/226-a-lire-verites-sur-les-maladies-emergentes-par-francoise-cambayrac
    1. Dentiste : l’amalgame, c’est ce qu’on appelle le plombage. C’est un mélange Hg (50% soit 0,6g) , Ag, Sn, Cu, Zn), donc pas de plomb à qui il n’emprunte que la couleur et la forte densité. Un mélange de mercure et d’un autre métal s’appelle un amalgame. L’amalgame peut être solide ou pâteux, ou liquide. Le dentiste mélange à froid le mercure liquide et les autres métaux. Il les triture. Ca devient progressivement solide. Alors que le mélange est encore pâteux, il le met en bouche, et l’amalgame (le plombage) se solidifie dans la cavité dentaire. Il est stable, ne se transforme pas chimiquement, épouse bien la forme de la cavité, ne se rétracte pas, est stable dans le temps, ne rouille pas...

      En France, 35 t de Hg qui se retrouvent chaque année en bouche (+ 20 t rejetées).En fin de vie, de nombreux patients ont entre 5 et 10 amalgames, voire plus.

    2. **Cosmétiques


      Les produits de blanchiment de la peau contiennent souvent du calomel.

      **Thermomètre et tensiomètre à mercure

    Ils sont interdits à la vente depuis 1998, mais ils sont encore très fréquents chez les particuliers.

      1. **Lampe à basse consommation


    Chacune de ces lampes contient environ 3 mg de mercure.

**Piles

 

En voie de disparition, disparues en France. Chaque Français consomme en moyenne 10 piles par an (600 millions de pile soit 22 000 t).

Qu’est-ce qu’une pile, comme cela produit-il de l’électricité, et pourquoi le mercure intervient-il au sein d’une pile ?

Une pile c’est une boîte dans laquelle on provoque des transformations chimiques dans deux endroit différents.

- Dans le premier endroit, la transformation produit des électrons : Zn -> Zn2+ + 2e

- Dans le second endroit, la transformation a besoins d’électrons pour avoir lieu. Hg2+ + 2e -> Hg.

Entre ces deux endroits, on met une lampe, ou un téléphone portable, ou un magnétophone. La pile force les électrons d’aller d’un endroit à l’autre. S’il y a un utilisateur entre les deux endroits, il en profite et fonctionne, sinon, la transformation chimique ne peut se faire. C’est la pile Wonder, qui, comme toute les piles, ne s’use que si l’on s’en sert.

Et le mercure dans tout ça : Hg est (était) responsable d’une des deux transformation chimique de la pile.

Hg2+ + 2 e -> Hg

L’élément chimique Hg est impliqué dans la transformation d’une poudre noire (l’oxyde de mercure, assimilé par simplification à des ions Hg2+), en mercure liquide. Dans certaines piles boutons, 30% du poids de la pile est du mercure.

Hg était également utilisé pour protéger Zn (pile saline).

 

**Conservateur mercuriel dans les vaccins 

On utilise depuis les années 1930 le thiomersal comme agent conservateur dans les vaccins. En 1998, une étude scientifique proposait que l'injection de vaccins ciblant la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR) puisse-t-être à l'origine du développement d'un syndrome autistique chez huit enfants. En 1999, suite à une enquête de la FDA dans la quantité de mercure dans les aliments, le service de la santé publique américain recommandait la suppression des dérivés de mercure dans les vaccins. L'association de ces deux évènements a provoqué une crainte importante dans les populations, allant jusqu'à la création d'associations anti-mercure. Début 2009 plusieurs études scientifiques sont revenues sur ce sujet, mais aucune ne montre de lien évident entre la présence de thiomersal et l'apparition de trouble neuro-psychologique.[2],[3] 

 

**Le mercurochrome


Le mercurochrome a longtemps été utilisé comme antiseptique. Cependant, des craintes concernant sa toxicité, font qu'on lui préfère des molécules plus récentes. La marque commerciale « Mercurochrome » continue à fabriquer des antiseptiques, mais sans mercure.

 

**Règles et seuils de précaution

  1. On utilise depuis les années 1930 le thiomersal comme agent conservateur dans les vaccins. En 1998, une étude scientifique proposait que l'injection de vaccins ciblant la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR) puisse-t-être à l'origine du développement d'un syndrome autistique chez huit enfants. En 1999, suite à une enquête de la FDA dans la quantité de mercure dans les aliments, le service de la santé publique américain recommandait la suppression des dérivés de mercure dans les vaccins. L'association de ces deux évènements a provoqué une crainte importante dans les populations, allant jusqu'à la création d'associations anti-mercure. Début 2009 plusieurs études scientifiques sont revenues sur ce sujet, mais aucune ne montre de lien évident entre la présence de thiomersal et l'apparition de trouble neuro-psychologique.

    Le mercurochrome a longtemps été utilisé comme antiseptique. Cependant, des craintes concernant sa toxicité, font qu'on lui préfère des molécules plus récentes. La marque commerciale « Mercurochrome » continue à fabriquer des antiseptiques, mais sans mercure.

    Sauf précisions, on parle ici de mercure inorganique. Les valeurs concernant les formes organiques du mercure sont en général inférieures. Les valeurs ne sont données qu'à titre indicatif.

    L'OMS fixe la dose hebdomadaire tolérable provisoire (DHTP) de mercure à 5 µg par kg de poids corporel .

    En France, le ministère du Travail a fixé des valeurs limites moyennes d'exposition VME (sur 8 heures, et en milieu professionnel) de ;

    • 0,10  mg/m3 (exprimé en Hg) pour les composés minéraux du mercure ;
    • 0,05 mg/m3 pour les vapeurs de mercure (car pénétrant facilement la barrière pulmonaire) ;
    • 0,01 mg/m3 pour les formes organiques du mercure (dérivés alkylés), car beaucoup plus toxiques.

    On ne doit pas dépasser une concentration de 0,3 µg/m3 pendant 24 heures consécutives pour l'air ambiant[réf. nécessaire].

    L'eau potable ne doit pas contenir plus de 1 µg/l de mercure[réf. nécessaire].

    Pour l'adulte, les premiers effets - visibles - d'une intoxication au mercure ont lieu à partir de 100 µg/l de sang, avec des symptômes neurologiques à partir de 200 à 500 µg/l.
    La valeur limite pour les travailleurs exposés est généralement fixée à 15 µg/l de sang, 5 µg/l de sang pour la population générale (soit 5 µg/g de créatine pour l'urine)[réf. nécessaire].

    En France, et dans de nombreux pays, les maladies professionnelles dues au mercure sont à déclaration obligatoire. Les travailleurs exposés doivent faire l'objet d'une surveillance spéciale. L'utilisation de cet élément polluant est aujourd'hui proscrite pour presque tous ses anciens usages, et son rejet est contrôlé.
    L'étiquetage fait aussi l'objet d'une réglementation et certains travaux nécessitant de manipuler du mercure sont interdits aux femmes, aux moins de 18 ans et aux salariés intérimaires ou temporaires.

ALTERNATIVES

    1. Traitement

        1.  
          • Produits naturels

      Le traitement se fait avec un chélateur : DMSA, DMPS, EDTA, etc.. Mal pratiqué, il peut s'avérer plus nocif que bénéfique et doit être effectué sous le suivi d'un médecin expérimenté.

      La chlorelle a la réputation d'éliminer les métaux lourds de l'organisme, mais aucune étude scientifique ne l'a encore démontré. Des tests en laboratoire ont montré au contraire que des lots de chlorelle du commerce pouvaient être contaminés par de l'aluminium, de l'étain, du plomb et de l'arsenic.
      L'ail des ours, la coriandre, l'huile de foie de requin, etc. sont également mentionnés, mais là encore aucune étude scientifique ne semble avoir porté sur leur efficacité.


 

  • Diminution de la pollution

Lors du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en février 2009, 140 pays ont donné leur accord pour le lancement de négociations sur un mécanisme de gestion mondiale du mercure. Un instrument juridique contraignant devra être trouvé d'ici 2013.

"La décision, prise par plus de 140 pays, permettra de lever une menace pour la santé de centaines de millions de personnes" explique un communiqué des Nations Unies.

L'accord devra être conclu sur le renforcement de la capacité des pays à stocker le mercure et réduire sa provision en provenance de l'extraction primaire du métal lourd. Des projets de sensibilisation aux risques du mercure devront être mis en place. L'utilisation du mercure dans l'exploitation minière artisanale, dans des produits tels que les thermomètres, les lampes ou encore la production de matières plastiques sera réduite.

Le PNUE encourage les gouvernements, en collaboration avec l'industrie et la société civile, à considérer "des objectifs clairs et ambitieux" pour réduire les niveaux du mercure mondialement, et au long terme éliminé mondialement les produits et des procédés à base de mercure. Ces objectifs pourraient être : Un accord d'élimination du mercure dans les produits et de procédés, comme par exemple la production du matériel médical et du chlore, avec comme objectif d'éliminer complètement les produits à base de mercure d'ici 2020 ; La réduction des émissions provenant de la combustion de charbon, avec les avantages supplémentaires d'une réduction de gaz à effet de serre et l'amélioration de la qualité de l'air locale ; Soutenir des initiatives comme celles de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel qui a pour objectif de réduire de 50% l'utilisation du mercure dans l'extraction artisanale d'ici 2017 en route vers une élimination totale.

  • utiliser moins de mercure
  • recycler les objets contenant du mercure.

 

  1.  
  2. Principe du retraitement
  3. Question : pourquoi ne peut-on pas détruire le mercure, comme on déduit le papier ?

    Réponse avec Lavoisier

    Le mercure est un élément chimique ; c’est un " principe " au sens de Lavoisier. On peut le faire passer d’une combinaison chimique à une autre, mais elle contient toujours du mercure. Alors que le papier, c’est de la cellulose, les éléments chimiques qui le constituent sont le carbone, l’hydrogène et l’oxygène. Brûlé, le papier donne du dioxyde de carbone, dont se nourrissent les plantes, et de l’eau, qui ne pollue pas. (on reparlera du dioxyde de carbone à cause de l’effet de serre).

    Le papier disparaît, mais les élément chimiques qui le constituent ne disparaissent pas.

    Le mercure est un métal, mais également un élément chimique. A ce titre, il ne peut disparaître.

     

  4. Retraitement d’un objet contenant du mercure.

La pile est en fait considéré comme une sorte de minerai (particulièrement riche) comparé à du cinabre. Le retraitement consiste à fabriquer du mercure métal, a partir des composés de l’élément chimique mercure contenu dans la pile, tout comme le traitement du cinabre qui contient un composé de l’élément chimique mercure permet de produire du mercure métal

 

3. Bannir le procédé d'électrolyse à cathode de mercure.

 

En France , le procédé classique pour produire du chlore gazeux (Cl2) à partir du sel (chlorure de sodium) repose sur une électrolyse dans laquelle la cathode est constituée de mercure liquide qui doit s'écouler. Chaque cellule d'électrolyse contient plusieurs tonnes de mercure.

 

Persistant dans l'environnement, le mercure s'accumule dans la chaîne alimentaire et peut aussi se présenter sous forme de particules en suspension dans l'atmosphère. La contamination peut donc se produire par inhalation, par contact et par ingestion d'eau ou d'aliments contaminés.

On comprend que son utilisation à l'échelle industrielle soit réglementée. Il existe des normes donnant un maximum tolérable, en l'occurrence 1.000 nanogrammes par mètre cube d'air selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Lors de mesures effectuées en août 2008, la FNE a repéré un site autour desquels cette limite est largement dépassée. A Jarrie, près de Grenoble (département de l'Isère), la plus forte valeur enregistrée par cette enquête autour de l'usine de la société Arkema était de 20.761 nanogrammes/m3 d'air, vingt fois le maximum autorisé donc. A Harbonnières, dans la Somme, à proximité de la SPCH (Société des produits chimiques d'Harbonnières), la concentration reste inférieure à la norme mais la FNE indique des pics à 1.000 ng/m3.

 

Pour la FNE, il s'agit de donner l'alerte et d'inciter pouvoirs publics et industriels à abandonner le procédé d'électrolyse à cathode de mercure. Ce bannissement est d'ailleurs prévu par l'Union européenne mais la date limite initiale de 2010 a été repoussée à 2019.

 

 

SOURCES:

 

WIKIPEDIA 

FNE

Jean-François Le Maréchal- université de Lyon



13/01/2011 1 Poster un commentaire

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