décroissance

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Manger plus végétarien ne pourrait-ce pas être un beau cadeau à nous faire, à offrir à notre entourage et à la planète ?

L’hindouisme, ou sanātanadharma (Sanskrit devanāgarī: सनातनधर्म - « Loi Éternelle ») , est l'une des plus vieilles religions du monde encore pratiquées . Son origine remonte à la civilisation de l'Indus (Sindhou), première manifestation de la culture indienne apparue aux environs du IIIe millénaire av. J.-C  .

Avec plus de 900 millions de fidèles, l'hindouisme est actuellement la troisième religion la plus répandue dans le monde après le christianisme et l'Islam.

La pratique hindouiste est issue d'une tradition orale très ancienne.
La particularité de l'hindouisme est de n'avoir ni prophètes ni dogmes centraux. Cependant, les hindous croient en l'autorité du Veda, qui, selon la Tradition, furent révélés par Brahmā aux hommes, grâce à la « vision » des Rishis.

L'hindouisme se présente comme un ensemble de concepts philosophiques issus d'une tradition remontant à la protohistoire indienne.

Ahimsâ (la non-violence), le régime végétarien et la vache sacrée  

Hindou en prière face à deux vaches

Ahimsâ est un concept qui recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine et animale, et même végétale (voir les Bishnoï). Ahimsâ est assez souvent traduit par non-violence. En fait, ce terme signifie, dans son sens exact, non-nuisance à l'égard de tous les êtres vivants, ou respect de la vie sous toutes ses formes. Dans un sens positif, ou actif, l'ahimsâ est synonyme de compassion, de générosité. La racine sanskrite est hims (« nuire ») avec le privatif « a ». L'ahimsâ est fondé sur une injonction védique :

« माहिंस्यात सर्व्-भुतानि, mâhimsyât sarva-bhoutâni (qu'on ne nuise à aucun être vivant)  »

Mais le terme ahimsâ apparaît pour la première fois dès les Oupanishads et dans le Raja-Yoga, c'est le premier des cinq yamas, ou vœux éternels, les restrictions indispensables du yoga.

À ce sujet, Bishma dit dans le Mahâbhârata :

«  La viande des animaux est comme la chair de nos propres fils »

La croyance en la réincarnation est fondamentale dans le bouddhisme le jaïnisme et dans l'hindouisme : nous avons été, nous sommes et nous serons (peut-être) tous des animaux au cours de nos innombrables vies.

L'Ahimsâ est la notion philosophique de l'hindouisme (mais aussi du bouddhisme ou du jaïnisme) qui introduit le végétarisme comme idéal dans l'alimentation. D'après certaines estimations, 85 % de la population hindoue  suit un régime végétarien (pas de viandes, de poissons ni d'œufs ; les œufs fécondés sont considérés comme aliments non végétariens, en Inde  ) : surtout dans les communautés orthodoxes de l'Inde du Sud, dans certains États du Nord comme le Gujarat ou du Sud au Karnataka (où l'influence des jaïns est significative). Ce régime alimentaire est principalement fondé sur une nourriture à base de laitages et produits verts. Quelques-uns évitent même l'oignon et l'ail, étant considérés comme ayant des propriétés rajas, c'est-à-dire « passionnelles ». Dans l'Inde traditionnelle, un brahmane n'était rien sans sa vache, car elle lui fournissait l'offrande aux dieux la plus appréciée. Le svadharma (le dharma personnel) des brahmanes inclut le végétarisme, le brahmane étant appelé à mener une vie absolument pure  . L'hindouisme encourage le végétarisme  . La consommation de viande, de poisson (et d'œuf fécondé) n'est pas promue, – seulement tolérée, tolérée dans le cadre du rang que l'hindouisme lui a assigné dès les Védas : inférieur, non respectueux de l'ahimsâ et impur par rapport à un régime végétarien

ici, Haridwar : les alcools et les aliments non-végétariens (viandes, poissons, oeufs) sont totalement prohibés dans cette ville sainte de l'hindouisme (comme dans presque toutes les villes saintes de l'Inde).

Certains brahmanes sont non seulement végétariens, mais végétaliens, c'est-à-dire qu'ils ne consomment aucun produit d'origine animale (lait, etc.).

D'une façon générale, les Oupanishads, déjà (à partir du VIe siècle av. J.-C.), soulignent que les bêtes et les humains sont frères, puisque tous hébergent en eux l'âtman, et de ce fait sont les sanctuaires du Brahman (« Absolu », la plus haute notion de Dieu, dans l'hindouisme). C'est précisément parce que tous les êtres vivants sont le sanctuaire du Brahman qu'il n'y a pas en Inde de temple du Brahman, comme il y a des temples de Vishnou ou de Shiva .

On peut constater que dans la plupart de villes saintes hindoues, il existe une interdiction de tous les aliments non-végétariens et de tous les alcools, et une interdiction légale existe même sur l'abattage de vaches dans presque tous les États de l'Inde. Le cuir d'une vache morte de cause naturelle est cependant acceptable.

La plupart des hindous voit la vache comme le meilleur représentant de la bienveillance de tous les animaux — puisqu’elle est l'animal le plus apprécié pour son lait, elle est révérée comme une mère. La vache est le symbole du pouvoir du brâhmane et de l'Ahimsâ  .

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Le régime végétarien a été prôné par de nombreux courants philosophiques, notamment indiens (hindous, jaïns et bouddhistes, dans le cadre de l'Ahimsâ) et grecs (essentiellement l'orphisme, le pythagorisme, et les disciples d'Empédocle) ainsi que par plusieurs personnalités et mouvements juifs   (esséniens par exemple) et chrétiens et musulman (au sein du soufisme).

Tout au long de son histoire, la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenue par de très nombreuses personnalités, comme Pythagore , Mahavira (et les Tirthankaras), l'empereur indien Ashoka  , Gautama Bouddha  Théophraste   Porphyre de Tyr   , Apollonius de Tyane   , Plutarque , Ovide  , le prophète Mani  , Adi Shankara, l'empereur chinois Wudi  , l'empereur japonais Tenmu  Aung San Suu Kyi , Kabîr, le Mahatma Gandhi  (avec une tendance nette au végétalisme ), Rabîndranâth Tagore  , Albert Einstein  , Léonard de Vinci , Guru Nanak , Jambeshwar Bhagavan, Léon Tolstoï, David Hartley , Amos Bronson Alcott  , John Harvey Kellogg, Percy Shelley , Swaminarayan, Franz Kafka , George Bernard Shaw, Isaac Bashevis Singer , Shmuel Yosef Agnon  , Alphonse de Lamartine , Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre , Elisée Reclus, Maurice Maeterlinck , Percy Grainger, A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada  ou Marguerite Yourcenar .

Aujourd'hui, alors que la consommation de viande a quintuplé depuis 1950 au sein de l'humanité pratiquant la zoophagie , le végétarisme connaît un nouvel essor dans les pays industrialisés , pour des raisons d'ordre éthique et écologique

 

Le végétarisme est une pratique peu courante en France avec une estimation d'un million de personnes , soit environ un peu moins de 2 % de la population française ; en Europe, l'Allemagne et l'Italie sont les pays qui regroupent le plus de végétariens, avec respectivement 8   et 6 millions d'individus  . Les États-Unis en comptent 25 millions  . Pour ce qui est de l'Occident, c'est Israël qui a le pourcentage le plus élevé de végétariens, avec 8,5 % de sa population  .

L'Inde est le pays où le végétarisme est le plus pratiqué au monde (le végétarisme indien excluant les œufs), avec un taux d'environ 40 % de la population.  , soit 450 millions de personnes  : c'est l'Etat du Gujarat qui possède le plus haut pourcentage de végétariens en Inde , avec 80 % de la population , soit plus de 40 millions de personnes.

Il existe dans le monde des villes strictement végétariennes de par la loi (prohibant la vente/consommation de viande et la présence d'abattoirs sur leur sol et leur périphérie), la plupart se trouvant en Inde, et qui sont des villes-saintes de l'hindouisme ou du jaïnisme : Pushkar, Haridwar, Rishikesh , Ayodhya  , Palitana par exemple.

Bodh-Gaya, ville sainte du bouddhisme, à la demande des moines bouddhistes, pourrait devenir aussi une zone strictement végétarienne d'un point de vue juridique.

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Être ou ne pas être végétarien ?

Chacun a sa propre opinion quant à savoir si oui ou non consommer des produits animaux et cette opinion doit être respectée. Il s’agit d’une première étape pour comprendre que consommer des produits animaux, n’est pas seulement une option, mais aussi une nécessité pour la survie et l’évolution de l’espèce humaine.

En comprenant l’importance de respecter les opinions d’autrui, la deuxième étape consiste à ouvrir les yeux, les oreilles et l’esprit, afin de comprendre les raisons pour lesquelles une option végétarienne et, par conséquence les raisons pourquoi on change ou non notre esprit : être conscient des conséquences d’acheter un steak..

  • végétarien et faim dans le monde

6 kg de céréales sont nécessaires à la production d'un seul kg de viande (cf. Mark Gold et Jonathon Porritt, « The Global Benefits of Eating Less Meat » 2004, p. 22.) 

Combien de personnes nourrit-on avec 1 kg de viande et pendant combien de temps ?Combien de personnes nourrit-on avec 16 kg de céréales et pendant combien de temps ?Imaginons 5 steaks de 200 grammes et 16 boites de riz d'un kg chacune..

On n’a jamais compté autant de personnes qui sont touchées par la famine. Elles sont plus d’un milliard aujourd’hui. En même temps, la consommation de viande explose. En France, elle se maintient à environ 95 kg par an et par habitant (poids des carcasses). Dans le monde, en revanche, cette consommation explose. Les classes moyennes des pays émergents (en Chine, cela représente quelque 200 millions de personnes) se mettent à en consommer. Cela pèse lourdement sur les équilibres agricoles. Quand on sait qu’il faut  de 7 à 10 kilos de protéines végétales pour faire un kilo de protéine animale, se pose la question de où trouve-t-on ces végétaux pour nourrir les cheptels. Personne ne peut répondre à cette question aujourd’hui. Il faudra choisir entre nourrir les hommes ou les animaux… L’animal domestique industrialisé a un rendement énergétique déplorable. En clair, il faut de très grosses quantités de céréales, produites ici ou importées, pour nourrir notre cheptel. Or, dans certains pays dits émergents – l’Inde, et surtout la Chine -, des centaines de millions de personnes disposent désormais des moyens économiques de consommer de la viande. La demande explose, mais les terres agricoles qui permettraient de nourrir un cheptel lui aussi en pleine explosion, n’existent pas. Alors, comment nourrira-t-on 9 milliards d’humains en 2050 ? Avec de la viande ? C’est impossible.

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Pourquoi encore aujourd’hui 840 millions de personnes meurent de faim, alors que nous produisons assez de nourriture pour alimenter 12 milliards d’être humains et que nous ne sommes que 6 milliards ?

Parce que nous utilisons beaucoup trop de terres agricoles pour cultiver des céréales qui nourrissent le bétail, qui finira en morceau de viande sur nos étals, à défaut de cultiver pour une alimentation humaine. Comme l'atteste un récent rapport de Compassion in World Farming, « les cultures qui pourraient être utilisées pour nourrir les affamés sont utilisés à la place pour engraisser les animaux élevés pour produire de la nourriture. » Si nous n'inversons pas la tendance, de part notre consommation de viande, la famine continuera à torturer et à tuer des centaines de millions de personnes à travers le monde.

En achetant trop de viande, nous entretenons ce cycle de production inacceptable face à la famine dans le monde.

 

  • Végétarien et Environnement


Un sujet très discuté, mais pas encore conscient de l’importance de préserver de l’environnement, puisque l’homme continue de croire que manger des animaux c’est normal sous prétexte que c’est comme ça depuis toujours. Nous ne devons pas le croire, surtout parce que les modifications génétiques sont des créations monstrueuses et la consommation mondiale de viande en constante augmentation..

Par exemple au Brésil : La population actuelle de poulets d’élevages dépasse les 18 milliards d’individus. En Amazonie, les bovins sont 35 millions et les porcs 45 millions pour une population de 6 millions de personnes.

Il est important de se rappeler que chaque porc produit 6-8 fois plus de déchets que les humains, qui pour la plupart sont déversés dans les rivières, les lacs ou les sols, causant de graves dommages aux ressources en eau. Il n’y a que quelques éleveurs qui utilisent des chambres de traitement des déchets. A Santa Catarina, 90% des rivières sont déjà pollués, et pas seulement des déchets polluants, mais les produits agricoles tels que les acaricides et les pesticides polluent aussi l’eau et l’environnement.

En ce qui concerne les réserves d’eaux potables brésiliennes, elles sont polluées et moins abondantes. Nous considérons que pour chaque livre de viande produite, il faut 15.000 litres d’eau et si une personne consomme 200 grammes de viande, elle consomme indirectement 3000 litres d’eau alors que pour un kilo de céréales produites le besoin est nettement moindre.

Un autre facteur écologique est directement liés à la consommation de viande, c’est l’avancement de la frontière agricole en Amazonie. Les chercheurs et les scientifiques du monde entier savent que la biodiversité brésilienne recèle les diverses substances actives et les meilleurs médicaments pour plusieurs maladies, sans parler de la richesse de la faune et la flore.

La plus grande menace pour ce monde c’est l’inestimable trésor brûlé des forêts pour faire place à l’élevage du bétail et la plantation de soja. Les grandes plantations de soja en Amazonie sont des sociétés étrangères où toute la production est orientée pour nourrir les animaux d’élevages

Pour nourrir les animaux, en France par exemple, on importe des milliers de tonnes de soja transgénique d’Amérique Latine.  Chaque Français a « besoin » de 659 m2 de soja transgénique planté en Amérique tropicale pour satisfaire nos besoins colossaux en viande. Au Paraguay, en Argentine ou au Brésil, des surfaces géantes sont dédiées à cette culture, bouleversant les paysages. Cela a bien sûr des conséquences en chaîne. Ces terres appartiennent à des grosses sociétés internationales ou à des proches des régimes en place. Ces zones de soja ont détruit les élevages traditionnels qui se tournent vers la forêt tropical . Bref, à cause de notre consommation, on détruit de la forêt, de la biodiversité.

L’Amazonie perd chaque minute, une zone de la taille d’un terrain de football (environ un hectare) pour donner naissance à un pâturage où la production totale de viande est équivalente à une caisse avec 257 hamburgers.

Si nous observons l’émission de gaz nocifs la couche d’ozone, nous ne pouvons pas penser dans les gaz libérés par la combustion et l’utilisation des combustibles. Le méthane, même avec une demi-vie courte, est très dommageable pour la couche d’ozone, où 37% du gaz produit par les activités humaines provient principalement de l’appareil digestif des ruminants, comme celui du bétail.

l’élevage représente à lui seul 18 % des émissions de gaz à effet de serre dues à l’homme. Soit plus que la totalité des transports : voitures, avions et bateaux. Le meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique serait de diminuer de moitié notre consommation de viande. Et le plus tôt possible !


Compte tenu de tous ces problèmes causés par le désir de manger de la viande et que la viande est si bon marché ! Pourquoi le Brésil investit tellement dans ce domaine ?

Il suffit de regarder notre passé et on se rendra vite compte que rien n’a changé, nous ne serons pas les fournisseurs de produits primaires. Les pays riches achètent ici, et beaucoup, parce que leur production de viande ne dispose pas de suffisamment d’espace et d’eau pour leurs élevages. Au lieu de cela, ces pays investissent dans la préservation et à la reconstruction de la faune et la flore de leur territoire.

Lorsque nous exportons ces animaux comme viande de boucherie, nous avons oublié d’ajouter la valeur de nos forêts brûlées, celle de la destruction de notre faune, et l’eau de nos montagnes qui vendue avec la viande.

 

La Bretagne est l’exemple parfait d’une folie. Dans ce pays à l’époque pauvre, enclavé, de bocage où existait une réelle misère, l’Etat, dans les années60, a lancé une véritable révolution agricole. On a lancé une politique d’élevage industriel massive avec ces corollaires (changement des paysages, des productions, pesticides….). On est passé à l’élevage hors-sol avec ses conséquences (engrais, importations de soja). Le miracle s’est transformé en quasi krach écologique. L’eau n’est pratiquement plus consommable en raison de la présence des nitrates dus au lisier et aux engrais. Le lisier on ne sait plus quoi en faire. Il faut le faire disparaître. On constate aujourd’hui l’ampleur des dégâts avec les algues vertes sur le littoral. En faisant de la Bretagne une gigantesque usine à lait et à viande, on a créé des problèmes de pollution qui sont, pour l’heure, hors de contrôle. Des centaines de millions d’euros d’argent public ont été dépensés, en vain, pour limiter la pollution des eaux. Les marées vertes ne pourront disparaître sans changement du système agricole.

Avec 37.600 exploitations en 2008, les Bretons fournissent 56% des porcs français, 34% des poulets, 40% des dindes et 20% du lait. L'agriculture emploie directement environ 6% des actifs et à travers l'agro-alimentaire génère indirectement 30 à 40% des emplois de la région, relève Jean Ollivro, universitaire.

Cette agriculture marquée par une très forte concentration géographique des élevages a eu un coût environnemental, même si de gros efforts ont ensuite été faits: la pollution des cours d'eau vaut à la France des menaces de très fortes amendes de l'Union européenne; chaque été, les algues vertes envahissent les baies peu profondes.

Fin juillet, la mort d'un cheval sur une plage engluée par les algues vertes, puis le décès suspect d'un transporteur, ont brutalement accéléré la prise de conscience sur leur dangerosité lorsqu'elles se décomposent en dégageant de l'hydrogène sulfuré.

"Les agriculteurs ont fait des efforts énormes mais on voit bien qu'ils sont insuffisants pour enrayer un certain nombre de déséquilibres écologiques", souligne Gilles Huet, d'Eau et Rivières de Bretagne.

Un point fait l'unanimité: même si les pollutions agricoles étaient stoppées, il faudrait des années pour retrouver un équilibre naturel.

  • Végétarien ou cruauté envers les animaux


Jusqu’ici, nous avons seulement parlé de la survie et de la préservation de l’humanité, et non constaté la façon dont est traité le bétail.

Pour ceux qui travaillent dans les élevages, telles que les vétérinaires et les agronomes, les choses sont présentées de manière plus ouverte, parce que ces professionnels reçoivent l’enseignement suivant : "Contrairement aux chiens et aux chats, les animaux sont des biens de consommation, de l’argent, alors s’ils doivent recevoir des soins ce n’est pas la peine d’en parler : c’est de l’argent. "Pour la population générale, les entreprises qui vendent des produits d’origine animale ne montrent que des images de poulets, de bovins et de porcins toujours joyeux et en bonne santé.

Aussi, en ce qui concerne les oiseaux, des centaines d’œufs sont placés dans des grandes serres, les poussins qui naissent sont tous soumis à un bain de formaldéhyde : une première sélection qui séparent ceux qui sont déjà morts, malades ou handicapées ; ils seront utilisés pour la fabrication d’aliments pour animaux . Les survivants sont souvent mis dans des granges où ils souffrent d’un processus qui consiste à retirer de la pointe du bec pour éviter le cannibalisme entre eux, une attitude pas naturel qui se produit à cause du stress dans les fermes. La hiérarchie empêche également le choix des aliments proposés aux oiseaux, et cela augmente la cruauté de ces animaux. Les oiseaux ciblés destinés à l’abattage, avec environ 45 jours, sont envoyés à l’abattoir, où ils sont suspendus la tête en bas et ont vaisseaux du cou rompu après l’étourdissement électrique. Si les poules ne sont pas destinées à l’engraissement et l’abattage, elles sont utilisées pour la production d’œufs. Elles passent le reste de leur vie enfermées dans des cages à peine plus grande que leur propre taille, avec une boite à manger et une à pondre leurs œufs . Là elles subissent la lumière 18 à 20 heures par jour : pour nourrir les humains il faut de plus en plus de boites d’oeufs.

Quand aux bovins, dès qu’ils sont nés, ils sont très bien soignés, parce que c’est une période délicate de leur vie. Quand ils sont plus âgés, ils subissent la le marquage au fer brulant, l’écornage ou mochação (ablation des cornes qui touche et brûle la cornée) et la castration des mâles, où souvent la quantité d’anesthésique n’est pas suffisant, voire inexistant. L’abattage de ces animaux commence avec l’eau rapide : l’animal est enfermé et ne reçoit pas de nourriture pendant 24 heures, que de l’eau. Cela se fait avec l’intention de ne pas avoir beaucoup contenu gastro-intestinal au moment de l’éviscération (enlèvement des viscères de la cavité abdominale de l’animal). Dans un couloir appelé seringue, les animaux sont envoyés en ligne pour le moment de l’abattage lui-même, où ils sont étourdis par un coup sur le front du crâne. Aujourd’hui, sont utilisés des appareils pneumatiques de sorte qu’aucunes erreurs ne se produisent au moment de ce coup. En trente secondes, les animaux sont suspendus la tête en bas et les vaisseaux du cou et le cœur sont ouverts avec un couteau inséré dans le col pour provoquer l’hémorragie, l’animal finit par mourir.

Il convient de noter que l’animal doit être vivant et dans un état de panique jusqu’au moment de sa saignée, car son pouls est rapide et une vasoconstriction périphérique facilitent un saignement rapide à la base d’une viande de bonne qualité.



Les porcs sont accouchés dans un lieu plus rustique. Dans les trois premiers jours de leur vie, la queue est coupée ainsi que leurs canines pour éviter le cannibalisme et, en même temps ils sont castrés. Il est à noter qu’à aucun moment on utilise des médicaments anesthésiques.

Ils sont élevés dans des enclos de ciment jusqu’à la fin de leur vie, et pour l’abattage ils sont étourdis par électrochocs. Le saignement est similaire à celui de la viande bovine. Tout ce processus est très cruel, mais ce qui bouge, c’est de savoir que quelques instants avant l’étourdissement tous ces animaux perçoivent quelque chose, ils commencent à montrer des signes de peur et d’angoisse, comme : mydriase (pupilles dilatées), une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une tachypnée (augmentation du rythme respiratoire), une vasoconstriction périphérique (rétrécissement des vaisseaux sanguins dans la périphérie du corps) et la libération de nombreuses substances telles que l’adrénaline.

On ne peut nier la souffrance de ces animaux, et pas seulement lors de l’abattage, mais tout au long de sa vie. Quel crime ont commis ces animaux ?


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La dentition chez les humains et les animaux

Si vous n’étiez dotés de canine, seriez-vous carnivores par nature ? La question des dents est très simple à expliquer : les chevaux, les hippopotames, gorilles et autres herbivores ont canines très larges et bien développées, et pourtant ils ne mangent que des végétaux. Suivant ce raisonnement on regarde les dents d’un animal carnivore : petite, forte incisives, canines et molaires grandes, pointues et des dentelures tranchantes. Déjà un herbivore les incisives sont grandes et carrées , les canines (et quand il n’y a pas de défense) de presque la même taille que les autres dents, et molaires plates pour broyer les semences, les fruits et les feuilles. Maintenant, si nous jetons un coup d’oeil dans un miroir, que voyons-nous ? En ce qui concerne nos ancêtres considérés comme « naturellement » carnivores, il est une caractéristique physique hérité de nos ancêtres qui ne nie pas notre véritable origine végétarienne, en annexe, une petite pochette que aujourd’hui n’a pas de fonction, qui pointe à la dévolution d’une partie de notre système digestif, certains herbivores ont bien développé, appelé le caecum. Elle sert de chambre de fermentation qui pendant des milliers d’années, nous a permis d’obtenir des éléments nutritifs essentiels.



Considérons maintenant l’homme des cavernes. Un peuple sans restrictions culturelles ou religieuses alimentaires, qui se nourrit de toutes sortes de sources d’énergie, à partir de feuilles et de petits invertébrés. Au milieu de tant de dangers tels que les prédateurs des grands animaux, pourquoi ces gens ont risqué leur vie pour chasser d’autres animaux ? Ils ont risqué leur vie pour la même raison que certains hommes cours des risques aujourd’hui : leur statut social. Porter sur son dos un cadavre d’animal, beaucoup plus grand que lui-même, c’était un symbole d’honneur et de respect. Manger de la viande était juste un moment pour apprécier le trophée ".


Il peut sembler étrange, mais pensez que sur des peintures faites par les peuples primitifs : à aucun moment nous avons vu des femmes faire cuire un jambon, ou utiliser un animal pour nourriture, mais un signe puissant témoignant d’un fait qui a une réelle valeur pour la population, c’est à dire le temps de la chasse. Mais s’il reste un doute quant à notre vraie nature, fermez les yeux et imaginez un animal qui vient de mourir, couché à vos pieds, vous arracher la peau et, avec vos mains ensanglantées, vous prenez un morceau de viande crue et vous mordez dans le muscle est encore chaud. Maintenant, imaginez une mandarine grande et savoureuse, avec vos mains, vous épluchez les fruits et prenez un juteux quartier, mettez le dans votre bouche et mâchez-le avec soin pour ne pas manquer une seule goutte, car il est très doux : c’est alléchant n’est-ce pas ?

 

  L'homme, l'anatomie comparée le prouve sans conteste, est un être frugivore, par la constitution de son tube digestif, de ses dents et de ses mains. Son instinct l' affirme sans réplique. Jamais la vue d'un animal vivant et encore moins d'un cadavre ne met l'appétit en éveil. Jamais il ne vient à l'idée des enfants, d'aller voler de la viande à l'étal d'un boucher ; mais quel entrain pour aller à la maraude des fruits !

Il a fallu inventer la cuisine pour masquer le goût nauséeux des cadavres et les faire accepter au palais, grâce à l' arôme des graisses rissolées et des condiments végétaux.

Enfin, le sentiment lui-même s'oppose au régime carné. Combien de gens, en effet, continueraient à manger de la viande, s'il leur fallait massacrer eux-mêmes, les animaux dont ils se nourrissent ? La viande de porc (jambon, charcuterie, lard, saindoux, pâtés, etc.) et le gibier sont des aliments très malsains qu'il convient de supprimer d' emblée et définitivement.

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L'AVIS DE LA MEDECINE.


Qui peut croire qu’une viande farcie d’hormones, d’antibiotiques, de tranquillisants, de stimulateurs d’appétit peut être bonne pour notre santé. Comme il est de plus en plus clair qu’il y a danger, les intérêts industriels mis en cause se défendent à l’aide d’un lobby très puissant


Il n'y a qu'un régime sain au monde, c'est le régime traditionnel de la solide race de nos paysans l'autrefois, c'est-à-dire le régime simple, sobre, naturel, aussi peu carné qu'il est possible.

Il est rationnel, en effet, de manger des mets simples, naturels, récoltés dans son voisinage immédiat, de les accommoder sans raffinements culinaires, de considérer la viande comme un condiment plus que comme un aliment, et de sortir de table en restant un peu sur son appétit.


Quand on tient à la pureté de son état humoral et à l' équilibre de son caractère, il est même sage de s' abstenir d' aliments carnés et de boissons fermentées. C'est pourquoi on ne saurait trop répéter que : plus on mange, moins on a de forces ; plus on mange, plus on s'use et plus on s'empoisonne. L'alcool, l'abus de la viande et du sucre industriel constituent, en effet, les vices principaux de l'alimentation moderne .

L'alcool ravage les viscères et rend fou, tuberculeux ou cancéreux. L'excès de sucre surmène le foie, acidifie et congestionne l'organisme.

La viande est un aliment de fatigue, d'intoxication et de déviation mentale. Elle épuise par surexcitation ; elle infecte les voies digestives et les émonctoires par les toxines cadavériques et les poisons qu'elle renferme (entérite, appendicite, albuminurie, etc.) et par les irritations nerveuses qu'elle produit.

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Dr. CARTON : "Le décalogue de la santé."


L'anatomie comparée a été fondée, comme on le sait, par un savant français, Cuvier, qui, grâce à elle, était capable, au moyen d'un morceau d'os infime, de reconstituer tout l'organisme de l'animal auquel il appartenait.

Or Cuvier, dont l' autorité est suprême en la matière, a déclaré :

"L'homme, au point de vue de l'alimentation, appartenait à la famille des frugivores." L'anatomie comparée nous enseigne que l'homme ressemble aux animaux frugivores en tous points, et aux animaux carnivores en rien..."

L'estomac humain est beaucoup moins volumineux et beaucoup moins fortement musclé que celui des carnivores. Ce détail a une grande importance, car l'estomac est par excellence le lieu de digestion des viandes. La forte musculature des estomacs des carnivores leur permet de broyer en quelque sorte les morceaux de chair qui y parviennent afin d'assurer leur dissolution dans l'acide chlorhydrique du suc gastrique.

Au contraire, l'estomac humain est plutôt un lieu d'attente où les rares albumines que doit contenir la ration alimentaire humaine seront digérées pendant que se continuera l' action si importante de la ptyaline, ferment soluble de notre salive, sur les amidons qu'elle dextrinise. Enfin la longueur de nos intestins nous fournirait une autre preuve du bien-fondé de la déclaration formelle de Cuvier, si cela était nécessaire.

Il a écrit de gros traités sur les affections engendrées chez l'homme par la consommation de la viande. Les limites de cet ouvrage nous interdisent d'entrer dans les détails qu'un pareil sujet comporterait. Nous ne pouvons que donner des indications générales.

La viande engendre dans l'intestin une putréfaction considérable avec prolifération microbienne intense. Les selles sont toxiques et irritent la muqueuse de l'intestin, causant l'entérite et l'entérocolite, maladies inconnues chez les peuples qui ne mangent pas de viande.

Cette infection du contenu de l'intestin par la viande est cause de la plupart des cas d'appendicite. Pendant la guerre, cette maladie si fréquente en Allemagne, y a diminué de plus des 9/10, à partir du moment où le blocus a fait disparaître la viande des tables de la population allemande.

L'alimentation carnée fatigue le foie qu'elle surmène et conduit à la sclérose. Ceci est extrêmement grave, car le foie est la principale défense de l'organisme contre les intoxications de toutes sortes qui le menacent sans cesse, et la sclérose, c'est à dire le durcissement, le vieillissement précoce de ses cellules, le rend impropre à remplir ses fonctions.

Dans tous les pays habités par deux races ayant des habitudes alimentaires différentes, on remarque que la race carnivore est sujette au cancer, tandis que la race végétarienne pourtant soumise aux mêmes conditions climatiques en est à peu près indemne.

Ceci a été observé aux Indes sur les Musulmans carnivores et les Hindous végétariens : en Egypte, chez les Coptes des villes, carnivores, et chez les fellah des campagnes, végétariens, et même en Irlande, où les habitants du Sud et de l'Ouest suivent un régime à peu près complètement végétarien, sont presque exempts de cancers, tandis que les habitants de l'Ulster, pratiquant la même alimentation que les anglais, ont la même proportion élevée de cancer. Si l'on ne connaît pas encore la cause du cancer, il y a cependant là une indication probante qu'il faut retenir.

Dès qu'un homme abandonne l'usage des aliments-poisons, la viande et l'alcool, qui ravagent son organisme, pour se nourrir scientifiquement ou pour mieux dire, naturellement; il voit disparaître peu à peu les misères physiologiques dont il souffrait, ses tares et ses maladies s'atténuer, et son aptitude au travail et au bonheur s'accroître considérablement.

Dans le domaine de la production intellectuelle et de la pensée comme dans celui des sports, les végétariens ont toujours compté dans leurs rangs des hommes ayant atteint au plus haut degré de vigueur et de noblesse.

Dans l'antiquité, Pythagore, le père des mathématiques et de la méthode scientifique; Platon, Epictète, Sénèque, Epicure

lui-même, Porphyre, dans les temps modernes, Gassendi, Huquet, Pascal, et tout Port-Royal, Leibniz, Spinoza, Voltaire, Rousseau, ont été les protagonistes et les Apôtres du régime innocent, du régime sans viande.

Enfin, de nos jours, après Lamartine et Michelet, Elisée Reclus, Tolstoï, Bernard Shaw, Carpenter, Galiéni et Clémenceau ont prouvé que le végétarisme était compatible avec la plus grande activité intellectuelle.

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J.C DEMARQUETTE . "Méthode de régénération individuelle et de progrès social."

Il va sans dire que lorsqu'on est arrivé, par une cure de jeûne bien conduite et suffisamment prolongée, à décrasser, puis à rétablir le fonctionnement physiolo-gique normal des organes d'un malade, il est de toute nécessité que celui-ci prenne la décision ferme de suivre un régime sain et rationnel, qu'il ne retombe pas aussitôt dans ses anciennes erreurs alimentaires, ou encore qu'il ne redevienne pas l'escIave de ses mauvaises habitudes antérieures ; si tel n'est pas le cas, le patient peut être assuré de voir reparaître bientôt les mêmes symptômes morbides qui deviennent aussi pénibles au fur et à mesure que progressera l'intoxication.

Comme on aura déjà pu s'en rendre compte par ce qui précède, nos sympathies vont au régime végétarien, qui nous semble le plus adéquat à notre nature et le plus propre à assurer un parfait équilibre de la santé ; ajoutons toutefois que nous ne sommes nullement un fanatique de la méthode ; nous admettons parfaitement, en partant du point de vue hygiénique pur, que l'on peut faire, de temps en temps, des repas où figure de la viande, sans pour cela que l'organisme en souffre trop, mais nous devons reconnaître que la viande n'a pas l'utilité alimentaire que le public lui accorde généralement, et qu'elle est le plus souvent superflue, sinon nuisible.

Toutes les observations, et elles sont innombrables, démontrent au contraire que les abstinents, les végétariens et surtout les fruitariens sont les seuls individus capables de fournir le maximum de travail effectif en un temps donné ; ce sont eux aussi qui sont les plus endurants.

Si, de l'homme, nous passons au règne animal, nous voyons la même chose : la force physique du boeuf ou de l'éléphant, animaux exclu-sivement végétariens, ne le cède en rien à celle du tigre ou du lion, dont l'énergie est de nature explosive, mais de très courte durée ; les carnassiers sont en effet incapables de soutenir un effort intense et soutenu.

Or voici ce que de nombreuses expériences et les faits journaliers enseignent à ceux qui veulent étudier la question sans idée préconçue : Les performances athlétiques les meilleures ont été accomplies par des végétariens et des abstinents ; les peuples les plus vigoureux et les plus endurants, ceux qui sont les plus aptes au travail physique intensif, sont justement ceux dont l'alimentation consiste principalement en fruits et en légumes.

Lefèvre cite le cas des ouvriers du port de Shanghaï, alimentés de riz, qui transportent à deux sur leurs robustes épaules des tonneaux de 200 à 300 kilogrammes, suspendus à une tige de bambou.

Nous avons trouvé dans l'ouvrage du Dr G. Durville un autre exemple tout aussi démonstratif de la force des végétariens : il rapporte que les Hindous pattamars, porteurs de dépêches, qui s'alimentent exclusivement avec du riz, parcourent chaque jour vingt lieues en moyenne et cela durant des semaines, sans en éprouver de fatigue. Il cite aussi le cas bien connu des cultivateurs russes qui vivent sobrement de légumes, de pain noir, de kacha (gruau de sarrasin). de lait et d'ail, et qui sont cependant capables de fournir un travail soutenu de seize à dix-huit heures par jour.

Dans son livre:"Le magnétisme qui guérit", le Dr Mollet relate des faits bien convaincants à ce point de vue: "Les soldats boliviens, dit-il, ne se nourrissent que de maïs, de cacao et d'eau ; il leur arrive de faire des marches de 40 kilomètres avec bagages. Les porteurs de Smyrne, nourris de pain noir, de fruits et de légumes, portent sur leurs épaules des charges dépassant parfois 200 kilo- grammes."

Lefèvre cite aussi les observations du Dr Cappel-Brook qui rapporte que les paysans norvégiens, se nourrissant à peu près exclusivement de légumes et de farineux, parcourent sans aucune peine des étapes de trois à quatre lieues, et cela au pas de course à côté des voitures de touristes qu'ils conduisent ainsi.

Les ouvriers et les bateliers égyptiens vivent presque uniquement de melons, de fruits, d'oignons, de fèves, de lentilles, de dattes ou de maïs ; ils sont doués cependant, grâce à ce régime, d'une force et d' une endurance toutes particulières.

Darwin raconte qu'il fut très surpris de constater l'énergie musculaire prodigieuse des mineurs du Chili, qui sont pourtant des végétariens stricts ; voici en quoi consistait leur régime : le matin, une ration de figues et de pain, à midi un plat de fèves cuites et le soir du blé rôti sur une plaque de fer. La force de ces hommes était telle qu'ils pouvaient porter des blocs de minerai pesant environ cent kilogrammes, et qu'ils remon-taient jusqu'à douze fois par jour une échelle verticale de 70 mètres avec cette charge sur leurs épaules, performance que n'accomplirait sûrement aucun ouvrier moderne, adonné à la viande et à l'alcool, substances prétendues fortifiantes.

Pour ce qui est des exploits sportifs, les meilleurs résultats ont presque toujours été obtenus par des végétariens et surtout par des fruitariens.

Les partisans du régime carné lui reconnaissent encore la propriété d'être un excellent stimulant du travail cérébral, mais cette affirmation est aussi fausse que la précédente et ne soutient pas un examen sérieux. Il est un fait d'observation générale que la puissance de production intellectuelle est beaucoup plus grande chez les végétariens.

Pour se rendre compte exactement de ce que sont les fermentations intestinales lorsqu'on se nourrit de viande, nous conseillons à chacun de faire la petite expérience suivante : elle consiste à examiner la nature et surtout l'odeur des selles pendant le régime carné et après quelques semaines de régime végéta- rien ; à moins d'être totalement dépourvu d'odorat, cette simple expérience ne peut manquer d'être tout à fait convaincante.

Nous avons eu comme patient un jeune professeur, licencié ès lettres, qui, ayant fait sur lui-même une bonne étude de l'état général produit par les deux régimes, les a résumés à notre intention :

Durant la première période de régime carné il souffrait d'insuffisance stomacale :

L'estomac était dilaté et distendu : immédiatement après les repas, il ressentait des lourdeurs et du ballonnement; trois ou quatre heures après le dîner cette fatigue générale n'était pas encore dissipée, rendant très pénible tout travail musculaire ou cérébral ; le moindre refroidissement était suivi d'un rhume avec état fébrile.

Quant au domaine sensuel, il note un état d'éréthisme et d'exci-tabilité désagréable avec " inca-pacité relative de dominer les instincts et les désirs". Pour ce qui est du travail cérébral, retenons une improductivité de l'esprit, par association d'idées insuffisantes et par manque d'attention ; enfin, au point de vue psychique, c'était l'instabilité :

" des élans intérieurs infructueux suivis d'un abattement profond, une impressionnabilité excessive, une inquiétude nerveuse continuelle, des rêveries de grandeur sans but effectif ", tel était le bilan de son régime carné.

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Végétarien et nécessité
• Pouvons-nous vivre sans protéines de viande ?
• Quels sont les nutriments qui se trouvent exclusivement dans la chair ?
• Quels sont les avantages et les inconvénients du végétarisme ?

Mais commençons par comprendre ce que le végétarisme est et quels sont ses différents régimes. Le végétalien ou végétarien total se compose d’une base de légumes-fruits, les légumes, les légumineuses (haricots et pois secs), céréales, graines et noix . Un régime lacto-végétarien comprend légumes, fromages et autres produits laitiers. Le régime végétarien (ou lacto-oeuvogetarien) en plus de produits laitiers, comprend aussi les œufs. Les semi-végétariens ne mangent pas de viande rouge, mais le poulet et le poisson avec des aliments d’origine végétale, les produits laitiers et les œufs.

C’est une grosse erreur de penser que les plantes n’ont pas suffisamment de protéines pour répondre aux besoins humains. D’autres nutriments comme le fer, le calcium et la quasi-totalité des vitamines peuvent être trouvés dans les légumes. Fèves, les épinards, la levure et des fruits secs contiennent une quantité de fer qui, lorsqu’ils sont consommés fréquemment, peut fournir les besoins quotidiens

Il est un composant des produits d’origine animale qui ne se trouve pas dans d’autres aliments, la vitamine B-12 ou cobalamine. Le cobalamine est synthétisée par les bactéries. les animaux herbivores ont leur propre source de bactéries dans les chambres digestif comme le rumen (bétail) et le caecum (chevaux). Le manque de cette vitamine est responsable de maladies du sang et des nerfs, causant l’irritation, de dépression et d’amnésie. En cas de grossesse, la carence de la cobalamine affecter la formation du système nerveux du fœtus. Il est essentiel que tous les végétariens chercher d’autres sources de vitamine B-12 toujours sous direction médicale. Qui pourrait être un complément, les aliments enrichis, les produits laitiers ou les œufs pour atteindre un apport suffisant de vitamine B-12 : Le blé germé frais associé à des lentilles germées fraiches. Rappelez-vous qu’une consommation occasionnelle de fromage, le lait et les oeufs ne compensent pas les besoins de la cobalamine

Lorsque nous avons un régime végétarien, des carences nutritionnelles pourraient se produire ou bien un excès de calories.

Des études montrent qu’un régime végétarien contribue à prévenir les maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète et certaines formes de cancer.



L'American Dietetic Association et des Diététistes du Canada au sujet de l’alimentation végétarienne, après plus de 250 études servant de référence aujourd’hui, conclut que “Il a été montré que l’alimentation végétarienne, menée d’une façon appropriée, est bonne pour la santé, adéquate d’un point de vue nutritionnel et bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies.” (Ann Mangels, Virginia Messina, and Vesanto Melina, "Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada : Vegetarian Diets," Journal of the American Dietetic Association, Jun. 2003, pp. 748-65)
Une alimentation végétarienne bien équilibrée permet de se maintenir en bonne santé et réduit les risques très répandus dans notre société : maladies cardiovasculaires, cancers et accidents vasculaires cérébraux. L’association américaine de diététique indique que « les végétariens sont moins sujets aux problèmes cardiovasculaires, ont des taux plus bas en cholestérol, ont moins de problèmes d’hypertension, de diabète, et de cancers de la prostate et du colon » et que les végétariens sont moins sujets aux problème d’obésité.
Une alimentation végétarienne bien équilibrée fournit tous les nutriments nécessaires, sans les graisses saturées, le cholestérol  que l’on peut retrouver dans la chair des animaux, les oeufs ou les produits laitiers.
Des recherches ont montré que les végétariens peuvent réduire de moitié les maladies cardiaques, et de 40 pour cent certains cancers. Les personnes consommant de la viande ont 9 fois plus de risques d’avoir des problèmes d’obésité que les végétaliens.



Élargir notre vision peut changer la planète .

Ce préjugé selon lequel la viande est indispensable a un certain écho dans les milieux scientifiques français et s’accorde très bien à la tradition bouchère de notre pays,parfaitement relayé par les médias sous la pression des lobbys de la viande (CIV,Charal..). Il coexiste étonnament avec l’existence de millions de végétariens en vie et en bonne santé de par le monde. En Inde, par exemple, 70% des hindous sont entièrement végétariens.

"Les animaux que vous mangez ne sont pas ceux qui mangent les autres, vous ne mangez pas les bêtes carnivores. Vous ne manger qu’une douce créature qui ne fait pas de mal à personne, qui vous suit, vous sert, que vous dévorez en récompense de ses services. "Jean-Jacques Rousseau

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Protéines animales : attention danger

Légumes secs
Octobre 2010 - Un régime alimentaire basé sur les protéines animales est dangereux pour la santé. C’est la mise en garde d’une toute récente étude publiée par Harvard. One Voice en détaille les points principaux.

 

Manger de la viande tue. En matière de santé publique, tel pourrait être l’avertissement à destination de tous les gros mangeurs de viande. Une nouvelle étude est en effet venue appuyer cette annonce en forme d’alerte sur la dangerosité, pour la santé, des régimes alimentaires à base de protéines animales. Cette fois, ce sont les chercheurs de la prestigieuse institution de Harvard qui en font la démonstration.

 

  • Risque aggravé

Réalisée sur un échantillon de 85 168 femmes et 44 548 hommes, sur une période de plus de 20 ans, l’étude montre que le risque de mourir d’une maladie cardiaque ou d’un cancer croit fortement chez les patients suivant un régime à base de protéines animales. D’après les résultats de l’étude publiés dans les Annals of Internal Medicine, le risque d’avoir une crise cardiaque augmente de 14 %, et de 28 % pour un cancer. A contrario, ce taux diminue chez les personnes qui privilégient les protéines végétales. Dans une interview à Bloomberg Businessweek, le professeur Hu, chercheur et professeur de nutrition au département de santé publique de Harvard a précisé « Nous regardons ces deux versions de régimes pauvres en glucides et avons constaté que l’impact de l’un et de l’autre était totalement différent. »

 

  • Régime végétal

Chiffres à l’appui, l’étude décrédibilise donc nombre de régimes amaigrissants, type Atkins, basés sur les protéines animales présentées comme bonnes pour la santé. Si ces régimes permettent de réduire la part des glucides responsables notamment des problèmes d’obésité, l’étude démontre que la meilleure façon de conserver les sucres sous contrôle et les maladies à distance, c’est de consommer des protéines végétales. Teresa Fung, l’une des principales auteures de l’étude, a confié dans une interview au journal USA Today « Les haricots et les cacahuètes sont de puissantes sources de protéines. »

 

  • Respecter la vie

Les auteurs de l’étude ne cherchent pas à décourager ceux qui suivent des régimes pauvres en glucides. Les Américains, notamment, ingurgitent trop de sucres raffinés, comme le sucre blanc ou la farine blanche. Et en France aussi l’obésité devient un problème de santé publique. Leurs conclusions prouvent seulement que les personnes qui échangent leur alimentation riche en glucides contre une alimentation à base de végétaux ont moins de risques de mourir d’un cancer ou d’une maladie cardiaque. One Voice encourage chacun à privilégier les végétaux, non seulement pour sa santé mais aussi par respect pour la vie des animaux, êtres vivants et sensibles.

 

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  • Dr. E.Bertholet. "Le retour à la santé par le jeûne."

"Vivre consiste, aujourd'hui, à satisfaire aveuglément ses appétits. Manger avec excès sans tenir compte des lois de la nutrition, des aliments mal choisis et très souvent mal apprêtés".

  • Dr. Alexis Carrel :" Réflexion sur la conduite de la vie."

"Mêne une vie saine, conseille Hippocrate, et vraisemblablement tu ne tomberas pas malade, hormis l'éventualité d'un accident ou d'une épidémie. Si la maladie t'atteint, le régime convenable te donnera la meilleure chance de guérison." On prescrivait souvent la diète, si les forces du sujet le permettaient, car "plus nous alimentons des corps mal-portants, plus nous leur nuisons." En général, un repas par jour doit suffire, à moins que nous n'ayons le ventre très sec"

Par ailleurs, on peut lire dans "L'histoire de la civilisation" de Will Durant :

  • Chez les Romains :

C'est en pratiquant un régime végétarien que les armées romaines ont fait la conquête du monde. Les troupes de César se plaignaient lorsque le blé venait à s'épuiser et qu'il leur fallait manger de la viande.

  • Au Japon

(Au temps des Samouraïs.)

La viande était un plat rare sauf chez les nobles et les soldats. En se nourrissant de riz et d'un peu de poisson, et sans prendre de viande, se développaient chez le travail-leur de solides poumons et de muscles solides : il pouvait franchir de 80 à 120 kms en vingt quatre heures sans être épuisé : s'il mangeait de la viande, il voyait diminuer son rendement.

"Certains hommes, poussés par la gourmandise, courent se réunir pour boire, comme s'il leur fallait accumuler des provisions en vue d'un siège...Les aliments coûtant le moins cher sont toujours les plus utiles."

"A redouter spécialement les indigestions provenant des viandes, car elles sont déprimantes dès l'abord et elles laissent après elles des traces pernicieuses. Mieux vaut habituer son corps à n'exiger aucune viande en sus des autres aliments. Car la terre contient en abondance maintes choses qui non seulement nous nourrissent, mais nous donnent de l'aise et du plaisir".

Plutarque.

"Trop manger alourdit l'esprit; l'excès des aliments étrangle l'âme." Sénèque

  • EN PERSE :

Jusqu'au règne de Xerxès, la masse de la population était d'une grande sobriété, ne faisant qu'un repas par jour et ne buvant que de l'eau.

Le déclin de la Perse préfigure presque point par point le déclin de Rome : immoralité et dégénérescen-ce dans le peuple, violence et inertie sur le trône. Comme les Mèdes avant eux, les Perses passèrent, en quelques générations seulement, du stoïcisme à l'épicurisme. Manger devint l'occupation principale de l'aristocratie : ces mêmes gens, qui s'étaient fait à l'origine une règle de ne faire qu'un seul repas par jour, continuèrent d'observer cette règle, mais le repas durait de midi à minuit; ils garnis-saient leurs garde-manger de mille douceurs, et servaient parfois à leurs hôtes des animaux entiers; ils s'empif-fraient des mets les plus rares et les plus coûteux et concentraient toute leur attention sur l'invention de nouvelles sauces, ou de nouveaux desserts.

Artaxerxès Memnon, obligé de battre précipitamment en retraite et n'ayant à manger que du pain d'orge et des figues, s'écria : "Quel plaisir! Jamais encore je ne l'avais savouré!"

"Une des preuves que le goût de la viande n'est pas naturel à l'homme, est l'indifférence que les enfants ont pour ce mets-là, et la préférence qu'ils donnent tous à des nourritures végétales, telles que le laitage, la pâtisserie, les fruits etc... Il importe surtout de ne pas dénaturer ce goût primitif, et de ne point rendre les enfants carnassiers : si ce n'est pour leur santé, c'est pour leur caractère."

  • J.J Rousseau .

Trois repas par jour représentent une institution très avancée. Les sauvages se gorgent de nourriture ou jeûnent.

Les plus sauvages parmi les tribus d'Indiens d'Amérique auraient trouvé déshonorant et inconvenant de conserver de la nourriture pour le lendemain.(...)

"A quoi penses-tu ?" Demanda Peary à l'un de ses guides esquimaux. "Je n'ai à penser à rien, répondit celui-ci, j'ai de la viande en abondance."

Les peuples primitifs sont extrêmement avides de viande, même lorsqu'ils se nourrissent principalement de céréales, de légumes et de lait.

  • EN ALLEMAGNE (Au Moyen-âge) :

Manger et boire étaient des occupations majeures. La moitié de la journée d'un riche allemand s'écoulait à faire passer des aliments d'une extrémité à l'autre de son anatomie. Les bourgeois étaient fiers de leur appétit qui, comme le vêtement de leurs femmes, servait de hérault à leur prospérité. Un artiste de cirque gagna une réputation nationale en mangeant au cours d'un seul repas une livre de fromage, trente oeufs et une miche de pain, exploit après lequel il tomba raide mort. Les dîners durant sept heures et comportant quatorze toasts n'étaient pas inhabituels. Les noces étaient dans de nombreux cas des orgies de gourmandises et d'ivresse. un prince jovial signait ses lettres Valete et inebriamini (portez vous bien et ennivrez vous!) L'électeur de Saxe s'enivra à mort à l'âge de vingt sept ans. Une société de tempérance luttait contre cette plaie, mais son premier président mourut pour avoir trop bu. On affirmait que la gloutonnerie racourcissait la durée de la vie. Erasmus Winter déclara en 1599 : "Par suite d'une alimentation et d'une consommation de boissons immodérées, il y a maintenant peu de gens âgés, et l'on voit rarement un homme de trente ou quarante ans qui ne soit affecté par quelque maladie, la gravelle, la goutte, la toux, la consomption ou un mal quelconque".

  • QUELQUES CONSEILS POUR LE JEÛNE :

Durant le jeûne, ce ne sont pas seulement nos organes physiques qui doivent se reposer et se rénover complètement, il faut encore y ajouter le repos psychique, cultiver les pensées élevées et les entretenir par des lectures appropriées.

Il faut se rappeler que le jeûne est «une opération sans couteau » on doit donc se comporter en conséquence, se reposer souvent, ne pas vivre dans l'agitation (...) le sommeil de la nuit est indispensable; même léger, il est très réparateur.

Enfin le jeûne doit être le point de départ, d'une vie nouvelle, plus morale et plus spirituelle; il doit nous apprendre à ne plus commettre d'erreurs tant au point de vue de l'hygiène physique que psychique.

Le jeûne peut et doit nous ouvrir la voie à une vie supérieure toujours plus dégagée de la matérialité.

Le jeûne nous apprendra à dominer nos passions physiques : gourmandise, sensualité, tout aussi bien que nos défauts psychiques : colère, envie, jalousie, haine.

Le jeûne pratiqué en pleine conscience de ses merveilleuses possibilités nous donnera la vraie liberté spirituelle, et partant, la satisfaction et le parfait bonheur.

Dr. E.Bertholet. "Le retour à la santé par le jeûne."

 

SOURCES:


  •  temple Zu Lai - Portail de la Lumière de Bouddha

“Être ou ne pas être”, c’est la question qui peut changer ce monde !

 www.templozulai.org.br

 

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(DESINFORMATION) Idées fausses sur les végétariens

Il y a à propos du végétarisme une désinformation (pas que médiatique) qui a des conséquences graves puisqu’elle agit véritablement comme donneuse de bonne conscience à tout ceux qui pensent qu’il n’est pas possible d’être végétarien… Du coup, les centaines millions d’animaux tués chaque jour pour la consommation humaine ne sont pas près d’obtenir grâce.

La désinformation médiatique à l’encontre du Végétarisme n’est pas très difficile, elle n’a pas besoin d’être argumentée car elle exploite tous les vieux préjugés.

Il y a tout d’abord LE préjugé, le plus manifestement faux, trophée de la mauvaise foi :


1 - Il est impossible d’être végétarien car manger de la viande est indispensable. Et si éventuellement il existe des végétariens, ils doivent être très malades.


Ce préjugé a un certain écho dans les milieux scientifiques français et s’accorde très bien à la tradition bouchère de notre pays. Il coexiste étonnament avec l’existence de millions de végétariens en vie et en bonne santé de par le monde. En Inde, par exemple, 70% des hindous sont entièrement végétariens. Ce préjugé est toutefois, avec les études accomplies sur le sujet, en voie d’heureuse disparition.

Mais les préjugés plus subtiles restent, nous allons le voir. Voici d’abord les plus fréquents, ceux qui concernent les compétences physiques des végétariens :


2 - “Les végétariens ont des carences” ou encore : “Les végétariens ont une moins bonne alimentation”.


Ce préjugé vient de l’idée que le végétarisme doit nécessairement avoir des désavantages pour la santé, cela venant du constat que très peu de gens sont végétariens. Il faut une excuse au fait de ne pas être végétarien donc il faut chercher quels sont les défauts du végétarisme, et c’est “d’avoir des carences”. La carence qui fait peur est très efficace, elle agit comme les sorcières sur les petits enfants. Les dents qui tombent, les cheveux qui deviennent blanc, la tension nulle, ou la peau molle et tombante, font partie des images venant immédiatement à l’évocation du mot. L’usage du terme au sens scientifique est beaucoup plus subtiles et ne fait pas forcément référence à des conséquences visibles ou même anormales. Il paraîtrait même que 50% des gens auraient au moins une carence (enquête américaine).

Ce que les enquêtes scientifiques (anglaises notamment, puisque c’est là bas qu’il y a le plus grand pourcentage de végétariens) ont révélé sur la question des carences, c’est que certains végétariens en avaient en effet… Et là, on pourrait dire que le préjugé est vrai. Le problème, c’est que les soi-disant carences des végétariens sont moins nombreuses que les carences des non-végétariens ! Autrement dit, la vérité devrait être formulée ainsi : “- Les végétariens ont moins de carences que les omnivores.” et les soi-disant carences de certains végétariens ne les affectent pas toujours, comme certains carencés en fer qui s’en accomodent sans s’en apercevoir. Dans ces cas précis, il est difficile de dire si c’est carencés qui sont en dessous de la dose adéquate de tel nutriment ou si ce sont les non-carencée qui sont au-dessus. On ne dispose en effet d’aucune donnée comparative suffisement fiable.

Quoi qu’il en soit, les statistiques révèlent que les végétariens ont une plus grande longévité, tombent moins malades et développent moins de cancers. Cela peut paraître étonnant aux non-végétariens mais s’insère pourtant dans une logique : qui se nourrit bien fabrique un organisme plus fort, par conséquent mieux paré à toutes les maladies.

Ceci prouve que les végétariens ont non seulement moins de carences, mais ils sont en plus en meilleure santé.

Mais alors, comment se fait-il qu’on arrive à soutenir l’inverse ?

Il y a trois choses à considérer dans la pérénité du préjugé sur la moins bonne santé du végétarien.

Le premier point est que l’ensemble de la société n’est pas végétarienne donc n’admet pas le point de vue végétarien comme valable. Toutes les études partent d’un a priori comme quoi le végétarisme est incorrect scientifiquement puisque s’il ne l’était pas, tout le monde serait végétarien.

Il n’est en effet pas nécessaire d’avoir des arguments pour critiquer le végétarisme, mais il en faut pour le soutenir.

De plus, de par le fait que le végétarisme prétend être un meilleur choix de conscience, n’importe quel non-végétarien est amené à préféré l’idée que le végétarisme est au contraire un mauvais choix ; puisqu’admettre que le végétarisme est meilleur serait admettre une erreur personnelle difficilement excusable : des années de barbarie inutile. Du coup, il faut une sacrée dose d’ouverture à un journaliste non-végétarien pour ne pas chercher l’argument qui doit surement exister qui empêche d’être végétarien et qui le justifie lui-même dans son propre choix. Et en général, ceux qui n’ont pas cette attitude “psychologico-automatique” deviennent végétarien.

Il n’y a pas pratiquement eu aucune étude démontrant que l’alimentation carnée est une bonne alimentation en dehors des commandes passées par les lobbies de la viande à des “experts” acquis à leur cause dans un but publicitaire.

Aucun recoupement n’a été fait entre des informations pourtant explicites sur les origines des maladies alimentaires, venant toutes de la viande, les impératifs hygiéniques de plus en plus drastiques pour éviter les catastrophes majeures soit épizootiques soit épidémiques, et les maladies traditionnellement liées à la consommation de viande, qui permettrait de comprendre l’évident : la viande n’est pas faite pour l’organisme humain, tous ces problèmes le prouvent.

Le fait que les végétaux sont la seule source alimentaire employée par la médecine pour guérir des maladies tandis que les viandes, au contraire, les font naître chez ceux qui s’en nourissent, n’a pas non plus déclenché l’illumination parce que c’est une illumination que personne ne cherche à avoir. Car les problèmes de santé, en définitive, sont moins importants que les problèmes de conscience personnelle liés aux bons ou mauvais choix.

La manipulation, télévisée notamment, utilisée pour discréditer scientifiquement le végétarisme, se sert des enquêtes à but publicitaire commandées par les lobbys de la viande (CIV, charal) et non des enquêtes réalisés par des associations ou groupes scientifiques végétariens (en Grande Bretagne) par exemple.

En général, comme ce fut le cas dans l’émission E=M6 (Automne 2000), les jouranlistes parviennent toujours à trouver un exemple de végétarien dont la santé est épouvantable : en l’occurence, en homme qui passait pour avoir les “os fantômatiques” (qu’est-ce que ça veut dire ?)

Mais l’émission E=M6 ne précisait pas que l’homme qui passait pour être végétalien ne se nourrissait que de riz blanc ; et l’exemple, s’il était certes impressionnant, ne prouvait rien ni sur le végétarisme, ni sur le végétalisme. D’ailleurs, on aurait beaucoup moins de mal à trouver un non-végétarien en santé pire.

Pour gommer définitivement tous les préjugés sur la santé des végétariens, il faut signaler que de grands sportifs tels que Surya Bonali et Martina Navratilova, (il y en a d’autres dont un grand marathonien) sont végétariens. En Angleterre, ils sont souvent utilisés pour les spots prônant le végétarisme.

Côté intelligence, il faut signaler que de nombreux philosophes de l’antiquité étaient végétariens, dont Socrate, Diogène, Plutarque, Plotin, puis Léonard de Vinci, et aujourd’hui le champion du Monde d’échecs d’origine Indienne.
Tout au contraire, c’est le fait de ne pas être végétarien qui est néfaste pour l’intelligence car suivre le troupeau n’a jamais amené le cerveau à se développer.

Mais il y a d’autres préjugés peut-être plus graves que ceux que nous avons cités, et qui n’ont pas moins de poidt dans la critique du végétarisme, qui sont plus d’ordre sociaux. Ils sont répandus innocemment et inconsciemment par les médias, dont s’abreuvent aussitôt comme d’une mane salvatrice ceux qu’ils arrangent. Le côté particulièrement triste des préjugés suivants est qu’ils font fi de l’unité familliale, car des parents les utilisent contre leurs enfants, en disant par exemple : “Tu vois, à la télé ils disent que le végétarisme est une idée des sectes !” ou même par des amis ou dumoins des connaissances : “Être végétarien, c’est vraiment un truc de riche !” ou encore “C’est parce qu’on ne sait pas ce que c’est le travail qu’on est végétarien”. (On peut remplacer “travail” par vie, ou “douleur”, ou “difficulte”). Certains préjugés sont particulièrement chargés de haine de ceux qui les envoient car il y a une profonde souffrance de la part des personnes à ce point fermées (en général), dont à l’idée du Végétarisme, et qui utilisent la dernière arme pour se défendre de changer : le préjugé.


3 - “Le végétarisme est une idée des sectes”


Celui-ci est tellement faux qu’il en est difficile à contredire. Les végétariens sont souvent des gens isolés, venus au végétarisme par une simple de pris de cosncience individuelle voire lorsqu’ils étaient enfant (dans ce dernier cas, il est difficile de trouver une influence de secte quelconque). Les végétariens qui se sont converti sous l’influence d’une spiritualité ou d’un groupe sont assez rares. Il peut en exister, mais il faut remarquer que les “sectes” (et qu’est-ce qu’on appelle secte ?) végétariennes ne sont pas si nombreuses et que leurs membres forcés à devenir végétarien sont en général assez peu strictes (ils consentent généralement à faire des écarts, ce qui n’en fait donc pas des végétariens).

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le côté psychologique du mot “secte”, celui-ci ayant à lui seul une force terrible pour critiquer sans argument mais ne rendant pas nécessairement compte d’une réalité.

Si “secte” signifie en effet “emprisonnement dans une idée de groupe” et dont le végétarien serait victime, il faudrait rétorquer que la véritable “idée de groupe” qui piège ses victimes en les empêchant de penser par eux-mêmes existe certes, mais plutôt à l’échelle du pays. Vis-à-vis du végétarisme, il est en effet très difficile de se faire une idée par soi-même.


4 - “Le végétarien voue un culte au légume”


Ce préjugé vient surtout de l’imagination collective. Lorsqu’on n’est pas végétarien, on imagine volontiers le végétarien autour du feu en pleine nature en train de jouer de la guitare avec ses cheveux longs emmêlés, et quelques pauvres tomates et crudité à manger.

Et puis, lorsqu’on devient végétarien, on ne chante pas au coin du feu avec une guitare, pas plus qu’on a à manger qu’une pauvre tomate et des crudités.

Ce préjugé est tellement en activité que c’est presque les non-végétariens qui forcent les végétariens à bouffer des légumes sans saveur lorsqu’ils les invitent à manger. Et ça les confirme dans ce qu’ils pensaient…

Cela vient bien sûr d’une méconnaissance du végétarisme et notamment des habitudes alimentaires de n’importe quel végétarien, dont les repas sont en général beaucoup mieux prépaprés, et davantage recherchés, que les plats “omnivores”. En témoigne, par exemple, la nourriture Indienne qui (en Inde du moins) est totalement végétarienne et pourtant si riche.


5 - “Le végétarisme n’est qu’une préférence cullinaire, rien de plus”.


Ce préjugé explique pourquoi on ne réflechit pas davantage à la question végétarienne. Il est souvent employé par certains contradicteurs (journalistes ou penseurs) pour éviter un débat éthique et concentrer le végétarisme sur le débat cullinaire ou scientifique où il est plus facile à critiquer du fait du caractère subjectif de la notion de goût ou encore des orientations très clairement anti-végétariennes de certaines études françaises sur la question.

Bien évidemment, il ne suffit pas de l’affirmer pour que soit vrai et c’est d’ailleurs faux rien que par le simple fait qu’il existe des personnes qui deviennent végétariennes non par préférence cullinaire, mais par décision morale. Ou bien on avoue en effet que ces personnes ont bien choisi le végétarisme par morale, ou bien on juge que, n’ayant pas choisi le végétarisme par préférence cullinaire, elles ne compte pas pour végétariennes ce qui est une façon hypocrite de se donner raison.


6 - Les végétariens sont des gens plus aisés.


Ce préjugé est l’un des plus récents sur le végétarisme, il apparait de plus en plus souvent dans les journaux à mesure que les autres disparaissent.

Ce qui fait l’existence de ce préjugé, c’est une certaine part de vérité : ceux qui se questionnent sur la question du végétarisme sont en général des gens ouverts, auxquels on a donné la possibilité d’être ouverts souvent parce qu’ils ne croulent pas sous les ennuis (financiers notamment). Mais il arrive souvent que des végétariens soient au contraire des personnes sans ressources comme des punks, des rmistes, des ouvriers ou employés (gens normaux) de cultures alternatives, des anarchistes, des étudiants, des enfants… Ces personnes qui ont très peu de ressources sont pourtant elles sont végétariennes ! Il faut en conclure que ce n’est pas la réussite financière qui donne la possibilité d’être végétarien mais plutôt l’ouverture.

Quant au coût réel du végétarisme, il est moins important que le coût de l’alimentation carnée et de plusieurs manières :

A l’achat, les végétaux sont moins chers.
L’alimentation meilleure induit par les végétaux fait économiser des frais de santé.


7 - Le végétarien s’intéresse aux animaux et non pas aux hommes.


Ce dernier préjugé, voulu par certains militants humanistes, ou certaines personnes persuadées à l’avance du mal-fondé d’une attitude qu’elles n’ont pas elles-mêmes, se trouve être une bonne parade contre le végétarisme auprès de beaucoup d’oreilles sensibles…

Ce préjugé vient de l’idée que les végétariens préféraient les animaux aux hommes, seule raison pouvant expliquer qu’ils ne les mangent pas puisqu’ils se considèrent comme eux…

Ou encore, il viendrait de l’idée que le végétarien porte en haine les humains et, par déception, il se serait tourné vers les animaux, créatures innocentes et nymphatiques.

De l’autre côté, bien sûr, il y a l’homme, dont on fait partie et qui est donc une projection de notre égo, qui est une créature incroyablement plus méritoire puisqu’elle est capable de créer, de transformer, de se donner une importance, et c’est faire injure à l’homme que de ne pas considérer ses qualités comme lui conférant un statut supérieur à l’animal.

Cet état d’esprit d’éloge de l’humain trouve difficilement une explication rationnelle. Disons plutôt qu’il s’agit d’une habitude de penser ainsi et aussi d’une sécurité psychologique : «L’être humain qui est noble. Si l’être humain n’est pas noble, c’est qu’on peut se comporter méchemment contre lui. Et comme il ne faut pas être méchant contre l’homme, donc l’homme est noble ! Mais noble par rapport à qui ? Par rapport à ce qui n’est pas humain. Or ce qui n’est pas humain, c’est l’animal.»

Ceux qui imaginent que les défenseurs des animaux ou les végétariens ne sont pas du côté des humains craignent en effet qu’il y ait une abbatardisation de l’humain au rang d’animal, et qu’il n’y ait plus la noblesse de l’être humain sensée justifier qu’on le traite en tant qu’humain.

Mais l’idée des végétarien est de dire qu’il n’y a pas besoin de donner une quelconque noblesse supérieure à un être pour qu’on doive le respecter, ce en quoi ceux qui recherchent à donner une noblesse l’humain ont une longueur de retard. Car on pourrait dire que leur attitude psychologique est un cran de sûreté contre des attitudes de violence qu’ils n’ont peut être pas totalement neutralisées et qui demeurent en eux. En effet, il y a beaucoup de violence en eux mais cette violence est par principe psychologique jugulée sur les animaux qui en pâtissent. Tandis que pour eux abolir la frontière signifierait exporter la violence faite à l’animal vers l’homme ; pour un végétarien cela signifie au contraire exporter le respect dû à l’homme vers toutes les formes de vie, et en l’occurence les animaux.

Il faut dire que si on entend s’indigner si fort certaines personnes vis-à-vis du respect de l’animal, c’est peut être parce qu’elles éprouvent le besoin, par leur réaction simple d’opposition, de se caractériser comme étant du bon côté de la barrière, défenseur de l’humain, se convaincre elles-mêmes qu’elles n’oseraient jamais faire du mal à un humain (ce qui pour elles signifie être violent avec toute chose sauf avec lui) et donc elles le montrent. Mais qui éprouve vraiment du respect pour l’humain et le sait dans son for intérieur n’a guère besoin ni de le crier, ni de le faire savoir aux autres.

L’idée qu’il existe des végétariens parait aussi à certains comme un gâchis d’efforts, des efforts qui auraient pu être orientés vers une cause humanitaire plus utile, mais ces efforts ils ne les appliquent pas eux-mêmes, il n’y a que l’attitude de végétarien qui les dérange dans leurs classifications mentales et dans leur idée faite de la violence, autorisée ou non-autorisée.

D’ailleurs, il est faux de croire qu’être végétarien demande un effort, cela demande seulement un changement d’aliments qui apportent toujours une meilleure contre-partie. Il m’est arrivé de nombreuses fois d’avoir des expériences de repas très désagréable lorsque je n’étais pas végétarien ; l’inverse ne s’est jamais produit.

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Viande et climat: un article d'Enerzine
Changement climatique :la viande mise en cause
tiré de http://www.enerzine.com/604/8852+changement-climatique---la-viande-mise-en-cause+.html

 

Chacun peut lutter contre le changement climatique en mangeant sans viande un jour par semaine, a affirmé Sir Paul McCartney lors d'une audition publique au Parlement sur le réchauffement planétaire et les politiques alimentaires, jeudi.

Les experts, notamment le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques, Dr Rajendra K. Pachauri, ont invité les législateurs à encourager les personnes à agir plus individuellement pour lutter contre le changement climatique

Le bétail contribue à 18% des émissions totales de gaz à effet de serre, soit deux fois plus que le transport, selon le rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture de 2006 intitulé "Livestock's Long Shadow". De nombreux orateurs ont également mis en lumière l'inefficacité, pour nourrir la planète, de la production de viande, comparée aux cultures.

  • Moins de viande = une meilleure santé


"Le temps joue contre nous. Il nous faut un accord mondial contraignant à Copenhague, et l'Europe a pris les devants. Nous appelons les pays développés à réduire considérablement leurs émissions collectivement - à l'extrémité supérieure de la fourchette 25-40% d'ici 2020", a déclaré le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek, qui a ouvert l'audition.

La part de l'élevage dans les émissions de gaz à effet de serre ne pose pas seulement un problème environnemental, mais également un problème pour l'agriculture et le développement, a déclaré le Vice-président du Parlement européen Edward McMillan-Scott (NI, UK), qui a initié l'audition. Cette part va augmenter, parce que les pays en développement consomment plus de viande quand leur revenu augmente : en Chine, la consommation de viande par habitant a plus que doublé au cours des 20 dernières années.

Dr Alan Dangour de la London School of Hygiene and Tropical Medicine a estimé qu'au Royaume-Uni, pays où les adultes mangent un kilogramme de viande chaque semaine, une réduction de 30% de la consommation de graisses saturées permettrait de réduire les décès prématurés dus aux maladies cardiaques à raison de 18.000 par an.

Mairead McGuinness (PPE, IE) a préconisé la modération, soulignant que les agriculteurs européens ont pris des mesures pour réduire les émissions et a souligné que dans le monde en développement, la viande est souvent une source très importante de protéines dans un régime alimentaire pauvre par ailleurs. "Ne laissez pas entendre que si le monde devient végétarien, nous stopperons le changement climatique", a-t-elle conclu.

Kriton Arsenis (S&D, EL) a mis en évidence les incertitudes: "nous n'en savons toujours pas suffisamment sur notre planète pour évaluer la manière dont nos actions individuelles - comme allumer la lumière ou un moteur de voiture - interfèrent et affectent le climat mondial", a-t-il estimé. Pour réduire la consommation de viande, il a préconisé de recourir aux produits du terroir et aux régimes alimentaires locaux, surtout ceux qui, comme le régime méditerranéen, ne comprennent pas tous les jours de la viande.

  • Moins de viande = plus de nourriture


Les représentants des agriculteurs ont souligné que 80% du bétail de l'UE vivent sur un terrain qui n'est pas adapté à la culture des céréales ou des légumes. D'autres orateurs ont convenu que le problème le plus important, quand on utilise les terres arables pour produire des aliments pour animaux, est qu'il faut 8 kg de maïs pour produire 1 kg de viande.

Selon les tendances actuelles, d'ici 2050 environ 1,45 milliards de tonnes de céréales par an seront utilisées pour l'alimentation animale - suffisamment pour satisfaire les besoins en calories d'environ 4,5 milliards de personnes, a estimé le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter.

  • Moins de viande = un meilleur avenir


L'élevage est non seulement un facteur de changement climatique, mais il représente 9% du CO2, 37% du méthane et 35% des émissions de NOx - ce qui le place en deuxième ou troisième position des plus importants pollueurs, a noté le Dr Rajendra K. Pachauri, président du Comité intergouvernemental Panel on Climate Change. "Réduire la consommation de viande est bon pour la santé, simple, efficace et il s'agit d'une mesure à court terme à la laquelle chacun peut contribuer. Nous sommes tous sur le vaisseau spatial Terre, et tous les moyens pour réduire les émissions comptent", a-t-il insisté.

Sir Paul McCartney a souligné la nécessité urgente d'agir afin de limiter les dégâts causés par la production de viande, étant donné qu'elle contribue non seulement aux émissions de gaz à effet de serre, mais aussi à la déforestation, à l'augmentation de la consommation d'eau et à la pollution de l'eau.

Une journée sans viande par semaine pourrait devenir "aussi évidente que le recyclage ou les voitures hybrides", a-t-il souligné, notant que les fonctionnaires de Gand et les écoliers de Baltimore l'ont déjà fait. Il a exhorté les législateurs européens à encourager, guider, informer et aider les personnes à prendre une décision relativement facile, mais aussi à aider les agriculteurs à s'adapter, comme la société humaine s'est adaptée tout au long de son histoire. "Cela peut être fait et il faut le faire pour nos enfants qui hériteront de cette planète", a-t-il conclu.


L’élevage émet davantage de gaz à effets de serre que tous les transports réunis. Pourtant, le rôle majeur de la surconsommation de viande est systématiquement ignoré. Des solutions simples existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques. Face à l’inertie des pouvoirs publics, des citoyens, des personnalités et des organisations se mobilisent.

Pendant le sommet de Copenhague

Fabrice Nicolino, Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg,
Jean-Marie Pelt, Corinne Lepage, Jean-Paul Jaud, Sandrine Bélier
Jean-Paul Besset, Jean-Claude Pierre, Franck Laval et Yves Cochet

sont en grève de la viande pour briser le silence !

Ils exigent dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Ils réclament un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale. Ils appellent l'ensemble des citoyens à les rejoindre dans ces revendications : soyons acteurs de notre société !
Visualiser rapidement l'ampleur du problème

>Ressources mondiales de l'élevage

http://www.viande.info/


La crise environnementale que nous traversons est sans précédent.

Même si des initiatives se dessinent aujourd’hui pour freiner la catastrophe, le gouvernement français passe sous silence un élément majeur de notre responsabilité : la surconsommation de viande.

En effet la surconsommation de produits d’origine animale est largement responsable :

* du réchauffement climatique, de la déforestation et de la dégradation des sols,
* de la faim dont souffre plus d’un milliard d’êtres humains,
* de milliards d’animaux terrestres et aquatiques élevés et abattus dans des conditions innommables,
* du gaspillage et de la pollution des eaux.

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Celle de l’aquaculture est passée de 1 million de tonnes en 1950 à 52 millions de tonnes en 2006. Où sont les actions pour endiguer cette boulimie collective ?

L’élevage industriel intensif gagne l’ensemble du monde. Considérés comme de simples protéines sur pattes, les animaux souffrent en intensité et en nombre comme jamais.

Rien n’est venu enrayer l’extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent. Aujourd’hui, la famine et la crise environnementale s’aggravent et les responsables politiques français ne s’aventurent toujours pas sur ces questions : l’éthique passe après la viande ; la souffrance et l’environnement après les intérêts économiques.

C’est ainsi que ce système perdure contre toute logique et contre l’opinion publique en bénéficiant largement de l’argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.

C’est pourquoi, nous, citoyens de cette planète, exigeons dès aujourd’hui en France des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande et un moratoire sur l’élevage intensif.

sos-crise.over-blog.com http://sos-crise.over-blog.com/article-i.....
<a href="http://www.viande.info/petition-CIV"><img style="border:none" src="http://www.l214.com/fichiers/images/lettre-info/logo-anti-CIV-150px.jpg" alt="Non à la propagande pro-viande dans les écoles" width="150" height="191" /></a>
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L’auteur, le journaliste Fabrice Nicolino, raconte une histoire terrible et passionnante. Une histoire vraie, celle de l'impact environnemental et sociétal, catastrophique selon lui, d'une industrie qui chaque année envoie en France un milliard d’animaux à la mort. La question du livre dépasse nettement les questions morales ou éthiques puisque le sous-titre du livre est "l'industrie de la viande menace le monde".

On l'aura compris, après avoir lu le livre, on ne mangera plus jamais un steack de la même façon. Difficile pourtant quand on achète de la viande emballée dans l'espace aseptisé d'un supermarché d'imaginer les mécanismes et les dangers qui précèdent cet acte anodin.

 

Fabrice Nicolino nous donne les clefs pour réfléchir sur nos actes. Tout y passe. De la souffrance animale aux risques de famine; de la façon de nourrir les animaux aux lobbies qui tentent de présenter une réalité acceptable...des algues vertes noyant les côtes bretonnes aux champs de soja transgénique couvrant l'Amérique latine.

En quelque 400 pages, l'auteur raconte comment on en est arrivé là. Comment le changement s'est construit en quelque 50 ans; comment l'élevage à taille humaine de nos images d'Epinal s'est transformé en une puissante industrie mondialisée dans lequel l'animal est devenue une usine à protéïne et l'agriculteur le maillon d'une chaîne. Comment la course folle continue sans que personne ne sache où cela peut mener, si ce n'est à une catastrophe annoncée...Comment, enfin, cette question reste très peu débattue.

Pour décrire ce phénomène, Nicolino multiplie les arguments sans jamais lasser le lecteur. Il donne de nombreux chiffres: "l'élevage représente 8% des volumes d'eau utilisés par l'homme" ou "l'élevage consommeraitr 45% de toute l'eau destinée à la production d'aliments" sans jamais perdre de vue le pourquoi du livre. "Mon point de départ a été un sentiment de compassion envers les animaux. On a cohabité avec eux pendant des milliers d'années. Ils nous ont tout donné. Ce sont des êtres respectables. En échange on leur a créé des conditions d'infravie".

Un réquisitoire terriblement efficace à lire de toute urgence. 

Bidoche.
L'industrie de la viande menace le monde
de Fabrice Nicolino

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La viande, un concentré de souffrance

Les victimes directes de notre gargantuesque consommation de produits d’origine animale sont les animaux mangés. Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les doter de corps difformes à force de sélections génétiques, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements.

Truie en stalle/Élevage intensif : une écrasante majorité

Des hangars immenses, des silos imposants, des dizaines de milliers d’animaux enfermés. Voilà à quoi ressemblent la plupart des fermes professionnelles qui se sont développées depuis les années 70.
En France :

82% des 700 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur[1]
81% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages[2]
99% des 40 millions de lapins sont élevés en batterie de cages[3]
90% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments[4]

Si les bovins ont encore souvent un accès à l’extérieur, certains d’entre eux passent aussi leur vie en stabulation.
Les oeufs de poules, de canards ou de dindes, éclosent par milliers dans des armoires à incubation, donnant naissance à des poussins qui cherchent en vain un contact maternel.
Synchronisés par commodité

La plupart des animaux sont élevés par bandes - tous les animaux d’une bande ont le même âge : naissance, sevrage, engraissement, transport et abattage sont ainsi planifiés et synchronisés.
Poules pondeuses code 3Sélectionnés pour la rentabilité

Les souches d’animaux sélectionnées favorisent la prolificité ou la capacité d’engraissement. Ainsi, la souche « poule pondeuse » et la souche « poulet de chair » sont différentes.
Les poussins mâles issus de la souche « pondeuse » sont éliminés par broyage ou gazage au début de leur très courte vie. La filière « foie gras » effectue aussi un sexage en début de vie, les femelles n’étant pas utilisées pour produire du foie gras en France. C’est ainsi que la majorité d’entre elles sont tuées dès leur premier jour.
Séparation mère / petits

Pour la production de lait, les vaches, brebis et chèvres sont généralement inséminées chaque année. Les petits auxquels elles donnent naissance leur sont rapidement enlevés. Ces séparations affectent aussi bien les jeunes que leurs mères.
Les truies sont entravées et ne peuvent développer que des relations tronquées avec leurs petits.
  • Productivité poussée
Les poules pondeuses pondent aujourd’hui près de 300 oeufs par an contre 60 lorsqu’elles vivent à l’état sauvage[5]. Les truies donnent naissance à 27 petits par an contre 16 en 1970[6]. Les poulets sont abattus à 42 jours contre 80 il y a 20 ans[7]. Ces performances ne sont pas sans dommages pour les animaux.
Les sélections génétiques font apparaître des boîteries notamment chez les poulets de chair et chez les vaches laitières, les uns poussés à produire du muscle au détriment de leurs autres organes, les autres à produire de grandes quantités de lait[8].
Mutilés pour cohabiter

Dès le début de leur vie, des mutilations sont pratiquées pour « adapter » les animaux à la claustration, à la surpopulation des élevages ou au goût des consommateurs :
- épointage des becs ;
- dégriffage des pattes des poules et des canards ;
- coupe des queues ;
- rognage des dents des cochons ;
- écornage des veaux ;
- castration des porcs, des veaux, des chapons.
Comportements limités

Étendre les ailes, se dresser, fouiner, ronger, explorer, élever ses petits, se déplacer, prendre l’air... la liste des comportements entravés est longue dans la plupart des élevages.
En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.
  • Mortalité en élevage
De nombreux animaux meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils sont abattus. A titre d’exemple, dans les élevages cunicoles, ils sont 25% à trépasser[9] et 20% dans les élevages porcins[10].
Transportés sur de longues distances

Les animaux peuvent être transportés sur de longues distances. Les trajets à travers l’Europe restent fréquents. Le chargement, le transport et le déchargement sont de grandes sources de stress pour les animaux. Nombre d’entre eux en meurent. S’il existe un règlement européen en la matière, le rapport de l’office vétérinaire européen dresse un état des lieux mitigé de la situation en France[11].
  • Abattus à la chaîne
Une directive européenne tente de limiter les souffrances inévitables de la mise à mort des animaux. Si des progrès notables ont été réalisés grâce à cette réglementation, les infractions restent nombreuses tant du point de vue de la protection des animaux[12] que du point de vue sanitaire[13].
  • Poulets de chair en batterie/Agir pour les animaux
On reconnaît désormais que les animaux vertébrés, les céphalopodes et divers crustacés éprouvent des sensations et émotions et possèdent des capacités cognitives.
Certains labels, comme le bio ou le Label Rouge, ont des cahiers des charges qui permettent aux animaux de pouvoir exprimer une gamme plus importante de comportements. Avec les niveaux de consommation actuels, il reste toutefois illusoire d’espérer améliorer le sort d’un si grand nombre d’animaux, nécessairement confinés dans des espaces restreints, et « traités » par un nombre réduit de travailleurs. C’est pourquoi diminuer significativement sa consommation de produits animaux est indispensable, tout en se détournant des produits issus de l’élevage intensif. Il est aussi possible d’éviter de contribuer à la souffrance et à la mort des animaux d’élevage en s’abstenant d’en consommer.
1. Données ITAVI, http://www.itavi.asso.fr/economie/eco_filiere/volailles.php?page=prod et http://www.itavi.asso.fr/economie/eco_filiere/NoteConjonctureChair.pdf
2.2. Données ITAVI, http://www.itavi.asso.fr/economie/eco_filiere/NoteConjoncturePonte.pdf
3. Données ITAVI, http://itavi.asso.fr/economie/etudes/etude_cunicole2006.pdf
4. Données INAPORC, http://www.leporc.com/systemes-elevage-porcs-cochons.php
5. Article 2 de la Recommandation concernant les poules domestiques (gallus gallus) adoptée par le Comité permanent le 28 novembre 1995.
6. Ifip, GTTT Évolution des résultats moyens nationaux de 1970 à 2008.
7. Beaumont, Le Bihan-Duval, Juin, Magdelaine, (ITAVI, INRA), Productivité et qualité du poulet de chair, 2004.
8. EFSA, EFSA provides comprehensive advice on pig welfare, 2007.
EFSA, Scientific Opinion on the overall effects of farming systems on dairy cow welfare and disease, 2009.
9. ITAVI, Gestion Technico-economique des éleveurs de lapins de chair - Programmes RENACEB et RENALAP - Résultats 2006, septembre 2007, p. 58.
10. Ifip, GTTT Évolution des résultats moyens nationaux de 1970 à 2008.
11. Animal welfare - transport, Food and Veterinary Office, avril 2009.
12. Animal Welfare at Slaughter, Food and Veterinary Office, février 2007.
13. Public Health - Food Hygiene, Food and Veterinary Office, juin 2009,
et Jean-Michel Decugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens, « Enquête - Le scandale des abattoirs », Le Point, 1er mai 2008.
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LES BOUCHERIES CANINES ET FELINES AU XIXème à PARIS

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Les habitudes alimentaires à travers le monde se révèlent pour certains dans le plaisir de consommer certaines denrées, ce qui constitue le summum de l'abjection pour les autres et vice versa. Dans cet aspect de la chose, il faut garder à l'esprit la différence fondamentale qui existe entre un pays riche et un pays en voie de développement, mais se souvenir aussi, de la diversité des contrées qui offrent aux habitants des ressources différentes.

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 Il est plus facile d'aborder ce sujet avec bonne conscience lorsque “la bouffe” arrive emballée, nettoyée, aseptisée, avec une facilité déconcertante dans les rayons des magasins, que lorsqu'il faut une journée entière pour espérer manger un bout de quelque chose pour survivre et passer 5 ou 6 heures à chasser et à abattre l'animal pour sa survie.

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Il en est de même pour les adeptes du végétarisme, bien qu'il soit utile de rappeler à cet endroit, que cet habitude alimentaire, revêt des formes extrêmement différentes, du végétarien consommant volaille et/ou poisson, au végétalien qui refuse jusqu'au lait car de provenance animale. Les végétariens, constituent rarement la population des pays en voie de développement et habitent plutôt les mégalopoles bien achalandées en tofu et autre plaisir végétal. Je ne doute pas de la volonté des chasseurs de Papouasie Nouvelle-Guinée, (encore peu, cannibales), de devenir végétariens. Je doute par contre très fortement, de la facilité avec laquelle, ils pourraient le devenir au fin fond de leur forêt. Que dire à propos des Inuits, qui dans ce cas, seraient sans aucun doute, voués à disparaître de la surface du globe. Il n'existe donc pas qu'une seule voie.

Ainsi, on peut entreprendre un tour du Monde “des traditions ou plus exactement des habitudes culinaires” pour se rendre compte, que la consommation de viande de chien n'est pas la seule à étonner et à provoquer une profonde quête dans la réflexion et disons le tout net, un fort sentiment de dégoût de certains pays pour la population de certains autres.

 

 

Au Burkina Faso, le ver de Karité, le Sétoumou en langage dioula est un met apprécié. Chenille d'arbres à beurre, elle est cuite et séchée, combat la constipation et soignerait même la rage chez les chiens. En Gambie, on élève de gros rats, ainsi qu'en Côte d'Ivoire où l'Agouti, rat qui peut atteindre près de 10 kilos adulte, commence à faire l'objet d'un élevage en vue de sa consommation. A Abidjan, chaque année, 500 tonnes d'un escargot local, (de 500 grammes environ) sont consommées. Les Tchadiens de N'Djemena raffolent du criquet frit dans l'huile et roulé dans le sel. Comme les ivoiriens, les français apprécient les escargots, même s'ils sont de taille plus raisonnable, ainsi que les grenouilles qui constituent pourtant un dégoût vraiment profond pour nos amis anglais, n'est-il pas.photopremierebouchcanineparis.jpg

Consommation en France de viande de cheval, véritable horreur pour les anglais et pour la plupart des habitants du Maghreb, qui ont élevé cet animal au rang des plus nobles, à tel point même qu'ils les enterrent debout pour leur rendre hommage. Le Boeuf est consommé dans la majeure partie des “pays civilisés” à commencer par les USA et les pays européens, malmenant très clairement le respect qu'on un peu plus d'un milliard d'hommes et de femmes en Inde pour cet animal sacré, comme peut l'être le chien pour un français ou un américain.

Suivant les pays concernés, les différentes “viandes” qui constituent le régime alimentaire, proviennent de l'élevage, de la forêt ou de la brousse. Singes, serpents, vers, porcs ou cochons sauvages, mygales cuites à l'étouffé après avoir été emballées dans une feuille, ses crocs servant pour finir ce repas de cure-dent en Amazonie, fourmis croquantes et vivantes, huîtres et autres moules avalées vivantes notamment en France, quand il ne s'agit pas de balancer dans un chaudron bouillonnant un homard, baleines, dauphins et poissons divers au Japon, pays dans lequel il semble que tout ce qui nage est consommable, requins en Afrique du Sud, tout ceci étant très loin d'être exhaustif. Les traditions changent et les habitudes alimentaires aussi parfois, comme l'histoire peut en témoigner.

LES BOUCHERIES CANINES ET FELINES AU XIXème à PARIS

Aujourd'hui, on évoque avec horreur les boucheries canines coréennes ou plus généralement asiatiques. On omet, avec ou sans conscience, d'évoquer les traditions du continent africain. A Abidjan en Côte d'Ivoire on trouve le Kédjénou de chien et de la viande de chat, (Djakoumani en langue dioula), sur les marchés. Là encore les mythes vont bon train. Faites cuire un chat noir non dépouillé, récupérez un os, mordez le et vous pourrez vous rendre invisible à volonté…

Au Burkina Faso, la viande de chien, (méprisée par la majeure partie de la population) reste quand même pour certains une consommation courante. Sur les marchés de certains villages des envions de Ouagadougou, on trouve sur le même étal de boucherie, viande d'âne, de mouton et de chien. Pour certaines ethnies du pays, un mariage traditionnel ne se conçoit pas sans viande de chien au menu. Au Congo Zaïre, (République Démocratique du Congo), à Kinshasa, la chasse au chat est ouverte et parfois on observe des règlements de compte entre familles voisines, l'une soupçonnant l'autre d'avoir “consommé” le chat de la famille. S'appuyant sur une tradition culinaire des Luba du Kasaï, certains Kinois seraient fortement attirés par ce plat.

On évoque donc, des traditions et des habitudes alimentaires dans ces pays, qualifiés souvent de pays en voie de développement, qui en réalité reflète bien le niveau de la problématique que se pose aux habitants tous les jours, manger au moins un repas. C'est la crise qui fait l'aubaine et parfois explique la raison et l'attitude des Hommes vis à vis du monde animal. Ainsi, on prendra soin de se rappeler que de 1870 à 1871, (c'est à dire hier en quelque sorte), lors du siège de Paris, sont apparues au cœur de notre chère capitale, des boucheries canines et félines, agrémentées aussi de viande de rat.

Après avoir sacrifié les éléphants du jardin des plantes, le peuple français peut se procurer de la viande de chien à 10 francs le kilo. Les consommateurs sont souvent forcés à cette consommation, consommation typique des jours de famine, (en janvier 1871, 15 000 personnes meurent dans Paris, soit plus de 480 personnes par jour !!!), pendant que certains nantis qui déjeunent régulièrement chez Brébant sur les grands boulevards, (E de Goncourt, Théophile Gauthier, etc…), ne s'apercevront de rien. Il serait presque facile de faire le rapprochement entre ce peuple français affamé et en état de siège et les nantis et les peuples “industrialisés et riches d'aujourd'hui”, vis à vis de ces pays aux ressources alimentaires pauvres et souvent incertaines. En avons nous conscience ?

www.cdlb.org/viandechien.htm

 

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En conclusion, manger plus végétarien contribue à :

- améliorer notre santé et retrouver de l'énergie ;
- avoir les moyens de manger bio toute l'année ;
- agir pour l'écologie ;
- contribuer à la transformation des mentalités ;
- respecter les animaux ;
- partager équitablement les ressources sur la planète ;
- participer à la résolution des problèmes de faim dans le monde.


19/10/2010
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