décroissance

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Déforestation...l'effet hamburger...

 

En 2005, les experts indiquaient que les forêts du monde n'en auraient plus que pour 200 ans...à vivre. 
 
La deforestation est un phénomène puissant, qui touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est. Chaque année, ce sont plus de 10 millions d’hectares qui disparaissent. Une catastrophe pour la planète. Selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années avec pour conséquences mise en péril des populations autochtones et de la biodiversité, innondations, désertification, érosion des sols, réchauffement climatique, augmentation des maladies infectieuses ...

 

 

Les forêts du monde

Il y a 8000 ans :                                                         Aujourd’hui :

 

 

Source : Map Source: D. Bryant, et al., The Last Frontier Forests: Ecosystems and Economies on the Edge. (World Resources Institute: Washington, DC, 1997).

Contrairement à ce que l'on voudrait bien nous faire croire  le commerce du bois n'est pas seul en cause dans la déforestation. L'agro-business déboise à tout va et transforme les zones forestières en terres agricoles. En Indonésie, c'est pour produire l'huile de palme que nous retrouvons dans nos produits de tous les jours. Au Brésil, c'est pour développer l'élevage bovin dont la viande et le cuir sont exportés vers nos pays. Souvent, c'est pour cultiver le soja qui sert à nourrir notre bétail ou la canne à sucre qui sert à fabriquer les agrocarburants. Dans tous les cas, la forêt est sacrifiée aux intérêts financiers à court terme.
L’élevage est un catalyseur important de la destruction des forêts. Celles-ci sont rasées pour en faire des terres de pâtures ou des cultures destinées à nourrir ce même bétail et tout cela émet chaque année 2.4 milliards de tonnes métriques de CO2 et est le résultat direct de la déforestation. Ces activités ont dévasté en particulier l’Amérique latine qui est la région subissant la plus grande perte nette de forêts et les plus grandes émissions de CO2 dans l’atmosphère directement liée à la disparition de la végétation. Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)


Il y a 20 ans, des scientifiques, chercheurs et instituts de recherches parlaient d’une menace qui pesait sur la Terre révélant que des gaz émis par les activités humaines étaient en train de réchauffer la planète et pourraient avoir de graves conséquences. Quiconque les entendait ne prenait pas vraiment au sérieux l’urgence de la situation...

Aujourd’hui, des scientifiques et organisations internationales déclarent la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète....

Si on arrête de consommer des produits d’origine animale,
- on réduit la destruction des forêts tropicales de 70 %
- on sauve 923 millions de vies qui crient famine

- on résout une grande partie du réchauffement climatique,
- on évite certaines guerres
- on sauve la planète de la plupart catastrophes naturelles

- on évite la naissance et la propagation d’épidémies
- on résout les problèmes de pénuries d’eau

- on met fin à la pollution des nappes phréatiques, des rivières et des océans
- on met fin à l’extinction de milliers d’espèces animales sauvages
- on met fin à l’acidification des océans qui tue le corail et la vie marine...
 
Etonnant hein ? Jamais entendu parlé ? Une solution miracle ?

Dans les années 1990, près de 70 % des zones déboisées ont été transformées en terres agricoles..
L'élevage extensif requiert de grandes surfaces de pâturage, ce qui conduit, quand la demande mondiale augmente comme aujourd'hui, à l'empiètement de territoires inexploités et à la déforestation des zones des forêts primaires.
Selon Doan Bui, « la production de viande a été multipliée par cinq entre les années 50 et les années 2000 ; 80% de l'alimentation animale vient de cultures qui conviendraient à l'alimentation humaine et 60% de la production mondiale de céréales est consacrée à l'élevage industriel, alors qu'elle pourrait être utilisé pour alimenter les 850 millions d'humains victimes de malnutrition. »

 

 
Dans "Diet for a small planet", France Moore Lappe nous demande de nous imaginer assis devant un bifteck de 200 g. "Imaginez alors la pièce remplie de 45 à 50 personnes avec des assiettes vides devant eux. Pour ' le coût d'alimentaire ' de votre bifteck, chacune de leur assiette pourrait être remplie d'une pleine tasse de céréales cuisinées."
 
 
 

 
Il disparaît dans le monde chaque année, 80 000 km2 de forêt.
 
Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960.
70% de la forêt amazonienne qui a été rasée l’a été pour produire de la viande.
L'Amazonie est la principale victime. Sa disparition totale est prévue vers les années 2150.

  • En Amérique Centrale ces 40 dernières années, 40 % des forêts tropicales ont été rasées ou brûlées, la plupart pour servir de pâture au bétail.
  • Chaque année, 20 millions d’hectares de forêts sont détruites, soit l’équivalent de la surface de l’Angleterre, de l’Ecosse et des Pays de Galles réunies.
  • Depuis 1960, environ 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été détruits, la plupart pour faire paître du bétail et cultiver des céréales destinée à nourrir bétail et poulets.http://www.ciwf.org.uk/
  • Une surface de forêt tropicale de la taille de 7 terrains de football est détruite chaque minutehttp://www.un.org/
  • 100 espèces disparaissent chaque jour en raison de la déforestation [Ce chiffre monte jusqu’à 246 espèces par jour selon d’autres sources].

pour faire paître du bétail.

Production mondiale de viande :
1950: 44 mio. de tonnes
1990: 170 mio. de tonnes
1994: 194 mio. de tonnes
1997: 210 mio. de tonnes
1999: 217 mio. de tonnes
2002: 242 mio. de tonnes
2003: 253 mio. de tonnes
2004: 258 mio. de tonnes
2005: 267 mio. de tonnes

Source:FAO

La production mondiale de viande augmente...

Bien que la consommation de viande dans les pays industrialisés soit en diminution depuis plusieurs années, la consommation mondiale est, quant à elle, en augmentation.
En 2005, au niveau mondial, 267 millions de tonnes de viande ont été produites. Depuis 1970, la production de viande a plus que doublé.
L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) prévoit que la production mondiale de viande pourrait passer à env. 300 millions de tonnes d’ici à 2016.
En 2007, la Suisse a consommé, à elle seule, 465'000 tonnes de viande (sans compter le sang, les os, etc.). Il en résulte des conséquences écologiques importantes au niveau mondial qui n’ont malheureusement suscité que trop peu d’attention jusqu’à présent.

tableau aliments

La consommation de viande de bœuf augmente avec le niveau de revenu par habitant.Les pays riches consomment plus de viande bovine qu’ils n’en produisent d'ou des conséquences socio-économiques mais aussi environnementales. Cet élevage se développe en effet surtout dans les pays du Sud et nécessite de grandes surfaces de terres nouvelles ce qui engendre une déforestation massive qui ne touche donc pas, bien au contraire, les pays les plus consommateurs...
 
Durant la période coloniale, les pays du Nord imposent dans les pays du Sud des réorganisations des productions agricoles en fonction de leurs besoins, souvent de produits exotiques (café, thé, chocolat, fruits par exemple). Ceci sous couvert du discours économique de la théorie classique qui prône l'avantage pour une nation à se spécialiser dans les productions pour lesquelles elle est comparativement mieux dotée en faisant miroiter le développement de chacun . C’est en fait un échange inégalitaire qui se met en place, transférant la majeure partie de la plus-value du travail des pays colonisés vers les pays du nord, souvent grâce à l’esclavage et, par la suite, à un niveau salarial toujours maintenu en dessous de celui des pays colonisateurs. C’est en grande partie à cette exploitation coloniale que l’ère industrielle doit sa formidable accumulation capitaliste. Une exploitation reposant sur une asymétrie de pouvoir qui prolonge encore à l’heure actuelle l’inégalité des échanges entre le centre de l’économie monde et ses périphéries grâce à certaines politiques internationales (les ajustements structurels du FMI  par exemple).

La production de viande bovine se situe dans la continuité de cet héritage.

Déforestation en Amazonie
Crédit photo : Library of images from environment . Certains droits réservés : Licence Creative Commons

C’est surtout après la seconde guerre mondiale, avec la société de consommation (y compris alimentaire), que la consommation de viande de bœuf explose dans les pays riches. L’apparition des fast food est, de ce point de vue, significative. Les États-Unis vont favoriser par des aides en investissements l’expansion de la production bovine dans les pays en voie de développement, particulièrement dans leur sphère d’influence qu’est l’Amérique du Sud, où cette filière agricole est déjà développée. De 1960 à 1983, 60 % des prêts à l’agriculture attribués par la banque mondiale en Amérique latine concernent cette filière. Des aides qui remplissent même un double objectif : alimentaire et de contrôle politique. La propriété de terres et de bétail favorise en effet une société plus conservatrice. Or, la politique nord-américaine considère alors le continent sud-américain comme trop agité sous l’influence de la révolution cubaine et de divers mouvements sociaux, politiques, voire religieux. Cette organisation des échanges, très « pilotée », est décrite au début des années 80 par Norman Myers comme une « hamburger connection ».


L’étude sur laquelle porte l’article de Kelly Austin utilise une comparaison des données de 48 pays en voie de développement et plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis. Elle montre la corrélation réelle de la déforestation et de l’expansion de l’élevage bovin. Tous les pays en développement semblent touchés par ce phénomène, plus marqué cependant pour l’Amérique latine. Les financements du Nord y diminuent après le milieu des années 80 mais la déforestation pour l’élevage bovin extensif se poursuit pour plusieurs raisons.

1- Les droits de propriété, le plus souvent attribués aux défricheurs (Brésil par exemple), poussent à une spéculation sur les terres déforestées.

2- La filière bovine est très rentable, car exigeant peu d’intrants chimiques et subissant beaucoup moins les aléas climatiques que les grandes cultures.

3- S’ajoutent des éléments socio-historiques propres à l’Amérique latine, tel que le prestige social de la position d’éleveur et d’un imaginaire collectif, souvent national, de la forêt comme « frontière » au sens nord-américain.

Loin de disparaître, la « hamburger connection » devient plus complexe. En particulier avec l’entrée en jeu des pays émergents qui commencent leur ascension dans la consommation de viande bovine (Chine, Corée du Sud, Russie).
 
En ce sens, le second point important de cette analyse réside dans la corrélation négative du PIB par habitant et de l’élevage ou de la déforestation. Cette observation confirme que le développement est ralenti par cette spécialisation qui s’effectue essentiellement au profit des pays riches (et progressivement de ceux qui s’enrichissent), dans une structure d’échange inégalitaire. Et c’est également un « échange écologique inégalitaire » que souligne cette observation, car l’importation de viandes bovines par les pays du Nord leur permet en effet dans le même temps d’exporter vers le Sud les coûts environnementaux de leur consommation.
C’est ainsi qu’à la déforestation, parfois rapide, dans les pays du Sud les plus touchés par cette inégalité écologique des échanges correspond une certaine croissance des forêts des pays du Nord. Mais l’ironie n’est peut-être pas loin, car on peut fortement douter de l’effet de compensation pour l’ensemble de la planète, que partagent finalement et le Sud et le Nord...Philippe Drouin.

Tableau sol

Sur une population mondiale de 6,478 milliards d'humains, on compte une consommation de viande par tête de 39,8 kg par an. 

Situation : décembre 2004

Pour produire un kilo de viande, il serait possible dans un même laps de temps et sur une même surface agricole de cultiver 200 kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre.
Aux États-Unis, 230'000 km2 sont nécessaires à la production de fourrage pour les animaux de rente, alors qu'il ne faut que 16'000 km2 (=7%) pour produire des aliments végétaux.Le gaspillage considérable des sols pour la production de viande porte aussi préjudice à la forêt tropicale: en Amérique centrale, en quarante ans, 40% de la forêt tropicale totale a été défrichée ou brûlée, principalement pour faire place à des pâturages ou à la culture de fourrage pour animaux.
L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a constaté dans son étude publiée en 2006 que 70% du déboisement de la forêt amazonienne sont attribués à la pâture du bétail et qu’une grande partie des 30% restants est destinée à la confection de nourriture pour animaux. Dans cette même étude, la FAO a noté que 70% des terrains agricoles mondiaux sont dédiés à l’élevage du bétail. En 2004, L’UE a importé 1,5 million de tonnes de viande dont plus d’un tiers provenant du Brésil.

Mais pourquoi donc la demande de viande brésilienne conduit-elle à la déforestation de l’Amazonie ?

L’étude réalisée par le CIFOR signale que la croissance du nombre de têtes de bétail en Amazonie brésilienne a doublé au cours des 12 dernières années :80% des nouvelles têtes de bétail sur le territoire brésilien choisissent l’Amazonie comme résidence. Et si le bétail a besoin d’espace, il paraît clair que la plus grande forêt vierge du monde cède du terrain en faveur de milliers de kilomètres de nouvelles pâtures.
C’est le même phénomène qui était décrit dans les années 80 en Amérique centrale par le célèbre chercheur écologiste Norman Myers. La croissance des exportations de cette région vers les chaînes de fast food aux Etats-Unis accélérait le processus de déforestation de ses campagnes. Pour définir ce phénomène, Myers a utilisé l’expression « Connexion hamburger ». A cette époque, le Brésil ne faisait pas partie de cette connexion étant donné son faible taux d’exportation de viande  de bœuf et sa préférence pour la consommation interne.
Aujourd’hui, il est le leader des exportations mondiales de viande  de bœuf. La croissance rapide de ce marché vers l’extérieur a été spectaculaire au cours des dernières années pour atteindre le chiffre de 1.500 millions de dollars, c’est-à-dire trois fois sa valeur de 1995.
Les causes de cette croissance rapide:

  1. Dévaluation de la monnaie de 1,2 réales/dollar à 3,6 réales/dollar en quatre ans. Cela se traduit par une baisse du prix de la viande  en dollars (favorisant son exportation) et une augmentation de son prix en réales (favorisant les bénéfices de l’éleveur brésilien et augmentant les incitants à étendre les pâtures).
  2. Le Brésil n’a pas souffert de la maladie de la vache folle, qui a limité les exportations de concurrents comme l’Argentine, ni de la grippe aviaire asiatique, qui a favorisé le bœuf et le veau dans les menus internationaux.Depuis un an, les certificats garantissant que la viande  vendue n’a pas été affectée par la fièvre aphteuse se multiplient.
  3. L’amélioration des réseaux routiers et d’électricité ainsi qu’aux investissements dans l’industrie de la transformation de la viande.

La « connexion hamburger » des années 80 est devenue l’« effet hamburger » aujourd’hui. Comme le remarque David Kaimovitz, directeur du CIFOR : « Les éleveurs sont en train de transformer l’ Amazonie en viande hachée.

 

Cela se passe au détriment du « poumon du monde », refuge de 30 % de la vie végétale et animale de la planète, indispensable pour freiner le progrès du réchauffement climatique global...
Car la déforestation favorise le changement climatique. Les zones vertes sont précisément celles qui absorbent la majeure partie du dioxyde de carbone accusé d’être la principale cause de l’effet de serre. La quantité de dioxyde de carbone reste inchangée jusqu’à aujourd’hui. Ce qui diminue par contre, ce sont les hectares verts sur la planète. Dans ce scénario, ce sont les plantes qui ont une tendance à croître rapidement qui survivent. Elles utilisent une grande quantité de dioxyde de carbone comme fertilisant. Les espèces qui croissent plus lentement et qui, généralement, doivent absorber plus de dioxyde de carbone, ont tendance à disparaître. Le résultat est évident : plus de dioxyde de carbone associé à une capacité moindre d’absorption.

 

L’effet de serre est causé principalement par trois gaz : le dioxyde de carbone, le méthane (72 fois plus puissant que le CO2), et l’oxyde d’azote (300 fois plus puissant que le CO2).

  • Selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports !
  • L’élevage du bétail produit 115 millions de tonnes de méthane chaque année. L’effet est d’autant plus désastreux que l’on sait qu’une molécule de méthane est 25 fois plus puissante en terme d’effet de serre qu’une molécule de dioxyde de carbone. [sur une période de 100 ans]
  • 85 % du méthane émis par l’agriculture provient de la digestion des animaux d’élevage. Et les 15 autres % proviennent des émanations des déchets (excréments) de ces mêmes animaux. Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)
  • 65% des émissions de N2O d’origine humaine viennent de l’élevage d’animaux (Purin et urine des animaux d’élevage).Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)
  •  65 à 80% de l’oxyde d’azote provient de l’agriculture.Pew Center on Global Climate Change; 2006.

 

Nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes avec:
  1. leurs flatulences chargées de méthane [72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans]
  2. leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs [300 fois plus puissant que le CO2]
  3. les émissions d'ammoniac(dues à 90% au purin et au fumier) synonymes de pluies acides, pollution de l’air, des sols, de l’eau et de destruction de la couche d’ozone.
  4. leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques.

 

  • Les émissions annuelles de gaz à effet de serre...

 

d'unéquivaut à conduire une voiture de taille moyenne sursoit...
mangeur de viande
4758 kms
/
végétarien
2427 kms
50 % d’émissions de moins
végétalien
629 kms
87 % d’émissions de moins
végétalien ayant une alimentation bio
281 kms
94 % d’émissions de moins

Foodwatch pour l’Institut de Recherche Ecologique et Economique en Allemagne

  • Le CO2 émis pour produire 1 KG de boeuf est équivalent au CO2 émis par une ampoule de 100 W allumée pendant 20 jours.
  • La production d’un kilo de viande de boeuf produit autant d’effet de serre que si vous rouliez avec votre voiture sur 250 kms.
  • La production d’un kilo de porc produit autant d’effet de serre que si vous rouliez avec votre voiture sur 30 kms.
  • La production d’un kilo de pommes de terre ou de blé produit autant d’effet de serre que si vous faisiez un créneau en vous garant.
  • Si tous les américains ne mangeaient pas de viande pendant un seul jour, on économiserait l’équivalent en gaz à effets de serre de 90 millions de billets d’avions New York – Los Angeles.
  • 24 heures de déforestation libère autant de CO2 dans l’atmosphère que 8 millions de personnes prenant l’avion « Londres - New York ».
  • Si les Anglais arrêtaient de manger de la viande pendant...

 

 Emission de CO2 évitée...équivaut à
1 jour
13 milliards de kilos
= retirer 5 millions de voiture de la circulation
2 jours
26 milliards de kilos
= retirer 73 millions de vols A/R Londres-Ibiza
3 jours
39 milliards de kilos
= but du gouvernement britannique de réduction des émissions des foyers en 2020
4 jours
52 milliards de kilos
= retirer 20 millions de voitures de la circulation
5 jours
65 milliards de kilos
= non-usage d’électricité de l’ensemble des foyers britanniques
6 jours
78 milliards de kilos
= retirer toutes les voitures britanniques de la circulation
7 jours
91 milliards de kilos
= réduit de moitié les émissions de gaz à effet de serre du secteur domestique.

http://www.meatthetruth.nl/

 

  • Ces 250 dernières années, le CO2 a augmenté de 31 % alors que le méthane a progressé de 149 % pendant la même période.
  • Les sols, comme ceux des forêts jouent le rôle de puits de carbone et stockent plus de 2 fois la quantité de gaz carbonique se trouvant dans les végétaux et l’atmosphère. La déforestation conduit à la dégradation des terres et à la désertification, toutes 2 responsables de 130 millions de tonnes de CO2 qui s’échappent des sols chaque année.http://www.pubmedcentral.nih.gov/
  • La désertification des terres de pâturage des animaux d’élevage est responsable pour plus de 100 millions de tonnes métriques de CO2 émises chaque année.Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

 


*Selon une étude publiée dans le Journal de Science Atmosphérique Open par 10 scientifiques américains, britannique et français, un niveau de gaz carbonique atmosphérique supérieur à 350 parts par million (ppm) conduit à des catastrophes climatiques. A l’heure actuelle, la planète en est à 385 ppm et augmente de 2 ppm par an.
Journal de Science Atmosphérique Open 

 

*Le méthane disparaît de l’atmosphère en seulement 8 ans, donc réduire sa consommation de viande a un impact rapide sur le refroidissement de la terre. Conclusion : la meilleure façon de réduire le changement climatique au cours de nos vies est de réduire ou de supprimer notre consommation de produits animaux.
EarthSave International Report “A New Global Warming Strategy”

 

*le réchauffement climatique pourrait entraîner une augmentation du taux d’infection au VIH dans le monde entier.
Dans un groupe de discussion rassemblant les meilleurs chercheurs en VIH, le professeur Daniel Tarantola a déclaré que le réchauffement est en train de restreindre les ressources sanitaires et sociales dans les pays les plus pauvres et vulnérables, empirant ainsi l’incidence du VIH et d’autres maladies. http://news.mongabay.com/


Le soja aussi...


Outre l’utilisation de l’Amazonie comme un gigantesque pâturage pour le bétail, les écologistes dénoncent aussi souvent la culture du soja. Premièrement, parce que les zones dédiées à cette culture ont été pratiquement multipliées par 20 et, en second lieu, à cause de l’origine transgénique du soja cultivé. Le Brésil est actuellement le quatrième producteur mondial de soja transgénique et, si la tendance se maintient, il pourrait être le premier d’ici quelques années devant les Etats-Unis.

 

  • Un régime carné requiert 7 fois plus de terres qu’un régime à base de plantes.http://veg.ca/
  • Surpopulation ? Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants !
  •  La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.
  • Toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde.
  • Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.
  • Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de "biens nourris" : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...
  • 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja.
  • Nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 923 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable».
  • 1 hectare de terres peut seulement nourrir une tête de bétail mais peut produire 22 680 kg de pommes de terre.
    http://www.fao.org/ 
  • On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an.
    Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.

 

  1. Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs.
  2. Pour le lait, on grimpe à 8.
  3. Pour le boeuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46.

«Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l'humanité» et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.

 

Les céréales actuellement données aux animaux d’élevage pourraient nourrir 2 milliards d’humains.

 

  • Impacts

 

1. Mise en péril des populations autochtones : les forêts sont sources de nourriture, de refuge, de combustibles, de vêtements et médicaments pour de nombreuses ethnies. Sans elles, ces populations perdent tout repère. Au 16e siècle vivaient entre 5 et 7 millions d'indiens en Amazonie. Il y a cinq ans, on n'en dénombrait plus qu'un million.

La déforestation agressive entraîne l’anéantissement des cultures et des civilisations des peuples autochtones de la forêt.

Ces forêts permettent la vie d’environ 50 millions d’hommes qui l’habitent. Ils ne sont adaptés qu’à ce milieu et leur survie en dépend. Les peuples autochtones, privés de leur habitat disparaissent, et, avec eux, disparaissent les connaissances des chamans et sorciers sur leurs plantes médicinales et leurs médicaments naturels. Tous ces peuples sont menacés extinction, finissent clochardisés dans des bidonvilles pour en faire de la main d’œuvre bon marché
Les droit droits des peuples autochtones sur leur forêt doivent être reconnus de façon incontestable par les gouvernements. Actuellement il y a violation des Droits de l’Homme.


2. Perte de biodiversité :

  1. 27 000 espèces animales et végétales perdues chaque année à cause Les forêts primaires représentent 80 % de la biodiversité des terres émergées.
  2. L’Amazonie : plus de 70 % des espèces animales et végétales dans le monde.
  3. le rythme actuel d'extinction des espèces est au minimum 260 fois plus rapide que le rythme évalué depuis l'apparition de la vie sur Terre , dont une part principale est due à la déforestation.
  4. Une évaluation porte à 3 le nombre d'espèces disparaissant ainsi chaque heure (soit 72/jour et 26 280/an).
  • Pharmacopée

Chaque disparition d'espèce est une perte potentielle pour la pharmacopée, dont on estime mal l'importance.

  • Industrie

La disparition de certaines espèces sont une perte pour certaines industries : bois, parfum, biotechnologie.

 

 

2. le climat mondial est aussi affecté par la déforestation. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Lorsqu’ une forêt disparaît, le carbone qu’elle emmagasinait est en grande partie libéré dans l’atmosphère, augmentant l’effet de serre et le réchauffement de notre planète.
Bien que les écosystèmes forestiers absorbent entre 1 et 3 Gt de carbone chaque année, grâce à la repousse des arbres dans les forêts dégradées, au reboisement et aux renforcements de la croissance (fertilisation au CO2 et à l’azote), ils en libèrent à peu près autant (2 Gt) chaque année, à cause de la déforestation. Ces chiffres sont pourtant considérables quand on sait que l’activité humaine (hors déforestation) engendre 6 Gt de CO2 chaque année.

 


 

3. Impact sur la pollution

La végétation a un rôle de purification de l’air et de l’eau. Déboiser, c’est donc influer aussi sur ces paramètres. 

La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre, principalement sous forme de CO2. En 2004, ces émissions ont atteint 8.700 milliards de kilos d'équivalent CO2, soit la troisième source d'émissions de GES au monde.

 

 

 

 

4. Perte de fertilité des sols, rendant les terres improductives, particulièrement en zones tropicales : sans couverture arborée, les sols naturellement pauvres, sont exposés au vent, au soleil, et à la pluie. Rapidement la couche arable est remplacée par une croûte dure et improductive.
 Une déforestation trop importante entraîne une érosion fatale aux cultures. En plus de la déforestation, l’érosion et la désertification ont fortement amputé le potentiel de production des terres. Les cultures itinérantes telles que celles du café ont laissé derrière elles des millions d’hectares qui ne pouvaient plus être utilisés que pour des cultures moins exigeantes. A partir des années soixante, la modération de l’agriculture a aggravé la situation, avec l’usage excessif des pesticides.

 

5. Impact sur l’érosion et modification du climat local (désertification ou inondations)


*Inondations - La déforestation a aussi un impact sur le ruissellement. Les forêts permettent de ralentir aussi le mouvement des eaux : les feuilles et les autres matières organiques que l'on retrouve sur le sol des forêts absorbent les eaux des pluies diluviennes et la libèrent doucement et progressivement pour le sol situé en dessous. L'eau ressurgit bien plus tard dans des sources qui alimentent les cours d'eau. Favorisant l’infiltration de l’eau grâce à leurs racines, et l’évapotranspiration grâce à leur feuillage, les arbres permettent de retenir l’eau et de réduire l’érosion. Leur rôle est particulièrement important sur les pentes.
La déforestation , outre l'érosion, entraîne des inondations catastrophiques, puisque l'eau de ruissellement n'est plus freinée par les plantes, voire des glissements de terrain, qui ne sont plus maintenus par l'enchevêtrement des racines.

 

 *Désertification- Sans forêts, il n’y aurait bientôt plus d’eau dans les rivières. Un phénomène déjà très perceptible dans beaucoup de pays, particulièrement en Afrique.

Il y a perturbation du réseau hydrique et donc de l'alimentation en eau des populations.

La déforestation accentue la désertification qui affecte certains pays. Le déboisement prive les terres des arbres qui maintiennent le sol et qui, avec leur racines, retiennent l’humidité. Privées de leur couvert forestier, les pentes des collines perdent la capacité de réguler l'écoulement de l'eau.
Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), au début des années 80, la superficie touchée par les processus d’érosion dépassait deux millions de km2 pour l’ensemble de l’Amérique latine tandis que 70% des terres arides productives avaient été affectées par la désertification.

Les sols, comme ceux des forêts jouent le rôle de puits de carbone et stockent plus de 2 fois la quantité de gaz carbonique se trouvant dans les végétaux et l’atmosphère.La dégradation des terres et à la désertification, sont toutes 2 responsables de 130 millions de tonnes de CO2 qui s’échappent des sols chaque année

Les cycles pluviométriques sont donc modifiés à l'échelle mondiale, provoquant sécheresse et inondations anormales.

 

La déforestation diminue l'évapotranspiration, ce qui pourrait diminuer les précipitions en Amazonie.


6. La destruction des tourbières (qui se consument des mois lorsque la destruction se fait par le feu) et des forêts indonésiennes provoque l'émission de 1,8 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit 4% des émissions mondiales annuelles. De ce fait, l'Indonésie est le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.  

 

7. Impact sur la santé : La destruction des habitats forestiers pour de nombreuses espèces facilite la transmission des maladies infectieuses à l’homme, par le contact affirmé avec les moustiques, singes, rongeurs porteurs de virus ou de bactéries potentiellement dangereux pour l’homme. Tel a été le cas de l’apparition des maladies tropicales comme le paludisme, la fièvre Ebola, voire le Sida.

*le réchauffement climatique pourrait entraîner une augmentation du taux d’infection au VIH dans le monde entier.
Dans un groupe de discussion rassemblant les meilleurs chercheurs en VIH, le professeur Daniel Tarantola a déclaré que le réchauffement est en train de restreindre les ressources sanitaires et sociales dans les pays les plus pauvres et vulnérables, empirant ainsi l’incidence du VIH et d’autres maladies. http://news.mongabay.com/

 

 

  • Des solutions pour sauver la Planète 

 

 

Stopper la déforestation à l’échelle mondiale est un objectif parfaitement réalisable, au coût économique réduit, avec un retour sur investissement considérable à court et long terme. De quoi, normalement, emporter la décision même d’un gestionnaire débutant...


Qui est responsable de cette malexploitation ? Bien sûr, on pense d’abord aux lobbies et à leurs contraintes économiques. Les règles du commerce mondial rendent moins cher un bois exploité à des milliers de km qu’une essence locale parce que le coût d’exploitation dans les pays en développement et le transport sont peu onéreux étant donné que la dette écologique et sociale n’a pas encore de prix…

 Mais il n’y pas que cela : la majorité des gens concourent tout autant à accélérer la dégradation des forêts tropicales en achetant les produits proposés par ce secteur (consommer n’est pas un acte anodin), et en contribuant globalement à laisser la concurrence internationale faire du monde un endroit dans lequel les populations ne voient d’autres solutions à court terme que de détruire les forêts pour survivre.

 

 

  • Privilégier les labels FSC et PEFC qui garantissent la provenance du bois de forêts gérées durablement. Ce sont des labels importants car ils témoignent d’un effort de lutte contre la  déforestation.
    - Faire respecter des lois (par les communes d'abord) : en France , 40% du bois tropical est d'origine illégale
    - Exiger le label FSC (rappel : inexistant pour le bois indonésien)

Voici une liste non exhaustive d’espèces de bois menacées donc à éviter :

  • Acajou  : destruction massive des forêts anciennes,
  • Abachi, ayous, wawa, samba, obeche, moabi : destruction massive des forêts par surexploitation systématique,
  • Merbau : déforestation massive par surexploitation industrielle,
  • Ramin : destruction des forêts qui abritent les derniers Orangs-outans,
  • Teck : destruction massive des forêts anciennes.

Pour connaître l’ensemble des espèces en danger, vous pouvez vous référer à la liste dressée par la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction) qui identifie 19 espèces de bois tropicaux à protéger, et à la liste rouge, plus complète, réalisée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) qui recense 5611 espèces végétales menacées.

  • Protéger les forêts du nord suppose de réduire notre fabrication de pâte à papier à partir des arbres, en développant fortement la filière de récupération et de réutilisation des vieux papiers.
  • Au sud, il faut améliorer les foyers utilisés par la majorité des populations, qui cuisinent au feu de bois, et utiliser des techniques rationnelles et durable pour l’exploitation des forêts. La solution consiste à recourir à des foyers améliorés, qui consomment beaucoup moins de bois ou mieux, à des foyers solaires. Ces derniers, très peu chers, concentrent avec 3 feuilles d’aluminium, les rayons du soleil sur la casserole : en 3 heures maximum, tout est cuit ! Ces systèmes apportent un dividende supplémentaire : ils diminuent la dépendance énergétique des plus pauvres et réduisent leurs dépenses mensuelles pour se nourrir !
  • Recyclage / Les efforts produits dans le monde dans le domaine du recyclage sont très variables :

          >De 72% au mieux en Allemagne à moins de 30% en Chine par exemple.

          >Les USA, plus gros utilisateur de papier dans le monde en recyclent 48%.

 

On le voit, le potentiel d’amélioration est considérable si chacun de nous renonce à tout ce qui est jetable : mouchoirs, serviettes en papier, etc.. Les fabricants de papier toilette sont aussi sur la sellette, en particulier le premier d’entre eux, Kimberley Clark, qui refuse d’utiliser du papier recyclé, préférant raser, année après année, des surfaces immenses de forêts boréales.

 

  • favoriser l'écotourisme ou tourisme solidaire qui permet de préserver la forêt et les cultures autochtones.

 

Au niveau collectif, des actions diverses sont entreprises par les ONG et certains gouvernements :


-- Gestion et exploitation plus respectueuses des forêts tropicales par les autochtones
-- Création de parcs nationaux ou de réserves, malheureusement peu respectés dans les faits.
-- Labellisation (à améliorer) des industriels utilisant le bois, pour garantir leur origine et préservant les forêts primaires.
-- Initiatives diverses de développement durable.
-- Titularisation de terres au profit des populations locales…

 

  • Lutte contre la déforestation liée à l'huile de palme dans les pays de consommation 

Seul un changement de comportement permettra d'enrayer le désastre qui se profile sous nos yeux. Cela passe par l'adoption d'un mode de vie qui aide à la préservation des forêts. S'interroger à chaque instant dans nos comportements de vie et de consommation, les remettre sainement en question, oser changer face à notre entourage social, s'indigner face à l'insupportable, scruter les étiquettes, les provenances, raisonner nos besoins de consommation…

  • Achats auprès de boutiques "sans huile de palme"

Bio-accessible : Cosmétiques, alimentaire et autres
Bio-instinct : Cosmétiques et produits d'entretien
Lush : Cosmétiques
Les utiles de Zinette Cosmétiques
Essential Care : Cosmétiques sans huile de palme
Little Satsuma : Cosmétiques sans huile de palme (en anglais)
Custom vintage : Cosmétiques sans huile de palme (en anglais)
Les Essentiels Nature : Cosmétiques

 

  •   Agrocarburants

- Boycotter les moteurs conçus pour les agrocarburants (même si l'huile de palme ne sert que pour les moteurs diesel)
- Pour les autres, on ne peut pas distinguer un carburant diesel avec ou sans agrocarburant ajouté
- Informer et soutenir les associations qui informent sur ce problème

  •  Produits alimentaires


Nous utilisons quotidiennement des produits dérivés ou en lien avec la forêt. Pour certains articles comme les blocs-notes, les cahiers, les produits hygiéniques (mouchoir, etc.), ce lien semble évident. Mais qu’elle filiation existe-t-il entre la forêt et un biscuit ou de la viande ?
Pour avoir la réponse à cette question, je vous invite à consulter le site www.protegelaforet.com
élaboré par le WWF.
En le parcourant, je suis certain que vous aurez quelques surprises. Vous pourrez ainsi découvrir que :

-grignoter des chips et des biscuits contribue à la déforestation. Selon le WWF, 61% des chips et 26% des biscuits contiennent de lhuile de palme. Celle-ci ne pouvant être cultivée que dans des climats tropicaux humides, les nouvelles plantations se font donc au détriment de la forêt tropicale.

-la consommation en viande d’un Français cause la déforestation de
16 m2 en Amazonie. En effet, lalimentation animale est fortement dépendante du soja, et, 74% du soja, dont une partie est OGM, provient du Brésil.
Mais comment faire alors pour continuer à salimenter sans contribuer à la déforestation ?

Pas dinquiétude, le site vous donne des solutions simples. Pour les biscuits, il s’agira déviter d’acheter les produits qui portent la seule mention «matière grasse végétale» car elle très souvent synonyme dhuile de palme et pour la viande, il faudra privilégier celle provenant délevage extensif ou encore celle labéllisée AB.
Les reconnaître

Il faut scruter les étiquettes . Cette huile est intitulée "huile de palme", "palmate", parfois simplement "huile végétale".
Tous les noms de l'huile de palme .  
Les remplacer Impossible pour de nombreuses préparations , si ce n'est par des plats maison, non préparés (et généralement meilleurs)
- Findus a proscrit l'huile de palme
- Magasin Casino s'engage à supprimer progressivement les produits à base d'huile de palme
- Autres plats cuisinés : à l'huile d'olive
- Patisseries, viennoiseries : pur beurre
- Margarine : remplacée par le beurre  
Liste de produits contenant de l'huile de palme:
  • Marques et produits contenant de l'huile de palme
1) Marques et produits qui utilisent de l'huile de palme dans l'industrie alimentaire (avec photos) / Brands and products using palm oils in food industry (with pictures).

http://www.greenthefilm.com/wp-content/uploads/2009/10/act_food.png

2) Marques et produits qui utilisent de l'huile de palme dans les produits cosmétiques (avec photos) / Brands and products using palm oils in cosmetic products (with pictures).

http://www.greenthefilm.com/wp-content/uploads/2009/10/act_cosmetics.png
http://www.facebook.com/topic.php?uid=21095201838&topic=14219
http://mamandeschats.canalblog.com/archives/2009/07/20/14465462.html
http://forum.doctissimo.fr/nutrition/nutrition-libre/hydrogenes-aliments-coprah-sujet_146239_1.htm
http://www.ptitchef.com/recettes/1ere-liste-de-produits-contenant-de-lhuile-de-palme-fid-376020
  • Reste la question des compagnies forestières et de leurs modes d’exploitation des ressources forestières. Elles connaissent parfaitement les méthodes, largement utilisées dans certains pays (Suède, Norvège..) et qui permettent une coupe sélective, respectueuse de la forêt. Mais les états du Sud sont souvent incapables de faire respecter, sur le terrain, les contraintes qu’ils imposent à ces compagnies qui n’hésitent jamais à recourir à la corruption pour obtenir passe-droits et immunité et continuent donc de pratiquer les coupes à blanc presque partout, permettant des profits maximum à court terme, mais gâchant des quantités considérables de bois, laissant les populations locales dans le plus strict dénuement et condamnant les sols, mis à vif.

 

>>La solution passe par une mobilisation de toutes les parties prenantes de ces compagnies: législateur, actionnaires et clients. Tous ensemble, nous devons leur imposer des codes de bonne conduite et le respect des principes édictés par les labels de bonne gestion comme le Forest Stewardship Council (FSC), mis au point par le WWF. Une gestion durable des forêts consiste à interdire la coupe des forêts anciennes, réservoir essentiel de la biodiversité, et de limiter la coupe aux arbres issus de forêts gérées à cet effet. De nombreuses études ont montré que la productivité des forêts ainsi gérées suffirait largement à couvrir l’ensemble de nos besoins...

 

  • Pourquoi choisir d’être végétarien ?


Outre les raisons éthiques et philosophiques qui animent un grand nombre de végétariens, les « atouts santé » d’une alimentation végétarienne sont considérables :

- Diminution des maladies cardio-vasculaires.
- Prévention des cancers du sein et du colon !
- Le cholestérol et les problèmes d’obésité sont rares chez les végétariens
- Des études ont montré une incidence positive sur l’espérance de vie (6 à 10 ans de plus que la moyenne).

-Asthme

-Osteoporose
-Arthrite

-Diabète


> Explication ? Le régime végétarien est pauvre en « graisses saturées » et très riche en fibres. Ces fibres sont issues des céréales, des légumes et des fruits : ils réduisent les risques de maladie grave ! Une grande consommation de fruits et légumes garantit une alimentation riche en vitamines, surtout en vitamine C et en vitamine A

 

          L'Association Diététique Américaine déclare : « Quand bien même des facteurs extérieurs, tels que l'activité physique et le fait de s'abstenir de fumer et de boire de l'alcool, pourraient jouer un rôle, une alimentation sans viande est clairement un facteur contribuant à réduire le taux de morbidité et de mortalité de plusieurs maladies dégénératives chroniques » et considère que le régime végétarien est efficace pour la prévention et le traitement de nombreuses affections  . Une consommation excessive de viande et d'abats est également associée à l'apparition de la goutte (accumulation d'acide urique).

Certains chercheurs comme Dean Ornish auraient obtenu des résultats positifs en traitant des maladies du cœur de certains patients avec un régime végétarien strict et un programme visant à diminuer le stress. Des préoccupations nutritionnelles encouragent aussi les régimes favorisant les fruits, les légumes et les céréales et minimisant la viande et l'absorption de lipides sans toutefois les interdire  .

Le végétarisme pourrait provoquer des carences en vitamine B12  et D, ou en fer. Mais la théorie selon laquelle la grande quantité de fer contenue dans les nourritures animales serait facilement absorbable est controversée également . En ce qui concerne les protéines, elles ne se trouvent pas uniquement dans la viande mais aussi dans les produits laitiers, les œufs, le pain, la spiruline et les protéagineux (lentilles, riz, haricots, pois chiches, soja, quinoa).

Il est parfois avancé que si la diète standard d'un homme occidental est indéniablement omnivore et qu'il s'y adapte très bien, le débat sur la physiologie de type omnivore de l'homme n'est pas clos. La dentition de l'homme — machoires de force moyenne et petites canines non tranchantes — est comparable à celles des primates frugivores (qui, s'ils consomment à l'occasion de la viande, sont intrinsèquement frugivores). Ainsi Georges Cuvier, Charles Giraudou Charles Darwin(entre autres) considéraient le frugivorisme comme le régime le plus naturellement adapté à la physiologie de l'homme. Par ailleurs, la physiologie de l'homme est très différente de celle des animaux carnivores monogastriques. Si, à la différence des herbivores et des granivores, l'homme ne dispose pas d'un estomac spécifique à la nutrition végétale (sa vésicule biliaire s'épuise à la digestion des huiles végétales), son intestin mesure dix à douze fois la longueur de son corps, contre quatre à cinq fois chez le carnivore.

De nos jours, certaines viandes produites de façon industrielle contiennent des traces de produits chimiques ingérés par les animaux ou qui leur sont inoculés durant leur vie (hormones de croissances, antibiotiques, contraceptifs et pesticides). Il faut remarquer que l'emploi d'hormones (de croissance ou autres), fréquent aux États-Unis, est interdit au Canada et en France. La viande des animaux élevés aux hormones (notamment les vaches et les porcs engraissés ainsi que les saumons d'élevage) contiennent des proportions plus importantes de graisses et une valeur nutritionnelle moins importante que les viandes des animaux vivant en liberté dans leur milieu naturel. Cette réalité conduit un certain nombre de personnes à devenir végétariennes.

Prévention de la maladie d'Alzheimer

Étant donné les similitudes des symptômes (la démence) et les causes de ces pathologies graves que sont la maladie de Creutzfeldt-Jakob (équivalent humain de l'encéphalopathie spongiforme bovine) et celle d'Alzheimer (qui dont deux maladies neurodégénératives caractérisées par l'accumulation d'agrégats de protéines – quoique de types différentes – formant des dégénérescences à l'intérieur des neurones), des études cliniques tendent à démontrer que la consommation de viande (poissons compris ) favorise le développement de la maladie d'Alzheimer .

En effet, la hausse du nombre de cas développant la maladie d'Alzheimer pourrait correspondre à la hausse de la consommation de viande dans le monde : ainsi, une recherche de l’American Society for nutrition, concernant des populations d'Amérique latine, de Chine et d'Inde, conclut que « la consommation de viande a été plus élevée chez ceux dont on a diagnostiqué une démence » .

Ce faisant, les populations indiennes pratiquant le végétarisme (depuis des générations) ont un taux d'individus touchés par la maladie d'Alzheimer qui est le plus faible enregistré de par le monde

 



 
>5 types de régimes végétariens existent...

On peut bien sûr être végétarien et avoir une alimentation équilibrée et non carencée en nutriments essentiels. Mais cela dépend tout à fait du régime choisi. Car il en existe cinq et seuls les régimes appelés Ovolactovégétarien et Pescovégétarien sont conseillés par les nutritionnistes.

Objectif nutritionnel atteint !

 

  • Le régime Ovo-lacto-végétarien : le plus pratiqué

Il consiste à éliminer de son alimentation :

  1. viandes,
  2. poissons
  3. crustacés.

On peut néanmoins consommer des sous-produits animaux tels que le lait, le beurre, le fromage et les œufs. L’équilibre nutritionnel peut tout à fait être réalisé ainsi ! Les produits laitiers apportent les protéines, calcium et vitamine B12 que la viande apporte en général à un non végétarien. Quant au fer…On le trouve dans les végétaux et les œufs, sous une forme toutefois moins bien assimilable par l’organisme !

  • Le régime pescovégétarien : le plus équilibré

Tout est permis sauf les viandes ! L’avantage par rapport au précédent est la présence du poisson qui apporte des protéines et des acides gras essentiels comme les Omégas 3 (que l’on trouve essentiellement dans les produits de la mer ou dans certaines huiles) ainsi que du phosphore.

Plus on exclut d’aliments, plus on risque les carences...

  • Le régime lacto-végétarien : exclut viandes, poissons et œufs.

Le risque : manque de fer et de protéines.

  • Le régime ovovégétarien : exclut viandes, poissons, produits laitiers…mais œufs autorisés !

Le risque : manque de calcium, de protéines et de vitamine B12

  • Le régime végétalien : seuls les légumes, fruits et céréales sont autorisés.

Le risque : de grosses carences en minéraux, fer, protéines, zinc, vitamines.

 

  • Le terme anglo-saxon vegan (pouvant se traduire par véganisme) s'applique à ceux qui en plus d'être végétaliens, évitent d'utiliser des produits d'origine animale (le cuir, la laine, la fourrure, la cire d'abeille et les produits cosmétiques testés sur les animaux par exemple). Un véganiste n'accepte que les produits non-issus de la souffrance d'un animal : végétaux, minéraux ou micro-organismes (non-testés sur les animaux).

 

 

> Formes spécifiques

Nourriture d'origine végétale
  • Les fruitariens (de l'anglais fruitarian) ne mangent que les fruits, les noix, les graines et les matières végétales qui peuvent être recueillies sans abîmer de plantes. Le principe derrière ce mode d'alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de récolter les fruits mûrs des arbres. Un fruitarien peut donc manger les haricots, les tomates, les cucurbitacées mais refuse de manger les tubercules (pommes de terre) et les épinards[77].
  • Le sproutarianisme (néologisme de l'anglais sproutarianism) est un régime basé sur les graines germées comme les pousses de haricot, les germes de blé ou les choux brocoli. En général, des aliments crus sont rajoutés à l'alimentation.

 

 

 Comment éviter les carences quand on est végétarien ?
 

Le risque majeur d’un régime végétarien est évidemment celui de souffrir de carences. Plus le régime est sévère et exclut des aliments, plus il est difficile de rééquilibrer le tout d’un point de vue nutritionnel. La qualité essentielle d’un bon végétarien est donc de savoir ce dont il est susceptible de manquer et quelles cartes alimentaires il peut jouer pour pallier les manques !

 

  • Les carences les plus fréquemment observées chez les végétariens


Les études montrent chez les végétariens un taux souvent plus bas que la moyenne pour ces nutriments, principalement apportés par les produits animaux :

  1. - Fer
  2. - Calcium
  3. - Vitamine A
  4. - Vitamine D
  5. - Zinc
  6. - Vitamine B12 (apportée par la viande, cette vitamine sert à fixer le fer)
  7. - Acides aminés comme les Omega 3 (fruits de mer, poissons, salade de mâche, certaines huiles…)
  8. - Protéines (pour les végétaliens qui refusent les laitages et les œufs)

Si la qualité des protéines de la viande ne fait absolument aucun doute, les végétaux sont quant à eux les parents pauvres : même si leur teneur en protéines est très appréciable pour les céréales et les légumineuses, leur qualité nutritionnelle n’est pas à la hauteur de celle des protéines animales, car il leur manque, selon les espèces, un ou plusieurs acide aminé indispensable. Il s’agit de :

  1. la lysine pour les céréales (blé, riz…) 
  2. la méthionine pour les légumineuses (soja, lentilles…),
  3. du tryptophane et de la lysine pour le maïs,
  4. de la méthionine et de la lysine pour les graines oléagineuses (sésame, tournesol, amandes, noix).

Les céréales et leurs dérivés (pain, farine, pâtes…), et les légumes secs (haricots blancs ou rouges, pois cassés, flageolets, pois chiches, lentilles…), s’ils sont consommés au cours du même repas, se complètent pour offrir une palette harmonieuse en acides aminés indispensables. Cette association peut parfaitement remplacer la viande à l'un ou l'autre repas.


  • Conseils pour conserver son équilibre nutritionnel


L’important est de bien connaître les produits de substitution aux viandes et d’associer les nutriments autorisés par le régime végétarien pour reconstruire un bol alimentaire équilibré.

      > Quels sont les aliments riches en protéines végétales capables de remplacer la viande ?


N°1 Le soja dont les protéines sont d’aussi grande qualité que celles de la viande.
N°2 Les autres légumineuses : lentilles et haricots blancs crus, pois chiches, fèves sèches, petits pois secs
N°3 Les céréales : riz, froment de blé, seigle, maïs, flocons d’avoine, pain complet…
N°4 Les fruits secs et les oléagineux : les noix de cajou, noisettes, noix de pécan, pignons, pistaches et noix.
N°5 Une des plantes commune qui sont riches en protéines capables de remplacer celles de la viande, l'ORTIE.

 

Il est possible d’apporter de « bonnes protéines » en consommant alors du poisson ou des œufs.
 
  • 100g de viande = 100g de poisson = 2 œufs = 20g de protéines
  •  Poissons et œufs sont également une source intéressante de fer même si leur teneur est inférieure à la plupart des viandes de boucherie.
  •  On trouve également des protéines de qualité dans les produits laitiers. Un yaourt apporte 5g de protéines et une part de 30g de fromage 5 à 10g
  •  Les protéines sont également présentes dans le règne végétal
-         les céréales contiennent des protéines mais leur qualité est inférieure à celle de la viande,
-         c’est également le cas pour les légumes secs (lentilles, pois…)
 
Toutefois en prenant la peine de consommer céréales et légumes secs au cours d’un même repas on obtient des protéines de qualité équivalente à celle de la viande.
 
Exemple d’associations judicieuses :

-         pain et salade de lentilles
-         semoule ou pois chiche
 
Enfin contrairement aux idées reçues le fer des végétaux (épinards, lentilles…) est très peu absorbé par notre organisme (3 à 4 fois moins que le fer de la viande). L’absorption de ce fer est réduite par la consommation de café et de thé et augmentée par la consommation d’un aliment riche en vitamine C au cours du même repas.
 
Il est donc conseillé aux personnes ne consommant pas de viande de consommer thé et café à distance des repas (au moins 2heure après) et de consommer à chaque repas une source de vitamine C (fruit cru, jus de citron …).

"Il existe toutefois une solution car, en associant convenablement des aliments différents d'origine végétale, on peut couvrir complètement les besoins en acides aminés de notre corps. Ainsi, les légumineuses (par exemple, les haricots rouges) donnent le complément en acides aminés, qui manque dans le blé ; un plat composé de pâtes et d'haricots est parfaitement équilibré en protéines, en hydrates de carbone et lipides. Si nous éliminons complètement la viande, il faut compléter notre alimentation pour ne pas avoir de carences. Nous avons déjà vu que la carence la plus commune est celle en vitamine B12, que nous pouvons toutefois trouver aussi dans la levure de bière ou dans certains types d'algues comme, par exemple, dans la Nori.

Si nous prenons 50 grammes de légumineuses sèches avec 100 grammes de céréales, nous aurons un apport de 20 grammes de protéines assimilées, mais pour avoir la même quantité de protéines, nous devons manger 179 grammes de filet de veau ou 149 grammes de poulet ou de 200 grammes de rôti de porc. Il n'existe pas une forme d'alimentation idéale pour tout le monde, puisque chacun possède des caractéristiques génétiques différentes (notre famille d'origine peut être omnivore ou végétarienne) et grandit dans une culture avec des habitudes et des traditions différentes. Une consommation excessive de viande nuit néanmoins à la santé et nous devons toujours nous assurer de sa qualité, car la viande peut contenir des hormones, des antibiotiques, des conservateurs, de la cortisone, des colorants, et bien d'autres substances." Ce texte est extrait du livre " 99 questions à une naturopathe ", d'Alessandra Moro-Buronzo, éditions Médicis, 18,50 euros, 254 pages.


> Seïtan, boulgour, kamut, Quorn, quinoa, tempeh, miso… L'alimentation végétarienne propose différents produits aux consonances mystérieuses qui peuvent inspirer la méfiance, mais qui gagnent à être mieux connus.

  1. Le seïtan, qui est utilisé comme substitut de viande, est obtenu à partir du blé. Il est riche en protéines, et contient du calcium, du fer et des vitamines du groupe B. Précisons que sa teneur en sodium est élevée, ce qui peut amener à l’écarter de certains régimes. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, malgré son caractère 100 % végétal, il n'est pas riche en fibres alimentaires
  2. Le Boulgour est plus une dénomination de mouture que de produit. Il s’obtient à partir de céréales, généralement le blé, qui sont concassées, précuites à la vapeur et séchées. Il se cuisine comme du couscous. Il est une bonne source de glucides complexes, et contient des fibres, du fer, du magnésium, du zinc, du potassium et de la vitamine PP en quantités d’autant plus appréciables qu’il est proposé en version « complète ».
  3. Le kamut est l'ancien mot égyptien désignant le "blé". Comme le boulgour, il contient des glucides complexes, des fibres des protéines, mais également du calcium, du fer, et des vitamines du groupe B.
  4. Le Quorn, réputé pour sa bonne teneur en protéines et en fibres alimentaires, est une mycoprotéine issue d'un Fusarium. Toutefois, ce produit n'est pas 100% végétal, puisqu'il y a adjonction de blanc d'œuf lors de sa technique de fabrication. Il remplace efficacement la viande.
  5. La quinoa est une céréale intéressante (notamment pour sa teneur en protéines, en fer et magnésium), mais comme toute céréale, elle ne suffit pas à elle seule pour remplacer la viande.
  6. Panoplie soja 
Le soja fait partie de l'alimentation des Asiatiques depuis 5000 ans déjà, et il occupe une place importante dans l'alimentation végétarienne. Chez nous, il n’est pas consommé sous forme de fèves (attention, ne pas confondre le soja avec les « pousses » ou « jets » de soja), mais de produits obtenus à partir de celle-ci : le « lait » de soja ou « tonyu » généralement enrichi en calcium afin que sa composition soit la plus proche de celle du lait ; le "fromage" de soja ou tofu, produit à partir de lait de soja caillé ; le tempeh, obtenu à partir des fèves de soja fermentées et qui est riche en protéines. Citons encore le miso et le tamari, tous deux obtenus à partir du soja, et qui s’utilisent dans la cuisine végétarienne. Précisons que dans ce vaste domaine des produits de substitution, la palette des saveurs est très large et, dans tous les cas, très éloignée de celle de la viande.

 

  • L'Ortie :Il s’agit de protéines complètes, équilibrées en acides aminés. Leur valeur nutritionnelle est équivalente à celle des oeufs, supérieure à celle de la viande. Depuis une trentaine d’années, des travaux ont été entrepris sur les protéines foliaires aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Leur but est avant tout de réussir à extraire des protéines des feuilles des végétaux afin d’en nourrir les animaux à la place des tourteaux de soja, car les protéines vertes sont plus rentables. En France, le professeur Costes de l'Institut National Agronomique a publié le résultat des travaux de son équipe dans un remarquable ouvrage « Protéines foliaires et alimentation » (Gauthier Villars, Paris, 1981), auquel nous emprunterons les citations suivantes.


Voici la phrase-clé : « ... pour les acides aminés dits indispensables, on s’aperçoit que l’on n’a pas de carence en l’un des acides aminés dans l’ensemble des protéines foliaires. » C’est une constatation extraordinaire, qui remet en question la sacro-sainte supériorité des protéines animales.

Mais les « protéines vertes » offrent encore plusieurs avantages. Des substances utiles les accompagnent, vitamines, enzymes et sels minéraux - les plantes sauvages sont de véritables « pilules multivitamines » !...


>Extrait du lien suivant:

http://lia.tinyturtle.free.fr/module...hp?storyid=175

 

>Voici un lien sur la nutrition qui compare les sources de protéines animales et végétales.
http://www.guidenutrition.com/proteines/proteines.htm

 

  • Comment apporter à mon corps ce dont il a besoin ?

On retrouve certains aliments que l’on a déjà vu ci-dessus pour les protéines : ce sont les nutriments « gagnants » des végétariens !

  • Aliments riches en fer : cacao, coquillages, légumes secs, fruits secs et oléagineux, œufs, chocolat, certains légumes frais (choux, épinards, brocolis…)…

 

  • Et le calcium ? Misez sur les produits laitiers tous azimuts ! Pour les autres, il y a les végétaux : les légumes verts (navet, fenouil, épinards, endive, poireau, brocoli, carotte, betterave, choucroute, chou, haricots verts, artichaut, céleri branche, cœurs de palmier, salsifis…), les fruits séchés (abricots, figues, raisins secs…).

 

  • Le zinc : graines de courges (séchées ou germées), lentilles, pain complet, haricots, noix, carottes, avoine, jaune d'œuf…

 

  • Aliments vitaminés recommandés : levure diététique et légumes secs (B12), fruits et légumes jaunes, produits laitiers (A), œufs, fromage et margarine (D)

 

Attention !
Enfants et adolescents ont besoin de calcium et de fer pour grandir : les oeufs, légumes, céréales, féculents, fruits, produits laitiers s’imposent à chaque repas !
Enceinte ? Restez attentive à vos apports en protéines végétales (le soja est fortement recommandé !), calcium et…Fer.
Et pour les seniors : l’apport en calcium, protéines et vitamine D est indispensable pour l’entretien du capital osseux !

 

De facon generale il faut 1.2g de proteines par kg de poid. Selon les sources ça varie...entre 0.8 et 1.2g/kilo/jour. En prenant une moyenne de 1g/kilo/jour, on constate qu'une alimentation végétarienne variée apporte suffisament de protéines.

 

 

 Trois menus végétariens à savourer…
 

Quelques idées recettes, à déguster au déjeuner ou au dîner, pour allier végétarisme, équilibre et plaisir !


  • Menu 1


Entrée : Salade boulghour et légumes.
Boulghour, petits dés de courgette, choux vert, carottes, persil, huile de sésame, vinaigre balsamique et une pointe de persil ! A mélanger joyeusement !

Plat : Des galettes végétaliennes à l’indienne
Tofu, coulis de tomate, flocons de céréales, courgettes râpées, curry, ail, persil, oignon… L’atout de ce plat végétalien : la diversité et la saveur !

  • Menu 2


Entrée : Un caviar d’aubergines
Chair d’aubergines, oignons blancs, persil, ail, jus de citron, huile d’olive… Après avoir fait cuire les aubergines, les mixer en purée avec le reste des ingrédients, mettre au frais pour obtenir un délicieux caviar végétarien !

Plat : Le couscous végétarien !
Semoule, pois chiches, raisins secs, navets, carottes, tomates, céleri, oignons, ail, huile d’olive, beurre végétal, coriandre, curcuma, sel et gros poivre… Régal garanti !


  • Menu 3


Entrée : Le guacamole !
Avocats, tomates, oignons, ail, Tabasco, coriandre, persil et…Tortillas de maïs. Une entrée riche en vitamines et typiquement végétarienne !

Plat : La moussaka végétarienne
Faire une moussaka en cuisant et hachant des aubergines, un oignon, un steak végétal, des tomates, de la levure de bière, de l’huile d’olive, un peu de farine, une noix de muscade… A table !

 

  • Et encore :

Version végétarien:

http://www.recettes-vegetariennes.com/

http://www.recettes-vegetariennes.com/frameset%20sommaire.htm

http://www.recettesbox.com/cuisine-vegetarienne.html

http://www.cuisinepop.com/

 

Version Végétalien:

http://cuisinez-vegetalien.net/

http://allrecipes.fr/recettes/vegetalienne-recettes.aspx

 

 

Liste de sites de recettes végétariennes/végétaliennes

http://journee-sans-viande.info/Sites_de_recettes_vegetariennes/vegetaliennes.html

 

Cuisiner les fleurs etc.

http://www.cuisiflor.com/

http://www.cfaitmaison.com/culinaire/fleurs.html

 

  • Source :
  1. http://www.allianceveg.org
  2. Beauty-Experts
  3. Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon : http://dietetique.over-blog.com/article-10930510.html
  4. Notre famille.com
  5. http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9tarisme

 

  • Pour aller plus loin:

*Par quoi remplacer la viande ? de Food info .

Food info est l'outil de communication des spécialistes en agro-alimentaires qui apporte aux consommateurs des informations utiles, des réponses à leurs questions sur la sécurité alimentaire, les méthodes du production, la nourriture,...

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1423256697383

 

*Blog de l'Association  Végétarienne de France

http://www.vegetarisme.fr/

 

Vous pouvez aussi commander le livret
« Guide du végétarien » auprès de
l’Association Végétarienne de France, B.P. 4
77390 Chaumes-en-Brie (chèque de 2,50€).

 

 

*Informations sur le végétarisme, recettes végétariennes, nutrition : protéines, fer, graines germées, agar-agar.

http://vegterra.free.fr/

 

*Pour des renseignements plus approfondis, contactez un nutritionniste ou un diététicien. Consultez aussi le très bon site de cette diététicienne végétarienne : www.dietobio.com

 

*Végétarien

http://www.youtube.com/watch?v=cu9K8A3g6m8

 

Le pillage de ces forêts s’accélère… La vie sur la planète dépend de la persistance du manteau de forêt primaire de la Terre. Nous sommes nous aussi, à plus ou moins longue échéance, concernés. En détruisant ces forêts pour un profit immédiat, nous faisons encourir des risques graves à l'humanité et à la vie sur la planète: la sauvegarde des dernières forêts primaires est une urgence !

 

 

Quand le dernier arbre sera abattu, La dernière rivière empoisonnée, Le dernier poisson pêché, Alors vous découvrirez Que l'argent ne se mange pas. Proverbe Cri (Indiens du Canada)

 

 

 

Sources:
AUSTIN, Kelly. The « hamburger connection » as an ecologically unequal exchange : a cross-national investigation of beef exports and deforestation in less developed countries. Rural sociology, juin 2010, vol. 75, n° 2, p. 270-299.

 

CIFOR

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   


09/03/2011
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