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Saint-Prix à cheval sur les économies...

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Photo :equiterra


Recrutement efficace pour les services municipaux de la ville de Saint-Prix (95) en 2010. Pompon, Léone et leurs deux collègues, eux aussi cheveaux de trait, ont fait honneur à leur statut d'éboueurs intérimaires. Pendant plus de 8 mois, sans CO2 ni bruit , ils ont patiemment arpenté la ville pour récupérer les déchets verts et les acheminer vers les composts.

Bilan : 405 tonnes d'ordures ménagères en moins à incinérer par rapport à l'année précédente et une économie de près de 18000 euros pour la municipalité.


  • Saint-Prix : Le retour du cheval (vidéo) par vonews

Comment inciter ses administrés à recycler? A Saint-Prix les élus ont eu une idée originale. Avec l'association Equiterra, la ville collecte ses déchets verts, grâce à Léone et Pompon, deux chevaux de trait. Reportage



 

Ici à Peyrestortes, près de Perpignan, un attelage à cheval est affecté à la collecte de déchets.
Ici à Peyrestortes, près de Perpignan, un attelage à cheval est affecté à la collecte de déchets. Crédits photo : AFP

Un cheval à la place d'un camion pour les ordures ménagères peut diminuer les émissions de CO2 de 35 %.

 

 

 

«Ce n'est pas un gadget !» Depuis plusieurs années, Luc Delas se bat avec son association, Equiterra, pour défendre l'usage des chevaux de trait. Et, depuis un peu plus d'un an, les choses bougent. «On quitte le seul rayon du joliment correct», assure-t-il, avec des collectivités qui choisissent de remettre l'animal au cœur des ­villes. Utilisé pour tondre, tirer les minibus scolaires ou des bennes à ordures, le cheval a repris du ­service.

L'usage du passé redeviendrait-il une solution d'avenir ? «Soyons clair, il s'agit bien d'une niche, mais aujourd'hui, avec le développement durable, c'est le moment de réintroduire l'énergie cheval.» À Lyon, l'une des très rares villes de France dont la direction des espaces verts a obtenu la certification ISO 14001, le cheval a été réintroduit il y a deux ans pour collecter les déchets dans le parc de la Tête-d'Or, qui accueille l'été plus de 55 000 promeneurs par jour.

«C'est aussi efficace qu'une machine et neutre en termes de coût», insiste Gilles Burna, l'adjoint à l'urbanisme et aux espaces verts de la Ville. Imitée par Strasbourg, Lyon envisagerait à présent le recours aux équidés pour le ramassage des feuilles et des bois morts et des actions d'animation pédagogiques. Si l'on exclut les agglomérations qui proposent des calèches pour promener les touristes, une trentaine de communes se seraient lancées dans l'aventure cheval.

 

Enfants et parents conquis

Avec la taxe carbone, l'association Equiterra estime également détenir un argument de poids. Utiliser un cheval pour le ramassage d'ordures à la place d'un camion permet d'enregistrer un gain de carbone de 35 %. Un gain qui pourrait monter à 40 % pour la tonte des espaces verts, et même à 90 % pour les activités de maraîchage. Passé les écueils du départ (convaincre les conseillers municipaux sceptiques, former les agents…), les collectivités qui ont franchi le pas sont toutes enthousiastes. «On est même victimes de notre succès », s'étonne Edwige Franzetti, adjointe au maire de Maxéville, en banlieue de Nancy, où l'équibus scolaire a conquis enfants et parents.

 

  • Equiterra, une association créée pour faire la promotion des utilisations modernes du cheval de trait dans une optique de développement durable.

Cette dernière insiste également sur les perspectives d’emplois verts dans le secteur. Et sur les économies réalisables pour les collectivités (de l’ordre de 20 à 50 % sur une quinzaine d’années, soit la durée pendant laquelle le cheval est capable de travailler), tant sur l’investissement que sur l’entretien.

Une efficacité équivalente


Les villes qui expérimentent la collecte des ordures à cheval sont de plus unanimes : un attelage est aussi performant qu’une machine. Un cheval de trait, qui pèse en moyenne 900 kg, peut en effet tirer jusqu’à trois fois son poids. Certaines municipalités, comme Lyon (qui a remplacé en 2007 le tracteur par l’équidé pour ramasser les déchets du Parc de la Tête d’Or), et même quelques entreprises, comme la SITA (filiale de Suez spécialisée dans la propreté), souhaitent du coup développer l’activité pour transporter les personnes (tourisme, ramassage scolaire), tondre les espaces verts, pratiquer le maraîchage, ou encore réaliser des travaux de voirie (les économies de CO2 pourraient ainsi atteindre 90 %).

 

Sans oublier la nécessaire préservation des espèces. «Sur cent poulains de trait, 95 partent à la boucherie », souligne encore le président de l'association, qui s'interroge : alors qu'en Allemagne on compte encore entre 400 et 500 chevaux de trait pour le seul débardage, il n'y en a pas un seul en France ! «Dans quinze ans, il y aura des éléphants, des lions et des girafes, mais il n'y aura plus un seul cheval de trait si on ne maintient pas les efforts », assène-t-il.



Pour aller plus loin : www.choisirstleulaforet.fr/.../Ramassage-des-déchets-verts-à-Saint-Prix.pdf


Source: 

http://www.vonews.fr/index

http://www.lefigaro.fr/

http://www.developpementdurable.com/



16/04/2011
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