décroissance

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«Mieux connaître la pauvreté pour mieux la combattre»

Dossier : pauvreté en Belgique en 2009

Lundi 31 août 2009

La pauvreté touche un travailleur bruxellois sur dix

sources :

- //www.standaard.be/Artikel/Detail.aspx?artikelId=9D2DV469 (De standaard)

- //webh01.ua.ac.be/csb/index.php?pg=61&id=597 (Centrum voor Sociaal Beleid)

- //www.metrotime.be/digipaperfr.html?pag=3&kdate=21/08/2009 (Metro)

D’après le rapport « De werkende armen in Vlaanderen, een vergeten groep? » émis par le Centre pour la politique sociale de l’université d’Anvers, un travailleur sur dix vit sous le seuil de pauvreté à Bruxelles contre 3,7% en Wallonie et 2,5% en Flandre. Le phénomène des «pauvres au travail» (working poor) est donc également présent en Belgique. Il s’agit de personnes qui ont un travail mais gagnent trop peu pour se maintenir au-dessus du seuil de pauvreté. Ce seuil est fixé, à l’échelle internationale, à 60% du revenu moyen. Celui-ci varie en fonction du groupe de population; 2.000 € par mois pour un chef de ménage et 1.000 € pour un isolé.

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Calculer la pauvreté

source : //cours.funoc.be/essentiel/article/article.php?id_art=2244

En Belgique, le seuil de pauvreté est fixé à 860 euros pour un isolé. Mais mesurer la pauvreté, ce n’est pas un calcul exact. Ainsi, par exemple, un isolé qui touche 1 200 € est au-dessus du seuil de pauvreté. Mais il peut quand même avoir de grosses difficultés à joindre les deux bouts. Par exemple, s’il doit payer un loyer de 650 €, loyer courant à Bruxelles.

Dans notre pays, comme dans la plupart des pays développés, on utilise une mesure relative pour fixer le seuil de pauvreté. Pour calculer ce seuil de 860 euros, on prend 60% du revenu médian. Cette mesure est relative parce qu’elle dépend du revenu des autres habitants du pays. Si le revenu médian diminue, le seuil de pauvreté diminue aussi. Et cela n’améliore pourtant pas la situation de la personne pauvre.

Il existe dans le monde d’autres conventions pour mesurer la pauvreté. Le PNUD, le Programme des Nations Unies pour le Développement, utilise par exemple, une valeur absolue de 2$ par jour (en 2002). Le PNUD utilise aussi d’autres indicateurs pour mesurer la pauvreté: l’espérance de vie, le niveau d’instruction, les conditions de vie. Les indicateurs de la pauvreté sont différents dans les pays développés et dans les pays en développement.

1. Le revenu médian et le seuil de pauvreté: définitions

Lorsque tous les revenus sont classés du plus petit au plus grand, le revenu médian est la valeur qui se trouve au milieu. Par définition, 50% des observations sont inférieures à la valeur moyenne et 50% supérieures. Le revenu médian n’est pas la même chose que le revenu moyen. Le revenu médian est beaucoup moins influencé par les extrêmes dans les réponses que le revenu moyen. Le seuil de pauvreté est fixé à 60% du revenu médian. C’est une convention commune à tous les pays de l’Union européenne.

2. En Belgique

Pour une personne isolée
Le revenu médian est de 17 194 € par an soit 1 433 € par mois. Le seuil de pauvreté est de 60% de 17 194 € par an soit 10 316,44 € par an, soit 860 € par mois

Pour un ménage
Pour calculer le seuil de pauvreté des ménages, on ne va pas multiplier ce chiffre de 860 € par le nombre de membres du ménage. On part du principe que les membres d’un ménage partagent les charges et les dépenses. On va donc attribuer à chaque membre un facteur qui représente le « poids » à l’intérieur du ménage. Ce poids sera de 1 pour le chef de famille, de 0,5 pour le deuxième adulte du ménage et de 0,3 pour chacun des enfants (<14 ans). Le seuil de pauvreté d’un ménage composé de deux adultes et de deux enfants de moins de 14 ans se calcule donc en multipliant le seuil des personnes isolées par la somme des facteurs de chacun des membres du ménage : 1 +05+03+0,3= 2,1 (10 316,44 € X 2,1=21 664,52 € soit 1 805 € par mois). En Belgique, environ 1 470 000 personnes sont sous le seuil de pauvreté soit 14,7% de la population totale.

3. Union européenne

La Belgique obtient de moins bons résultats que les pays voisins avec lesquels elle a une frontière. Le risque de pauvreté s’élève à 10% aux Pays-Bas, 13% en Allemagne et en France et 14% au Luxembourg. En tête du peloton des pays européens, la Tchéquie (10%) devant le Danemark, la Slovénie, la Slovaquie et la Suède (12%). En bas du classement, la Lettonie (23%), la Grèce (21%), la Lituanie, l’Espagne et l’Italie (20% dans ces trois pays).

«Mieux connaître la pauvreté pour mieux la combattre»

source : //cours.funoc.be/essentiel/article/article.php?id_art=2245

«Pauvre» ? Le mot peut choquer et créer beaucoup d’émotion. Pour lutter contre la pauvreté, il faut aller au-delà de l’émotion, il faut une politique. Cette politique de lutte contre la pauvreté existe. Ou plutôt ces politiques. Les politiques que mènent les associations, les communes, les Régions, les Communautés, le gouvernement fédéral… Toutes ces politiques doivent se compléter. C’est pour cela que le Secrétariat d’Etat à la lutte contre la pauvreté a été créé.

Mais pour lutter contre la pauvreté, il faut d’abord la mesurer. Toutes celles et tous ceux qui luttent sur le terrain contre la pauvreté peuvent la mesurer au jour le jour. Ils l’étudient et ont des outils pour la mesurer. Mais le grand public ? Connaît-il la réalité des chiffres de la pauvreté ?

Pour sensibiliser monsieur et madame tout-le-monde au problème, le Secrétariat d’Etat à la pauvreté du gouvernement fédéral sort un baromètre de la pauvreté. Un baromètre ? C’est un instrument de mesure. Le baromètre de la pauvreté est un instrument de mesure de la pauvreté. Le baromètre est construit sur 15 indicateurs qui montrent le risque de pauvreté dans six grands domaines de la vie : revenus et dettes, soins de santé, travail, enseignement, logement, participation à des activités, privations non-monétaires. Au fil des ans, d’autres indicateurs pourraient venir compléter le tableau. Mais le baromètre doit rester clair car il doit aussi être compris par le plus grand nombre. Chaque début d’année, il montrera comment évolue la pauvreté dans notre pays. On verra donc s’il y a moins de pauvreté, si rien ne change ou s’il y a plus de pauvreté.

Le baromètre interfédéral de la pauvreté est construit sur 15 indicateurs. 12 indicateurs viennent d’une enquête annuelle sur les revenus et les conditions de vie appelée EU-SILC. C’est le principal outil de mesure de la pauvreté et de la précarité au niveau belge et européen. 3 indicateurs viennent d’autres données statistiques officielles. Des spécialistes, des experts et des associations qui luttent contre la pauvreté se sont mis d’accord sur les indicateurs de ce baromètre. Les statistiques fournies peuvent dater de deux ou trois ans. Ce n’est pas très grave : le baromètre sortira désormais chaque début d’année. Et il est très important de mesurer l’évolution de la pauvreté.

La brochure papier du baromètre est disponible notamment au Secrétariat d’Etat à la lutte contre la pauvreté. A noter que c’est une entreprise d’économie sociale qui a réalisé la brochure. Sa version électronique est en ligne : //www.mi-is.be/themes/poverty/Armoedebarometer/index_fr.htm

Le baromètre permet de vérifier, par exemple,

  • si plus ou moins de personnes ont un revenu supérieur au seuil de pauvreté
  • si plus ou moins de personnes habitent dans des habitations insalubres
  • si plus ou moins de personnes ont accès à de bons soins de santé
  • si plus ou moins de personnes ont un bon emploi
  • si plus ou moins de personnes sont peu qualifiées

De nombreuses recherches scientifiques ont été réalisées autour de la pauvreté. Mais le problème est que les gens les plus pauvres ne se retrouvent pas dans les banques de données utilisées. Par exemple, les personnes sans-abri, les gens du voyage ou les illégaux. D’autres enquêtes seront organisées pour que ces personnes soient prises en compte dans l’enquête scientifique sur la pauvreté.

En Belgique, chaque décision du gouvernement doit passer le test du développement durable. Par ce test, on vérifie si la décision respecte le développement durable de notre pays. Aujourd’hui, dans ce test, on vérifie plus précisément si une décision gouvernementale n’aura pas un effet négatif sur les personnes les plus pauvres chez nous.

Le baromètre n’est pas un instrument miracle. Mais il va:

  • Attirer l’attention du public
  • Aider les décideurs
  • Améliorer la politique de lutte contre la pauvreté et mieux l’évaluer

Consulter l’entièreté du dossier sur la pauvreté en Belgique :

//cours.funoc.be/essentiel/dossier.php?id_dossier=16



18/11/2010
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