décroissance

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Gérer l’eau potable en autarcie : récupération eau de pluie, filet à brouillard , wc wlt, rendre l'eau potable...

 

Parmi les deux éléments basiques indispensables à notre survie, l’eau est le seul qui ne nous est pas accessible immédiatement en tous lieux.
En outre, l’eau potable ne représente qu’une toute petite partie de l’eau disponible et la dérive moderniste s’est accompagnées d’obligations légales qui favorisent les modes de traitement les plus inadaptés à la volonté de développement durable, voire les moins écologiques.
Le choix de l’autonomie impose donc de récupérer de l’eau en quantité suffisante et de la traiter pour la rendre potable tout en étant en mesure d’en apporter la preuve en tous temps et à toute autorité en faisant la demande.
Dans un projet visant à l’autarcie il faut considérer la situation la plus extrême, car toute amélioration des conditions d’accès à l’eau viendra en déduction des efforts consentis et le risque d’aggravation de la situation avec le temps sera quasiment nul.

 

  • Quelles sont les eaux disponibles ?
  • Quelle effluents produisons-nous ?
  • Les eaux grises

A lire sur :

 

http://www.catharisme.eu/index.php/voie-cathare-aujourdhui/vivre-catharisme-quotidien/gestion-eau/

 

  • Pourquoi devrions-nous envisager de repenser l’élimination de nos excréments ?

 

  1. - limiter le gaspillage de l’eau potable utilisée dans nos toilettes actuelles ;
  2. - limiter notre empreinte polluante sur la planète dans l’espoir de retarder les effets néfastes de notre pollution.
  3. - Diminuer sa facture d’eau de 20% est appréciable.
  4. - L’usage de toilettes adaptées permet aussi de réduire la consommation de produits d’entretien.

 

En effet, la stagnation d’eau dans les siphons qui permet d’empêcher la remontée des mauvaises odeurs est génératrice de deux problèmes :


- la formation de tartre car nos eaux sont calcaires ;
- la cristallisation de l’urée contenue dans l’urine par contact avec les minéraux de l’eau.


Cela oblige donc à vidanger régulièrement nos toilettes avec une quantité d’eau non négligeable (environ 3 litres de nos jours avec les wc modernes).
Le fait de mélanger les matières fécales avec de l’eau à une température moyenne favorise la prolifération microbienne dont les souches pathogènes résistent à des températures moyennes. Elles se retrouvent dans les stations d’épuration et, si ces dernières ne chauffent pas les boues à plus de 50°C, elles partiront dans les zones agricoles d’épandage avant de revenir à terme dans nos légumes.


Le mélange de produits chimiques et des matières fécales ainsi que des urines favorise la production de métaux lourds qui se retrouvent aussi dans les boues d’épandage.

Au total, outre le coût de traitement (eau, électricité, produits d’entretien) et le coût de traitement collectif (stations d’épuration), sans oublier la pollution générée, nos excréments sont perdus alors que leur caractère écologique est sans conteste réel et majeur.

 

  •       Pourquoi acheter des engrais azotés chimiques, voire du fumier pour notre potager alors que nous gaspillons ceux que nous produisons naturellement ?

 

 

Jusqu’à présent les toilettes sèches étaient associées à l’image d’une caisse en bois percée d’une lunettes, à la façon des latrines de nos aïeux, et d’une caisse contenant de la sciure.
Avant de faire ses besoins, on versait une petite pelletée de sciure et l’on recommençait ensuite après avoir fait ses besoins.
Les plus perfectionnées disposaient d’un entonnoir où l’on urinait sinon l’odeur obligeait à vider la caisse de sciure tous les jours et à bien ventiler la pièce.


Aujourd’hui il existe des systèmes économiques, performants, inventifs et pratiques.
- Les toilettes sèches ressemblent à des toilettes modernes et disposent d’un séparateur d’urine incorporé. Un adaptateur fourni permet aux enfants de les utiliser sans problème.
Un clapet associé à une ventilation permet d’isoler les matières fécales et de les sécher afin de supprimer les odeurs ce qui permet à une famille moyenne de vider le bac tous les quatre jours environ. Le contenant plastique et le sac bio-dégradable rendent la manœuvre parfaitement simple et propre.


- Les matières sèches sont valorisées par compostage ou fumure.


- L’urine est soit éliminée avec les eaux grises, soit mieux encore collectée dans un bac spécial que l’on peut connecter à un système d’arrosage pour valoriser le jardin.


Pour ceux qui rechignent à uriner assis, des urinoirs existent qui utilisent diverses technologies dont une basée sur le principe de membranes qui s’accolent en situation humide empêchant toute remontée d’odeur. Ce système quasi inusable et sain associé à une cuvette mixte permet de satisfaire les hommes, les femmes et les enfants.


En outre, la suppression de l’arrivée d’eau et de l’électricité permet de confortables économies.


Franchement, quelle excuse pouvons-nous bien trouver pour ne pas utiliser ces techniques ?
Le recours aux toilettes sèches séparant les urines des matières fécales rend ces dernières faciles à gérer.  Aujourd’hui il existe  des toilettes à séparation aussi confortables que les toilettes à eaux et qui ne génèrent ni tarte, ni ammoniac, deux produits issus de la décomposition de l’urée dans l’eau calcaire.
Bien entendu cela permet aussi de traiter les effluents sans avoir à se préoccuper des eaux brunes et des boues.

 

  •  L’installation de WC « WLT », fonctionnant en autarcie, sans courant et sans eau. Souvent, les cimetières dans les forêts sont exploités par des services de pompes funèbres privés et il n’y a ni raccords pour les eaux usées, ni alimentation en eau et en courant. L’installation de toilettes « WLT » est prédestinée pour de telles conditions. De plus, elle est bon marché et ne demande que peu d’entretien. Le cœur de cette installation de WC est l’unité de compostage, qui composte les matières solides et élimine vers l’extérieur l’air usé de l’installation de WC via un ventilateur produisant une dépressurisation > http://www.heringinternational.com/fr/fr/news-1452.html

 

  • Fabriquer son recuperateur d'eau de pluie

 

Le coût de reviens total est d'environ 200 €. Il faut ajouter le surpresseur 3 bars avec reserve, les tuyaux et raccords 100€.
Ce systeme fournit environ 100L par jour (machine à laver le linge+toilette+aquarium) en déduction de ma consommation. J'ai détaillé les gain ici http://www.econologie.com/forums/loi-francaise-...ie-vt1742-40.html
Temps de réalisation environ 10H.

 

> http://www.econologie.com/forums/recuperation-de-l-eau-de-pluie-vt1778-60.html

 

 

 

 

 

 

 

 


  • L’eau potable


Au total, il ne reste plus à fournir que l’eau potable pour usage alimentaire (boisson, lavage des aliments et cuisine) et pour la toilette (douche, lavabo). Extrait du site futura-sciences : « Pourtant, seulement 2,5 % de cette eau potable est réellement utilisée pour boire et cuisiner. Le reste alimente des usages qui ne nécessitent pas de l’eau potable : nettoyage et jardin (6 %), lessive (12 %) et wc (20 %). ».
Même si l’on surévalue de façon importante ce chiffre, il est clair que la production de cette eau devient raisonnablement envisageable grâce à l’eau de pluie.


La récupération intégrale de l’eau d’écoulement des toits peut-être optimisée par une forme de toiture adaptée ou, mieux encore, par la végétalisation qui augmente la récupération de 40% environ.


Stockée dans une cuve, idéalement en béton pour favoriser la neutralisation du pH acide et favoriser la reminéralisation (même si cela semble moins important qu’on ne le pensait encore récemment), cette eau doit être filtrée dans des des filtre micrométriques (charbon, céramique) afin de libérer une eau filtrée à 5 micromètres qui sera ensuite stérilisée dans un tube à UV. Les plus paranoïaque pourront même ajouter un système à osmose inversée pour disposer d’une eau de qualité nettement supérieure à celle du réseau. Des contrôles réguliers en laboratoire, via le pharmacien du village le plus proche, permettront de confirmer sa qualité au fil du temps pour quelques dizaines d’euros mensuels.

Voilà quelques outils pour gérer au mieux la problématique principale d’une installation en zone isolée et favoriser l’autonomie intégrale. Bien entendu le pompage d’une source naturelle ou d’une nappe via un puits viendront en déduction de ces efforts.

 

La récupération des eaux pluviales repose sur quelques principes:

  • filtration avant l’arrivée dans les citernes avec des systèmes autonettoyants ou non,
  • épuration ne nécessitant pas d’entretien à l’intérieur du réservoir,
  • conservation de l'eau dans un endroit frais et sombre (seulement si cuves enterrées),
  • emploi de pompes économes en énergie pour distribuer l'eau recyclée,
  • marquage de tout le système de canalisation avec la mention eau non potable.
  •  Utilisations

Système de récupération des eaux pluviales pour l'habitation (Source: Wisy)

La récupération d'eau de pluie peut se faire à plusieurs destinations.

Dans les utilisations non comestibles :

  • Arrosage des plantes, pelouses (principalement l'été en période de restriction d'eau) ;
  • Alimentation des toilettes ou de la machine à laver ;
  • Nettoyage divers (sols, extérieur, ...).

Dans les utilisations comestibles :

  • Consommation de l'eau pour boire ;
  • Douches, bains ;
  • Lave-vaisselle ;
  • ...

À noter que dans une habitation, un même tuyau d'alimentation ne doit pas servir à l'eau de pluie (même recyclée, purifiée) et l'eau de ville (fournie par les services de la ville). Deux réseaux d'eau doivent être mis en place avec un système de disconnexion afin de limiter les risques. Un clapet anti-retour ou une vanne bypass sont donc interdits. (Réglementation sanitaire et départementale article 16-3)

 

La citerne

La capacité optimale de la citerne est d'environ 10 000 litres, de façon à permettre une alimentation permanente en eau de pluie. Pour pouvoir récupérer la presque totalité de l'eau des précipitations, il faut prévoir une capacité de stockage de 120 à 140 litres par mètre carré de surface au sol de la maison.

Deux types de citernes s'offrent au choix:

  • Les citernes en plastique
  • Les citernes en béton

Les citernes en béton sont recommandées puisque le béton neutralise le ph de l'eau de pluie qui est légèrement acide.

 Le groupe hydrophore

Il existe plusieurs types de pompes. Dans le cas de la récupération de l'eau de pluie pour un usage domestique, le groupe hydrophore est le mieux indiqué. Il existe deux modèles : avec ou sans réservoir. Un réservoir permet de ne pas enclencher la pompe à chaque utilisation. La taille du réservoir dépend des besoins : on peut prélever 30 l d'eau d'un réservoir d'une capacité de 100 l avant que la pompe ne s'enclenche (sachant qu'il faut entre 3 et 7 litres pour une chasse de WC). Pour l'alimentation d'un simple tuyau de jardin, un réservoir plus petit suffit amplement.

Dans le cas du groupe hydrophore sans réservoir, la pompe est commandée afin de s'enclencher dès la première demande d'eau. Il assure une pression constante qui prévient de la marche à sec. En effet, dès que la citerne est vide, la pompe s'arrêtera directement et protègera ainsi la pompe d'un fonctionnement 'à sec'.

 

Suite sur: http://fr.ekopedia.org/R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie#R.C3.A9cup.C3.A9ration

 

 

Voici quelques sites présentant ces solutions :


  • Futura science : le gaspillage de l’eau potable
  • Association Pierre & Terre : les toilettes sèches
  • Vision verte : les urinoirs écologiques
  • ce site est présenter une installation pour fonctionner 100% à l'eau de pluie =>http://nousconstruisonsatousvents.skynetblogs.be/l-eau-de-pluie/
  • Autarcie :http://autarcie.forumactif.com/t91-l-eau-potable-et-autre
  • Comment devenir indépendant par rapport au réseau de distribution d’eau et par rapport aux égouts: Site d'information basée sur les travaux de Joseph Országh > http://www.eautarcie.org/

 

  • filets à brouillard (eau potable) en Afrique

 

Pour obtenir de l'eau potable depuis l'humidité contenue dans l'atmosphère il existe plusieurs méthodes. Les deux grandes options sont condenseur et récupérateur de rosée ou filets à brouillard. Dans le brouillard, l'humidité de l'air est déjà sous forme condensée, ne reste plus qu'à la capturer. Les conditions climatiques nécessaires sont un peu particulières, mais il y a des expériences en plusieurs endroits, dont l'Afrique et l'Amérique du sud.
Le concept est appliqué depuis 20-30 ans dans des programmes d'assistance (certaines populations savaient en profiter avant d'avoir besoin d'être assistées...), et des recherches actuelles tentent d'en augmenter le rendement, avec des moyens high-tech.

 

le brouillard attrapé dans les mailles de ce qui ressemble à un grand filet de volley ball haut de 4 mètres installé dans la cour de récréation rapporte 2.500 litres d'eau.

"De l'eau propre, sans danger et sans produit chimique dedans", sourit Lutanyani Malumedzha, le directeur de l'école au pied du massif rocheux du Soutpanberg (nord-est)

Le filet, construit en 2007 avec l'aide de l'université de Pretoria, ne contient aucun appareil électronique et demande peu de maintenance.

L'eau ruisselle le long d'une gouttière jusque dans une citerne située à quelques mètres.

 

Suite sur :

  • http://www.france24.com/fr/20111026-le-filet-a-brouillard-gouttes-deau-font-deborder-enfants-sante
  • http://www.davidmanise.com/forum/index.php?PHPSESSID=ddcd98fd06b4adeb7ecb5f82512a8cec&topic=51744.0
  •  RENDRE L'EAU POTABLE


Il existe plusieurs méthodes pour purifier l'eau. Celles-ci séparent les éléments étrangers des éléments sains et donnent une eau d'une limpidité acceptable en détruisant les bactéries nuisibles. Deux traitements sont possibles : la purification à l'aide de moyens naturels et la purification à l'aide de moyens chimiques.

  • MOYENS NATURELS (les plus fiables)


1- Filtrer l'eau

La première opération consiste à filtrer l'eau, avec un micro-filtre, afin d'enlever  les matières en suspension. Si possible en utilisant un premier filtre - tamis lavable de 40 µm, ou à défaut un filtre à café ou à thé, suivi d'un second filtre le plus fin qui soit, si possible < 0.02 µm (taille moyenne d'un virus), et ce afin de pouvoir filtrer le plus d'éléments bactériologiques et chimiques.

Filtres à eau :
Filtre en céramique, de type Katadyn® : grâce à sa finesse et à la présence de sels d'argent, ce type de filtre (0,2 microns) élimine les germes de contamination fécale, les matières inorganiques (sédiments, argile) ou organiques. Il en existe plusieurs modèles selon l'usage (individuel ou familial), le lieu d'utilisation (camping, cuisine), le volume d'eau à traiter, etc. http://www.katadyn.ch/site/ca_fr/home/outdoor_products/
Voir aussi les magasins de sport/plein air et les surplus d'armée

2- Bouillir l'eau :

La meilleure façon de purifier l'eau est de la faire bouillir. Ce procédé détruit toutes les bactéries présentes, à condition que la période d'ébullition soit suffisamment longue. Portez à ébullition pendant plus de 2 heures, les premières minutes d'ébullition éliminent l'essentiel de la pollution. Afin de restaurer l'eau qui, lorsqu'on la fait bouillir, devient fade à cause de la perte de molécules d'oxygène, il est nécessaire de l'agiter vigoureusement pour lui redonner cet oxygène perdu. Si l'eau garde un mauvais goût, elle retrouvera un goût acceptable si l'on y ajoute des morceaux de charbon de bois provenant du feu de camp. Ceux-ci devront bien sûr être enlevés de l'eau avant qu'on la boive.

 

 

 

  • MOYENS CHIMIQUES


Il existe des comprimés contenant du chlore. Un seul de ces comprimés dilué dans 1 L. d'eau détruira les bactéries présentes.  Visitez les boutiques de sports/plein air et les surplus d'armée...

 

SOURCES:

 


http://2-la-chlorite-de-sodium-mms.html/

 

http://www.catharisme.eu/index.php/voie-cathare-aujourdhui/vivre-catharisme-quotidien/gestion-eau/

 

http://www.catharisme.eu/index.php/voie-cathare-aujourdhui/vivre-catharisme-quotidien/gestion-eau/

 

http://fr.ekopedia.org/R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie#R.C3.A9cup.C3.A9ration



10/01/2012
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