décroissance

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disparition des abeilles : un désastre écologique

 

" Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre "...


 

"Les abeilles disparaissent. Les écosystèmes sont menacés, nos ressources alimentaires aussi.

Mobilisons-nous !

L’abeille est un maillon essentiel de la biodiversité et de la chaîne alimentaire.

En plus des précieux produits qu’elle nous offre, pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques, - le Miel aux mille saveurs, la Gelée Royale, la Propolis, le Pollen, l’abeille est un insecte pollinisateur majeur irremplaçable.

En effet, la survie ou l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent des abeilles ! Soit l’équivalent de plus de 35% des ressources alimentaires mondiales ! D’où cette citation d’ Einstein : " Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre "...

 

L’abeille est indispensable au fonctionnement des éco- et agro-systèmes. C’est aussi un précieux indicateur biologique. .

 

Mais aujourd’hui, la pérennité de l’abeille et des autres insectes pollinisateurs est très gravement menacée. L’utilisation de certains pesticides mal évalués - comme les insecticides neurotoxiques systémiques utilisés en agriculture, décime chaque année des milliards d’abeilles depuis 1995 ! Très toxiques pour l’environnement, ils menacent également la santé humaine.

La disparition de l’entomofaune pollinisatrice engendrerait une catastrophe écologique sans précédent pour l’avenir de l’Humanité… Or, l’abeille ne bénéficie d’aucune protection particulière qui permettrait enfin de la préserver de son plus grand prédateur, qui n’est autre aujourd’hui que l’homme !

C’est pourquoi Terre d’Abeilles se bat pour une évaluation rigoureuse des pesticides, contre la dissémination des OGM/PGM dans l’environnement, en faveur d’une agriculture durable et maîtrisée, respectueuse de la santé publique et de la planète.

Nous souhaiterions vous associer à cet objectif ambitieux, qui nécessite l’appui du plus grand nombre... Je compte sur vous.

 

Ensemble, protégeons notre santé, notre environnement… Sauvons les abeilles et les autres insectes pollinisateurs !"

 

Béatrice Robrolle-Mary.

 

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  • Les causes : des abeilles affaiblies dans un environnement défavorable

1) Produits phytosanitaires agricoles et cultures OGM : des facteurs controversés

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En France, en 1993, les apiculteurs constatent une baisse importante de la production de miel. Ils pointent du doigt l’utilisation du Gaucho, un insecticide utilisé en enrobage des semences pour lutter contre les insectes ravageurs et à base d’imidaclopride. L’affaire fait grand bruit et les études scientifiques contradictoires se multiplient. Il s’avère que si l’imidaclopride est très toxique pour certains insectes ravageurs tels que la pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis, il l’est aussi pour les abeilles. En effet, ce produit est « systémique » : sa substance active pénètre dans la plante et se diffuse par la sève. C’est ainsi qu’il migre à faible dose jusque dans le pollen des fleurs. Pourtant, rien ne prouve qu’il soit la cause directe de la mortalité massive des abeilles, car certaines colonies se sont effondrées là où il n’était pas utilisé.

Après le Gaucho, le Régent, à base de fipronil, est mis en cause. Tous deux sont progressivement interdits par l’Etat sur différentes cultures en France. En 2007 et 2008, le Cruiser, à base de thiametoxam, est également dénoncé par les apiculteurs. L’Agence française de sécurité sanitaire alimentaire (Afssa) rend néanmoins un avis favorable assorti de nombreuses précautions et recommandations, pour la sécurité des abeilles notamment.

Au regard des données évaluées au niveau européen, le thiaméthoxam et le CGA 322704 [un métabolite NDLR] sont très toxiques pour les abeilles. Le thiaméthoxam est systémique et peut migrer vers les pollens et nectars. [...] Dans l’attente des résultats d’études complémentaires, afin de réduire l’exposition via la récolte de pollen ou de nectar provenant de la culture traitée ou de cultures suivantes et susceptibles de contenir des résidus de thiaméthoxam, il conviendrait, pendant la période de floraison, d’éloigner les ruches à plus de 3 km de cultures provenant de semences traitées et de ne pas introduire ultérieurement de plantes pouvant devenir attractives pour les abeilles dans la rotation culturale ou appliquer des mesures permettant de limiter l’exposition des abeilles. De plus, un suivi de ruches pilotes dans des conditions réalistes est recommandé pour quantifier le niveau potentiel de contamination dans les ruches et affiner l’incidence et la nature des risques à long terme.

 

Une partie de la communauté scientifique estime néanmoins que les abeilles sont progressivement intoxiquées et affaiblies par différents insecticides. Leurs traces se retrouvent à doses sublétales dans les abeilles mais aussi dans les ruches. « Les abeilles domestiques (Apis mellifera), par leur consommation de nectar et de pollen, peuvent être intoxiquées par une exposition unique (toxicité aiguë) ou répétée (toxicité chronique) à ces insecticides. Les molécules peuvent induire la mort des abeilles ou provoquer des effets sublétaux sur leur physiologie, leurs capacités cognitives et leur comportement, qui en retour peuvent occasionner des pertes d’abeilles ou affecter le développement de la colonie. »

Parmi ces produits, on trouve la famille des néonicotinoïdes avec l’imidaclopride, le thiamethoxam ou le clothianidine, et la famille des pyréthroïdes de synthèse avec la deltaméthrine. Ces substances agissent sur le système nerveux des insectes.

« L’imidaclopride possède une forte affinité pour les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine de la région post-synaptique du système nerveux central des insectes. L’inhibition de la transmission cholinergique conduit à la paralysie et à la mort des insectes. »

 

Si la toxicité de certaines substances est établie, des obstacles techniques doivent être surmontés pour trouver des modèles d’études efficaces.

« Les tests de toxicité ont été conçus pour étudier des insecticides de faible activité résiduelle appliqués sur les parties aériennes des plantes, tandis que les insecticides systémiques se dégradent lentement et sont hautement toxiques. De nouvelles procédures réglementaires appropriées et des tests spécifiques complémentaires sont donc nécessaires pour estimer les éventuels impacts sub-létaux et chroniques de ces insecticides sur les abeilles »

Les produits phytosanitaires attirent aussi la suspicion parce que l’abeille est particulièrement vulnérable aux toxines chimiques, bien davantage que la mouche drosophile par exemple. L’étude du génome  d’Apis mellifera (l’abeille domestique) montre que cet insecte possède très peu de gènes pour le système immunitaire inné. Plus préoccupant, elle est dépourvue de gène codant pour les enzymes de détoxification et se révèle donc incapable de développer une capacité de résistance contre les insecticides, produits qui agissent à très faibles doses et auxquels les abeilles sauvages seraient encore plus exposées.

 

 

Certaines cultures OGM ont elles aussi été mises en cause dans la presse car ces semences produisent leur propre insecticide. Les études qui y ont été consacrés restent ambigües. Une étude américaine a ainsi montré que la toxine bactérienne transgénique Bacillus thuringiensis (Bt) pourrait être néfaste aux taxons (groupe d’organisme vivants possédant en commun certains caractères taxinomiques) non ciblés par la toxine.En effet, il en ressort que si les invertébrés non ciblés sont plus nombreux dans les champs de cultures transgéniques (sans pesticides) que dans des champs non transgéniques mais traités, ces même invertébrés non ciblés sont encore plus nombreux dans les champs témoins, à la fois non transgéniques et non traités. Certains d’entre eux seraient donc bien victimes de la toxine Bt. Une autre étude avance que l’exposition des abeilles à la toxine Bt pourrait, certes, avoir des effets indirects en plein champ, mais que l’expérience n’a mis en évidence aucun effet négatif direct sur la survie de larves d’abeille en condition de laboratoire. Par ailleurs, les effets de doses sub létales à long terme restent inconnus.

2) Les parasites

Un bourdon couvert de pollen de rose trémière

 

Les abeilles sont aussi victimes d’agents naturels tels que des parasites appartenant à la famille des acariens. Les varroas – Varroa jacobsoni – proviennent d’Asie et se sont installés en Europe dans les années 1960. Identifiés en France au début des années 1980, ils ont contraint les apiculteurs à traiter les ruches avec des acaricides. En effet, ces parasites sont de puissants vecteurs de virus pathogènes. Mais depuis quelques années et un peu partout dans le monde, outre-Atlantique en particulier, les varroas développent des capacités de résistance aux traitements. C’est pourquoi ils sont suspectés d’être à l’origine de l’épidémie actuelle. Cependant, aucune corrélation absolue n’a pu être établie avec le phénomène d’effondrement. D’autres maux sévissent dans les colonies d’abeilles : loques américaines et européennes, acarioses provoquées par Acarapis woodi ou d’autres parasites qui s’installent en Europe. Une bonne partie de ces parasites, même s’ils prolifèrent, étaient présents depuis longtemps et n’expliquent pas, à eux seuls, le pic de mortalité apicole.

3) Les champignons parasites

Les abeilles subissent de redoutables propagations de champignons. Parmi ceux-ci, Nosema cerenae, retrouvé en masse dans le corps d’abeilles mortes, semble particulièrement virulent. Récent en Europe, c’est un champignon présent depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis et découvert il y a 5 ans en France. Il est de plus en plus suspecté d’être une cause majeure du syndrome d’effondrement. En cas de « nosémose », nom de la maladie parasitaire provoquée par le champignon, l’intestin des abeilles est attaqué. Victimes de diarrhées, elles libèrent des microspores et contaminent d’autres abeilles. En 2008, une étude espagnole a pour la première fois prouvé la responsabilité de ce champignon dans l’effondrement de colonies. Selon les auteurs, une longue période d’incubation asymptomatique peut expliquer l’absence de signes avant-coureurs de l’effondrement. Le recours à un très puissant antibiotique (fumagiline) s’est révélé un remède efficace, mais à court terme seulement (6 mois à 1 an).

4) D’autres insectes prédateurs

D’autres insectes en provenance d’Asie ou d’Afrique menacent aussi les abeilles européennes. Parmi ceux-ci, le petit coléoptère des ruches Aethina tumidaoriginaire d’Afrique du sud, et le frelon asiatique Vespa velutina nigrithorax s’avèrent de redoutables prédateurs. Face au coléoptère, des mesures de restriction d’importation d’essaims s’imposent car un traitement chimique serait préjudiciable aux abeilles . Le frelon, introduit accidentellement dans notre pays en 2004, s’acclimate dans treize départements du Sud-Ouest. Prédateur de l’abeille domestique, sa dispersion est suivie de très près par les scientifiques.

5) Les transformations environnementales et climatiques

En restructurant les paysages et en détruisant les haies, talus et bosquets, qui sont autant de sites de nidification pour les espèces sauvages, les hommes nuisent aux pollinisateurs et aux abeilles. La réduction de la biodiversité florale provoque également une raréfaction des ressources alimentaires. C’est un cercle vicieux : moins de plantes à fleurs amenuise les variétés de pollinisateurs ce qui accentue davantage la raréfaction des plantes. La monoculture intensive sur des centaines d’hectares, la raréfaction des fleurs des champs et des cultures de légumineuses (trèfle, luzerne…), l’entretien intensif des bords de route : ces pratiques appliquées à grande échelle convergent vers la création d’un environnement défavorable aux pollinisateurs. Enfin, un changement climatique entraînant des sécheresses et des hivers plus doux affaiblirait les abeilles : elles sortiraient trop tôt de la ruche et souffriraient du manque de pollens disponibles.

6) Des exploitations excessives ?

Les abeilles domestiques peuvent aussi parfois être victimes de formes d’apiculture productiviste. Certaines méthodes d’élevage sont intensives (« transhumance » constante, prélèvement de miel ou de pollen trop important) voire brutales (enfumage) et toxiques (traitement acaricide et antibiotique). Il résulte de ces pratiques – jugées très minoritaires par certains experts du domaine de l’apiculture – des reines épuisées au bout d’un an, au lieu de deux ou trois, et des ruches affaiblies.

7) La pollution électromagnétique ?

Cette piste est elle aussi controversée. Pour certains scientifiques, d’autres facteurs sont plus menaçants. Pour d’autres, des études approfondies sont nécessaires. Les doutes reposent sur différents travaux mettant en évidence la sensibilité des abeilles aux champs électromagnétiques. Certaines portent sur le système de magnéto réception d’Apis mellifera et montrent que des champs magnétiques externes peuvent provoquer l’expansion ou la contraction de particules de magnétite présentes chez les abeilles et ainsi influer d’une manière spécifique sur leur orientation, en retransmettant le signal via le cytosquelette (une organisation moléculaire dynamique qui maintient la forme des cellules).
Des chercheurs de l’Université de Coblence ont étudié l’effet de certains champs magnétiques sur les abeilles. Ces scientifiques ont soumis un certain nombre de ruches au rayonnement de stations de téléphonie sans fil à la norme DECT. Cette étude-pilote montre que le poids acquis des cadres d’alvéoles de colonies irradiés est inférieur de 20 % à celui de colonies non irradiées. Par ailleurs, le nombre d’abeilles irradiées de retour en ruche est très inférieur à celui des abeilles non irradiées. Des résultats à prendre avec prudence car des études à grande échelle restent à effectuer.

Les synergies : des pistes à explorer

La plupart des études scientifiques sur les abeilles et leur surmortalité ont porté sur l’analyse de facteurs isolés les uns des autres. Pourtant, il est possible que les facteurs soient multiples et interagissent, c’est-à-dire que des synergies existent. Des pesticides peuvent par exemple favoriser une infection causée par un champignon. Un mélange de pesticides peut aussi avoir des effets bien plus puissants que ceux de ces produits considérés individuellement.
Les champignons sont parfois utilisés comme arme biologique à l’encontre de ravageurs, et leur efficacité est renforcée quand l’insecte est déjà affaibli par des doses sub-létales d’insecticides de la classe des néonicotinoïdes. Ainsi, il est courant de traiter des cultures de maïs avec un mélange de spores de champignons (hyphomycètes entomopathogènes) et d’imidaclopride.

De la même manière, des scientifiques de l’université de Penn State estiment que certains fongicides (substances propres à détruire les champignons parasites), en combinaison avec des insecticides neonicotinoïdes et/ou pyrethroïdes peuvent avoir des effets 100 fois plus toxiques que n’importe lequel de ces produits utilisés seuls. Pas de quoi effondrer une colonie selon eux, mais de quoi considérablement affaiblir les défenses naturelles des abeilles résidentes. Or, ces mêmes scientifiques ont parfois relevé et identifié jusqu’à 70 pesticides et métabolites (produits de la transformation de ces substances) différents dans une même ruche ainsi que des fongicides. En France, ces combinaisons sont elles aussi suspectées. Une étude intitulée « Enquête prospective multifactorielle : influence des agents microbiens et parasitaires, et des résidus de pesticides sur le devenir de colonies d’abeilles domestiques en conditions naturelles » a été réalisée par l’Afssa. Si aucun effondrement n’a été constaté lors de cette enquête au long cours, les auteurs mettent en évidence divers maux affectant les colonies :

« [...] la présence de maladies ou d’agents pathogènes expliquant pour partie les mortalités constatées, des anomalies (qualifiées de problème de reine) pouvant expliquer les autres mortalités de colonies (l’origine de ces anomalies peut être attachée à des maladies propres à la reine (nosémose), à l’exposition à des résidus de pesticides à travers les matrices apicoles, à la toxicité des traitements vétérinaires), la présence dans l’ensemble des matrices apicoles de résidus de pesticides à des doses très faibles. Les résidus les plus importants, en fréquence de présence, étaient l’imidaclopride (apport exogène) et le coumaphos (apport endogène dû au traitement de la varroase). [...]), les synergies possibles entre les divers résidus de pesticides d’une part, entre les résidus de pesticides et les agents pathogènes d’autre part, l’absence de traitement de la varroase ou l’utilisation de produits de traitement insuffisamment efficaces dans certains cas. »

  • Conséquences – des insectes pollinisateurs indispensables

La plupart des études portent sur l’abeille dite domestique, c’est-à-dire Apis mellifera (Europe, Afrique, Amérique, Australie) et Apis cerena (Asie méridionale et orientale). Si ces deux espèces assurent à elles seules la pollinisation d’une majorité des espèces végétales européennes, les autres butineurs sauvages semblent eux aussi souffrir d’un environnement dégradé.
Une récente étude anglo-hollandaise montre le déclin parallèle des populations de pollinisateurs et des plantes à pollen au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, sans préciser si ce sont les plantes ou les insectes qui disparaissent en premier. Les cultures maraîchères et fruitières dépendent largement des pollinisateurs et déjà, les Etats-Unis ont importé massivement des abeilles d’Australie pour assurer la fertilisation de leurs vergers. Importation qui pose de nouveaux problèmes de dissémination bactériologique. En Chine, dans la province du Sichuan, des producteurs en sont réduits à fertiliser les fleurs de poiriers à la main, les pollinisateurs et les plantes à pollens de la région ayant été détruits par une utilisation incontrôlée de produits chimiques.

  • Agir sur plusieurs fronts

Jachère fleurie

Jachère fleurie

 

A l’échelle mondiale, la pollinisation des cultures est estimée à 153 milliards d’euros. L’enjeu est aussi économique qu’écologique, les pollinisateurs étant certes indispensables à nos productions mais aussi à la nature toute entière.
Les chercheurs s’attaquent aux différents facteurs d’affaiblissement des abeilles. Ainsi, certaines colonies d’abeilles insensibles aux attaques de Varroas font l’objet d’études génétiques avancées. Par ailleurs, la prise en compte des effets sub létaux des pesticides et la mise au point de nouveaux tests ouvrent des perspectives de recherche inédites.
Au niveau européen, un programme ambitieux de sauvegarde des pollinisateurs a été lancé. Dénommé ALARM (Assessing, LARge scale environmental risks for biodiversity with tested Methods), il a pour objectif d’évaluer scientifiquement les risques encourus par la biodiversité terrestre et aquatique et les conséquences potentielles de son déclin en Europe. Ce programme est articulé autour de quatre modules consacrés aux changements climatiques, aux produits chimiques, aux espèces invasives et aux pollinisateurs. Les équipes de l’Institut national de recherche agronomique d’Avignon sont partenaires du module Pollinisateurs. Par ailleurs, la réduction de l’utilisation des pesticides est un objectif important énoncé par le Président de la République lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement, le 25 octobre 2007:

« [...]Il est grand temps de prendre au sérieux l’usage croissant de produits pesticides, dont nos agriculteurs sont les premières victimes. Je demande à Michel Barnier de me proposer avant un an, un plan pour réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. »

Enfin, le caractère multifactoriel de la mortalité des abeilles rend nécessaire de structurer la filière apicole autour d’une interprofession et d’un centre technique. Le député de Haute-Savoie Martial Saddier, au terme d’une mission de 6 mois confiée par le premier ministre, a présenté son rapport « Pour une filière apicole durable ». Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la pêche, vient de nommer un « Monsieur Abeille », Jean-Pierre Comparot, chargé de la coordination de l’administration sur ce sujet transversal.

 

Crédits photos:
Sous licence creative common, et GNU
Jon Sullivan, Waugsberg, Luc Viatour, Severnjc,Bienen , hamadryades

 

Source: //sosbiodiversite.wordpress.com/2009/01/02/disparition-abeilles-syndrome-effondrement/

 

Article : « La disparition des abeilles : enquête » Date : 16 mai 2008, mis à jour le 23 Décembre 2008 Source : Science.gouv.fr – Ministère de l’Enseignement et de la Recherche (France). – Texte intégral

 

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**SOLUTIONS

 

  • "Pour une filière apicole durable" : le rapport Saddier est en ligne > 26 mesures phares

Martial Saddier vient de remettre son rapport intitulé "Pour une filière apicole durable".

Le député juge que la surmortalité des abeilles "n’est pas contestable" et qu’elle atteint des taux "de 30 à 40 % avec des exemples quotidiens de destruction totale du cheptel".

Le rapport préconise de mettre en place une filière de reproduction d’abeilles reines pour assurer le renouvellement du cheptel et limiter le risque d’importation d’espèces invasives.

Le député propose également la définition d’un statut de l’apiculteur, distinguant l’apiculteur de loisir de l’apiculteur professionnel.

Il recommande aussi la création d’une plate-forme de travail selon le modèle du Comité opérationnel du Grenelle de l’environnement "Agriculture et alimentation biologiques". Celui-ci regrouperait l’ensemble des acteurs concernés par la filière.

Enfin, Martial Saddier préconise la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille, chargé d’élaborer et d’analyser les programmes de recherche de la filière.

//preprod.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2789

//www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2789

 

  • Pesticides : Protéger les abeilles:Les abeilles contribuent largement à la reproduction d’un grand nombre de plantes. Préserver ces insectes est donc nécessaire pour maintenir la durabilité des systèmes de production agricole ainsi que la biodiversité. C’est dans cette optique, que des chercheurs de l’INRA (l’Institut national de la recherche agronomique) ont mis au point un test sur les larves d’abeilles qui permet d’établir, pour un produit donné, la dose à partir de laquelle il présente une toxicité pour l’insecte.

//www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article390

 

  • Apprendre à jardiner pour sauver les abeilles

Planter des fleurs pour recréer la biodiversité perdue. Les plantes préférées des abeilles sont les plantes mellifères (qui donnent du miel) telle que le réséda, les rhododendrons, les soucis, les plantes aromatiques (le thym par exemple), et les fleurs sauvages (pissenlit) ; opter pour le bio pour éviter tout pesticides ! Pour enrichir le sol, faites votre terreau vous même (avec des déchets verts et vos épluchures). Pour fortifier les plantes, aider les à lutter contre les pucerons et les maladies (avec du purin d'ortie) ;mettez des ruches dans votre jardin avec les conseils d'un apiculteur...

//www.elleraconte.com/article-apprendre-jardiner-pour-sauver-les-abeilles-a_9339_0_0.html

 

  • Du Miel et des Abeilles: Protéger les abeilles... oui mais comment?

//dumieletdesabeilles.typepad.com/dumieletdesabeilles/2009/03/prot%C3%A9ger-les-abeilles-oui-mais-comment.html.

 

  • Un inventaire pour sauver les abeilles

Martial Saddier, député de Haute-Savoie, suggère de :

  • créer une filière de reproduction d'abeilles reines afin d'assurer le renouvellement du cheptel et de contrer les espèces invasives
  • bien définir le statut de l'apiculteur pour faire la distinction entre les amateurs et  les professionnels. Les propriétaires peuvent gérer jusqu'à cinq mille ruches
  • mettre en place une plate-forme de travail type "comite opérationnel" du Grenelle de l'environnement, réunissant tous les acteurs concernés
  • édifier un Institut technique et scientifique de l'abeille, chargé d'élaborer et d'analyser les programmes de recherche de la filière.

//www.ushuaia.com/info-planete/actu-en-continu/nature/un-inventaire-pour-sauver-les-abeilles-4118873.html

 

  • un livret tres complet qui permet d'identifier les différents insectes et abeilles sauvages du jardin.

//agriculture.wallonie.be/apps/spip_wolwin/IMG/pdf/370780_Aides_a_l_agriculture_14_OK.pdf

 

  • Sauver les abeilles et la biodiversité en semant des fleurs le long des routes

  1. //www.bioaddict.fr/article/sauver-les-abeilles-et-la-biodiversite-en-semant-des-fleurs-le-long-des-routes-a576p1.html
  2. www.jacheres-apicoles.fr
  3. //blog-dazur.blogspot.com/2010/09/pour-sauver-les-abeilles-plantons-des.html
  4. //www.tela-botanica.org/actu/article3512.html
  5. //loukoum-cie.over-blog.com/article-31796507.html :semences idéales
  6. //www.latribunerepublicaine.fr/Actualite/Bellegarde/2010/10/17/article_cultures_derobees_agriculteurs_et_apicul.shtml
  7. Ecosem - Votre spcialiste 'Prairies fleuries' / Uw specialist 'Prairies fleuries' : www.ecosem.be 
  8. //blog.biocomtout.com/2010-cest-lanne-de-la-biodiversit

 

  • Parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

>www.untoitpourlesabeilles.fr/sauvons-les-abeilles.pdf

>//www.cdurable.info/Parrainer-une-ruche-pour-sauver-les-abeilles,2697.html

>//dai.ly/gB55BU

 

  • Construire une ruche

> Plans :

  1. //rlechene.free.fr/galerie.htm
  2. //jack.darley.free.fr/Abeilles/Fabrication%20d'une%20ruche/Construction%20d'une%20ruche.htm
  3. //apisite.online.fr/ruche6.htm
  4. //www.ruchewarre.net/viewtopic.php?t=343

>construction en vidéo :

 


  1. //www.youtube.com/watch?v=3DZkPTrmvMQ
  2. //www.youtube.com/watch?v=-6X7c3AH6Is

>toutes les informations nécessaires pour pouvoir récupérer un essaim, construire une ruche et l'utiliser : //fr.ekopedia.org/Apiculture

 

  • construire un hotel à insectes

>Plans:

  1. //www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-article/rubrique-97
  2. //www.terrevivante.org/237-construire-un-hotel-a-inscetes.htm
  3. //www.lanature.fr/forum/construire-un-hotel-a-insectes-t2147.html

>Vidéos

 


Le Blog ddhn vous propose une série de reportages sur cette thématique. Pour commencer, nous sommes allés à la Maison du Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande pour apprendre à construire un hôtel à insectes. L'objectif de ce travail manuel : aider la nature à retrouver une place dans notre environnement...

 

  1. //www.youtube.com/watch?v=-euGuSoFxhI
  2. //www.youtube.com/watch?v=MvdHo1kcR-Y

 

  • Acheter du miel pour sauver les abeilles ?

//dai.ly/gB55BU

 

  • Pour sauver les abeilles, mangez moins de viande

//www.tantmieux.fr/pour-sauver-les-abeilles-mangez-moins-de-viande/

 

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**INITIATIVES

 

  • Lyon offre des hôtels aux abeilles sauvages

>//www.durable.com/actualite/article_lyon-offre-des-hotels-aux-abeilles-sauvages_1359

 

  • Biodiversité : les abeilles sauvages trouvent refuge au parc République !

>//www.meyzieu.fr/article954.html

 

  • Le projet Urbanbees, qui se déroule sur 5 ans, vise à conserver la biodiversité des abeilles sauvages pollinisatrices dans les milieux urbains et périurbains sur le territoire de la communauté urbaine du Grand Lyon.

L’objectif principal est la mise au point d’un plan de gestion pour conserver et favoriser la biodiversité des abeilles sauvages pollinisatrices dans les milieux transformés par l’homme

//www.universite-lyon.fr/science-societe/urbanbees-143923.kjsp

 

  • Bientôt des fleurs le long des routes pour protéger les abeilles ...

«Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont ainsi être semées sur plus de 250 km d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation»

 

Ruches installées sur le toit du Grand-Palais à Paris. (© AFP Patrick Kovarik)

 

//www.liberation.fr/terre/0101614579-des-fleurs-le-long-des-routes-pour-sauver-les-abeilles

 

  • Des pistes pour sauver les abeilles »

//blogdemalika.bloguez.com/blogdemalika/1066640/-cologie-Des-pistes-pour-sauver-les-abeilles

 

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**POUR ALLER PLUS LOIN...

 

  • LIENS
  • Bienvenue sur Abeille.com +++ Le Portail Internet de l'Auvergne +++ : //www.abeille.com/

 

  • ARTICLES
  • Nosema - Imidaclopride: une interaction néfaste pour les abeilles et les colonies d'abeilles :

//www.apivet.eu/2010/01/xxxx.html

//www.inra.fr/presse/interaction_pathogene_insecticide_affecte_sante_abeilles

 

  • Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles

//fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'effondrement_des_colonies_d'abeilles

 

 

  • VIDEOS
  • Le Titanic Apicole ,Terreur Pesticide :

0///www.youtube.com/watch?v=e55SoTaQowc

1///www.youtube.com/watch?v=INsmRBV-ixk

2///www.youtube.com/watch?v=nMOUoNgbpac

3///www.youtube.com/watch?v=RNtZZlqPipw

4///www.youtube.com/watch?v=v5EOosyOJ8I

5///www.youtube.com/watch?v=LjZ7FkboNBE

6///www.youtube.com/watch?v=uEzzULQEow8

7///www.youtube.com/watch?v=O2EBbkJlgyk

8///www.youtube.com/watch?v=qgljwmpyFeM

9///www.youtube.com/watch?v=gXgDdqKuq1c

10///www.youtube.com/watch?v=WScvJq9fl0A

11///www.youtube.com/watch?v=2j-ZbHvCP-s

12///www.youtube.com/watch?v=2FP9fYXxNTc

13///www.youtube.com/watch?v=XYzXFb8umz8

14///www.youtube.com/watch?v=HDLSBilK7_I

15///www.youtube.com/watch?v=VycnMZuOBJs

16///www.youtube.com/watch?v=qBmSmk1dd5k

17///www.youtube.com/watch?v=tCtay5wTf_Y

18///www.youtube.com/watch?v=M_qdJDjOWf0

19///www.youtube.com/watch?v=fGJ2JtDazvM

 

  • Le mystère de la disparition des Abeilles :

1///www.youtube.com/watch?v=ibaf5adEbhw

2///www.youtube.com/watch?v=qsJcmDZiMe8

3///www.youtube.com/watch?v=cCMIvxggdEw

4///www.youtube.com/watch?v=J0bclukjZ2g

5///www.youtube.com/watch?v=m9YlFyhieoY

6///www.youtube.com/watch?v=Qh6DJVvy_WM

 

  • Il faut sauver les abeilles


Il faut sauver les abeilles 1/4
envoyé par abelisto. - Regardez des vidéos d'animaux mignons.

  1. //dai.ly/e77oIz
  2. //dai.ly/egYA0L
  3. //dai.ly/dXCzYa
  4. //dai.ly/fVbEAx

 

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PETITIONS

 

  • Aidez les apiculteurs à sauver les abeilles : charte de soutien à signer

//biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=88

 

 

  • Pétitions

> //www.sauvonslesabeilles.com/spip.php?rubrique18

> //www.lapetition.be/en-ligne/pour-lavenir-de-lhomme-sauvons-les-abeilles--7893.html#form

> //www.apipro-ffap.fr/sapb/spip.php?article21 (site : SAPB - Syndicats des Apiculteurs Professionnels de Bretagne)

 



19/12/2010
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