décroissance

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deforestation

Contrairement à ce que l'on voudrait bien nous faire croire  le commerce du bois n'est pas seul en cause dans la déforestation. L'agro-business déboise à tout va et transforme les zones forestières en terres agricoles. En Indonésie, c'est pour produire l'huile de palme que nous retrouvons dans nos produits de tous les jours. Au Brésil, c'est pour développer l'élevage bovin dont la viande et le cuir sont exportés vers nos pays. Souvent, c'est pour cultiver le soja qui sert à nourrir notre bétail ou la canne à sucre qui sert à fabriquer les agrocarburants. Dans tous les cas, les forêts sont sacrifiées aux intérêts financiers à court terme. L'élevage extensif requiert de grandes surfaces de pâturage, ce qui conduit, quand la demande mondiale augmente comme aujourd'hui, à l'empiètement de territoires inexploités et à la déforestation des zones des forêts primaires. Dans les années 1990, près de 70 % des zones déboisées ont été transformées en terres agricoles. Aujourd’hui, de nombreux scientifiques et organisations internationales déclarent la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète....Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960. 70% de la forêt amazonienne qui a été rasée l’a été pour produire de la viande.


Sa disparition totale est prévue vers les années 2150, les chiffres parlent d'eux même :

- Chaque année, 20 millions d’hectares de forêts sont détruites, soit l’équivalent de la surface de l’Angleterre, de l’Ecosse et des Pays de Galles réunies.

- Depuis 1960, environ 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été détruits, la plupart pour faire paître du bétail et cultiver des céréales destinée à nourrir bétail et poulets. 

- Une surface de forêt tropicale de la taille de 7 terrains de football est détruite chaque minute 

- 100 espèces disparaissent chaque jour en raison de la déforestation [Ce chiffre monte jusqu’à 246 espèces par jour selon d’autres sources].



« Le lobby de la viande est en train de transformer l’ Amazonie en viande hachée.


Bien que la consommation de viande dans les pays industrialisés soit en diminution depuis  quelques années, la consommation mondiale est, quant à elle, en augmentation. En 2005, 267 millions de tonnes de viande ont été produites. Depuis 1970, la production de viande a plus que doublé dû en parti à l'émergence des pays en voie de developpement. Cet élevage se développe surtout dans les pays du Sud et nécessite de grandes surfaces de terres nouvelles ce qui engendre une déforestation massive qui ne touche donc pas, bien au contraire, les pays les plus consommateurs...Durant la période coloniale, les pays du Nord imposent dans les pays du Sud des réorganisations des productions agricoles en fonction de leurs besoins, souvent de produits exotiques (café, thé, chocolat, fruits par exemple). Ceci sous couvert du discours économique de la théorie classique qui prône l'avantage pour une nation à se spécialiser dans les productions pour lesquelles

Production mondiale de viande :
1950: 44 mio. de tonnes
1990: 170 mio. de tonnes
1994: 194 mio. de tonnes
1997: 210 mio. de tonnes
1999: 217 mio. de tonnes
2002: 242 mio. de tonnes
2003: 253 mio. de tonnes
2004: 258 mio. de tonnes
2005: 267 mio. de tonnes

Source:FAO

elle est comparativement mieux dotée en faisant miroiter le développement dechacun . C’est en fait un échange inégalitaire qui se met en place, transférant la majeure partie de la plus-value du travail des pays colonisés vers les pays du nord, souvent grâce à l’esclavage et, par la suite, à un niveau salarial toujours maintenu en dessous de celui des pays colonisateurs. C’est en grande partie à cette exploitation coloniale que l’ère industrielle doit sa formidable accumulation capitaliste.

 

De l'autre côté les milliards investits chaque année en publicité par cette industire du fast food a eu raison de notre alimentation, depuis 1950 notre consommation de viande a été multipliée par 5, et la consommation mondiale pourrait passer à env. 300 millions de tonnes d’ici à 2016.

 


Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet sous le bétail :


le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants !


La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.


Toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde.

Tableau sol

Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.


Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de "biens nourris" : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...


Les consequences sociales et environnementales sont catastrophiques :


La mise en péril des populations autochtones :


Alors que des millions de gens meurent de faim, de vastes régions du Tiers-Monde sont utilisées pour l’élevage du bétail ainsi que pour la culture du grain destiné à l’engraisser, les petits paysans du Tiers Monde sont expropriés par les milices des multinationales et les forces gouvernementales, la logique ultra-libérale passant avant la sécurité alimentaire des populations locales. Ainsi, les populations indigènes meurent de faim alors que leurs propres terres sont exploitées par les grosses entreprises capitalistes, afin de nourrir l'Occident. Les forêts sont sources de nourriture, de refuge, de combustibles, de vêtements et médicaments pour de nombreuses ethnies. Sans elles, ces populations perdent tout repère. Au 16e siècle vivaient entre 5 et 7 millions d'indiens en Amazonie. Il y a cinq ans, on n'en dénombrait plus qu'un million. La déforestation agressive entraîne l’anéantissement des cultures et des civilisations des peuples autochtones de la forêt. Ces forêts permettent la vie d’environ 50 millions d’hommes qui l’habitent. Ils ne sont adaptés qu’à ce milieu et leur survie en dépend. Tous ces peuples sont menacés extinction, finissent clochardisés dans des bidonvilles pour en faire de la main d’œuvre bon marché. Il serait temps que les droits des peuples autochtones sur leur forêt doivent être reconnus de façon incontestable par les gouvernements. Actuellement il y a violation des Droits de l’Homme.


La perte de biodiversité :


En sachant qu'il faut 10 kilos de végétaux pour produire un kilo de viande, il est facile de comprendre le taux actuel très élevé de déboisement des forêts tropicales reconverties en pâturages et culture fourragères. Le sacrifice des forêts tropicales fait peser une grave menace pour le bien être de l'humanité. A elles seules, ces forêts abritent 50 % de toute la biodiversité de la Terre. Sources de nourriture, médicaments, protection des sols, épuration des eaux, production d'oxygène, cycle de l'eau et du CO2... les forêts tropicales sont vitales pour le maintien de la vie sur Terre. Le rythme actuel d'extinction des espèces est au minimum 260 fois plus rapide que le rythme évalué depuis l'apparition de la vie sur Terre. Une évaluation porte à 3 le nombre d'espèces disparaissant ainsi chaque heure (soit 72/jour et 26 280/an). Un gaspillage incompréhensible lorsque l'on siat que pour un kilo de viande, il serait possible dans un même laps de temps et sur une même surface agricole de cultiver 200 kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre.


Le rechauffement climatique :


Est aussi affecté par la déforestation. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Lorsqu’ une forêt disparaît, le carbone qu’elle emmagasinait est en grande partie libéré dans l’atmosphère, augmentant l’effet de serre et le réchauffement de notre planète. De plus nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes, selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports !


    1. Leurs flatulences chargées de méthane les classent au même rang que l'automobile [72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans]. Ces 250 dernières années, le CO2 a augmenté de 31 % alors que le méthane a progressé de 149 % pendant la même période.


    1. Leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 est également des plus nocifs [300 fois plus puissant que le CO2]

 

    1. Les émissions d'ammoniac (dues à 90% au purin et au fumier) est synonymes de pluies acides, pollution de l’air, des sols, de l’eau et de destruction de la couche d’ozone.

 

  1. Leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques ont également des incidences sur l'eau consommée par ces populations.


Si les Anglais arrêtaient de manger de la viande pendant...



Emission de CO2 évitée...équivaut à
1 jour
13 milliards de kilos
= retirer 5 millions de voiture de la circulation
2 jours
26 milliards de kilos
= retirer 73 millions de vols A/R Londres-Ibiza
3 jours
39 milliards de kilos
= but du gouvernement britannique de réduction des émissions des foyers en 2020
4 jours
52 milliards de kilos
= retirer 20 millions de voitures de la circulation
5 jours
65 milliards de kilos
= non-usage d’électricité de l’ensemble des foyers britanniques
6 jours
78 milliards de kilos
= retirer toutes les voitures britanniques de la circulation
7 jours
91 milliards de kilos
= réduit de moitié les émissions de gaz à effet de serre du secteur domestique.

//www.meatthetruth.nl/


Erosion et desertification des sols :

 

Le déboisement intensif des forêts tropicales pour le pâturage a également de nombreux impacts environnementaux souvent peu médiatisés :


 

La perte de fertilité des sols, rend les terres improductives, particulièrement en zones tropicales : sans couverture arborée, les sols naturellement pauvres, sont exposés au vent, au soleil, et à la pluie. Rapidement la couche arable est remplacée par une croûte dure et improductive. Une déforestation trop importante entraîne une érosion fatale aux cultures. En plus de la déforestation, l’érosion et la désertification ont fortement amputé le potentiel de production des terres. Les cultures itinérantes telles que celles du café ont laissé derrière elles des millions d’hectares qui ne pouvaient plus être utilisés que pour des cultures moins exigeantes. A partir des années soixante, la modération de l’agriculture a aggravé la situation, avec l’usage excessif des pesticides.

 



 

La déforestation a aussi un impact sur le ruissellement. Les forêts permettent de ralentir aussi le mouvement des eaux : les feuilles et les autres matières organiques que l'on retrouve sur le sol des forêts absorbent les eaux des pluies diluviennes et la libèrent doucement et progressivement pour le sol situé en dessous. L'eau ressurgit bien plus tard dans des sources qui alimentent les cours d'eau. Favorisant l’infiltration de l’eau grâce à leurs racines, et l’évapotranspiration grâce à leur feuillage, les arbres permettent de retenir l’eau et de réduire l’érosion. Leur rôle est particulièrement important sur les pentes. La déforestation , outre l'érosion, entraîne des inondations catastrophiques, puisque l'eau de ruissellement n'est plus freinée par les plantes, voire des glissements de terrain, qui ne sont plus maintenus par l'enchevêtrement des racines.

 

Désertification : Sans forêts, il n’y aurait bientôt plus d’eau dans les rivières. Un phénomène déjà très perceptible dans beaucoup de pays, particulièrement en Afrique. Il y a perturbation du réseau hydrique et donc de l'alimentation en eau des populations. La déforestation accentue la désertification qui affecte certains pays. Le déboisement prive les terres des arbres qui maintiennent le sol et qui, avec leur racines, retiennent l’humidité. Privées de leur couvert forestier, les pentes des collines perdent la capacité de réguler l'écoulement de l'eau. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), au début des années 80, la superficie touchée par les processus d’érosion dépassait deux millions de km2 pour l’ensemble de l’Amérique latine tandis que 70% des terres arides productives avaient été affectées par la désertification. Les sols, comme ceux des forêts jouent le rôle de puits de carbone et stockent plus de 2 fois la quantité de gaz carbonique se trouvant dans les végétaux et l’atmosphère. La dégradation des terres et à la désertification, sont toutes 2 responsables de 130 millions de tonnes de CO2 qui s’échappent des sols chaque année

Impact sur la santé :

La destruction des habitats forestiers pour de nombreuses espèces facilite la transmission des maladies infectieuses à l’homme, par le contact affirmé avec les moustiques, singes, rongeurs porteurs de virus ou de bactéries potentiellement dangereux pour l’homme. Tel a été le cas de l’apparition des maladies tropicales comme le paludisme, la fièvre Ebola, voire le Sida. le réchauffement climatique pourrait entraîner une augmentation du taux d’infection au VIH dans le monde entier. Dans un groupe de discussion rassemblant les meilleurs chercheurs en VIH, le professeur Daniel Tarantola a déclaré que le réchauffement est en train de restreindre les ressources sanitaires et sociales dans les pays les plus pauvres et vulnérables, empirant ainsi l’incidence du VIH et d’autres maladies. //news.mongabay.com/



15/03/2011
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