décroissance

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agrocarburants: la fausse bonne idée...

 

 

  • Agrocarburant, qu’est-ce que c’est ?

Le terme « agrocarburant » fait référence au carburant obtenu à l’aide de matières premières
agricoles. Celui d’« agrocarburant industriel » fait quant à lui référence à un carburant produit
de façon intensive par des groupes agro-industriels, en monoculture de grande échelle et qui
concurrence, directement ou indirectement, la production alimentaire. Les principales matières
premières agricoles utilisées pour les agrocarburants industriels sont :


• les plantes oléagineuses,telles que la palme, le soja, le tournesol, le colza et le jatropha qui
peuvent être utilisés pour produire de l’agrodiesel ;


• les féculents maïs et blé –et les sucres, utilisés pour fabriquer de l’éthanol (alcool
éthylique) qui peut être utilisé dans l’essence.


En petites quantités, ils peuvent être mélangés aux carburants existants sans trop de
modifications à apporter aux moteurs ou aux infrastructures de transport existantes
(actuellement, environ 3.3% de l’essence de l’UE provient des agrocarburants).Ils sont donc
bien adaptés à une utilisation dans les transports. Ils sont aussi utilisés dans les installations
électriques ou thermiques tels que les centrales électriques, les chaudières ou les cuisinières.


Mais la forte croissance de la demande en matières premières agricoles pour en faire des carburants concurrence les cultures vivrières. En augmentant ainsi les prix des denrées alimentaires, cet engouement pour les agrocarburants a un impact négatif sur la qualité et la quantité de nourriture disponible pour les populations des pays en développement. Il s’agit là d’un enjeu considérable dans un monde où un milliard de personnes souffrent déjà de la faim.

 

  • Agrocarburants industriels de première, deuxième et troisième génération

1-La première génération fait référence aux agrocarburants industriels produits par des
technologies conventionnelles, qui sont actuellement commercialisés et entrent donc en
concurrence avec des denrées alimentaires telles que le maïs, l’huile de palme ou l’huile de colza.Le jatropha entre aussi dans cette catégorie, car bien qu’il ne soit pas consommable, il utilise les technologies actuelles, en est à ses premiers stades de développement et entre en concurrence avec les terres agricoles (pour l’alimentation humaine).


2-Les agrocarburants industriels de deuxième génération sont fabriqués par des nouveaux
processus technologiques à partir de cultures non-alimentaires.Leur viabilité commerciale est
en cours d’évaluation. Ils sont obtenus à partir de sous-produits forestiers ou agricoles tels que les tiges de blé/maïs, à partir de déchets de bois ou de plantes spécifiquement cultivées à cet effet comme le peuplier ou le miscanthus.Des doutes subsistent quant à leur viabilité
commerciale et, s’ils sont toutefois un jour mis en vente, ce ne sera probablement pas avant
2018. Les avantages de cette deuxième génération d’agrocarburants sont encore contestés:
leur culture déplacerait les cultures vivrières vers de nouvelles terres agricoles issues de la déforestation, ce qui aggraverait encore le changement climatique.


3-D’autres agrocarburants encore plus sophistiqués, à partir d’algues, sont à l’étude
(généralement appelés de troisième génération).Néanmoins, leur viabilité commerciale et la
possibilité même de produire ces agrocarburants de troisième génération ne seront déterminés
que dans de nombreuses années.


>>De plus en plus de preuves scientifiques s’accumulent contre les agrocarburants industriels.
Les agrocarburants et la faim sont étroitement liés.Le rapport ‘‘Le plein de faim’’ de Peuples
Solidaires en association avec ActionAid montre à quel point le droit à l’alimentation est remis
3/13en cause par la production d’agrocarburants industriels et met en avant leurs principaux
impacts négatifs :

 

  • Prix des matières premières alimentaires :

Les agrocarburants industriels ont contribué à la crise alimentaire et à la famine. En
détournant des terres et des cultures vivrières au profit de la production de carburant, ils ont
participé à la hausse internationale des prix des denrées alimentaires.


• Les prix des denrées alimentaires ont augmenté également au niveau local.

 

  • Problèmes locaux relatifs à la terre, à la sécurité alimentaire et aux conditions de travail


• La production d’agrocarburants industriels encourage les accaparements de terres.
• Les revenus des travailleurs dans les plantations d’agrocarburants sont faibles et leurs
conditions de travail indignes.


•Les conséquences locales sur l’environnement sont de plus en plus évidentes, de la
diminution de la qualité des sols à l’épuisement des ressources en eau.

 

  • Changements climatiques, habitats naturels et biodiversité

 


• La plupart des agrocarburants émettent plus de GES que les carburants fossiles.


• Certains agrocarburants, comme la canne à sucre, le soja ou le palmier à huile, sont soit
directement cultivés dans des zones de forêts tropicales et autres réservoirs de biodiversité,
soit provoquent le déplacement d’autres activités telles que l’élevage vers ces zones.


• Les agrocarburants ne vont contribuer que très faiblement à la sécurité énergétique. En effet,
les cultures sont elles-mêmes soumises aux sécheresses et aux maladies.

 

  • Les agrocarburants accaparent les terres

>>Les objectifs de production ont un impact négatif sur la faim dans les pays du Sud


Pour faire face à la diminution progressive des ressources énergétiques non-renouvelables et
au changement climatique, on a présenté les agrocarburants comme une solution miracle:

 

  • produits à partir de matières premières agricoles, ces carburants innovants devaient remplacer les carburants fossiles dans nos réservoirs afin de produire moins de gaz à effets de serre, etrelancer la croissance dans les pays du Sud. Les pays riches se sont donc lancés dans la course à la production d’agrocarburants et à l’adaptation des moyens de transport à ces nouveaux carburants. L’Union Européenne s’est ainsi fixé l’an dernier pour objectif d’intégrer 10% d’énergies renouvelables dans ses transports d’ici 2020, et compte bien remplir cet objectif en priorité à l’aide des agrocarburants.
  • Malheureusement, le rapport intitulé ‘‘Le plein de faim’’ que Peuples Solidaires publie en avril avec ActionAid montre que cet objectif aura des impacts négatifs sur l’accès à la terre des populations du Sud et sur le prix des matières premières agricoles disponibles pour ces populations. Peuples Solidaires et ActionAid estiment que pour atteindre l’objectif de 10% fixé par l’Union Européenne d’ici 2020, la superficie totale des terres directement nécessaires à la culture d’agrocarburants industriels dans les pays du Sud pourrait atteindre 17,5 millions d’hectares, soit plus de la moitié de la taille de l’Italie. Et si les objectifs affichés au niveau international en termes de consommation d’agrocarburants étaient atteints, les prix des denrées alimentaires pourraient augmenter de 76 % d’ici 2020 ! À cette date, environ 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim à cause des agrocarburants industriels.

>>A travers la planète, la culture d’agrocarburants industriels accapare les terres


L’ampleur des accaparements est effrayante.

D’après une étude de l’IIED (InstitutInternational de l’Environnement et du Développement) menée dans cinq pays (Ethiopie,Ghana, Madagascar, Mali et Soudan), 2.5 millions d’hectares ont été accaparés pour la production de matières premières agricoles, dont 1.1 million est consacré aux agrocarburants industriels. C’est l’équivalent de la superficie de la Belgique ! L’intégralité de cette productiond’agrocarburants a vocation à être exportée (cf ‘‘Accaparement des terres ou opportunité de développement ?’’ www.iied.org/pubs/pdfs/17069FIIED.pdf).


Au niveau international, ActionAid a enquêté sur les investissements fonciers, existants ou
potentiels, réalisés pour les agrocarburants dans les pays en développement par les
entreprises européennes. ActionAid estime que les entreprises de l’UE ont d’ores et déjà
obtenu ou sont en cours d’acquisition d’au moins cinq millions d’hectares dans les pays en développement pour y produire des agrocarburants. Ces terres seront principalement vouées à la culture de jatropha, mais aussi de canne à sucre et de palmiers à huile, des matières premières pouvant être utilisées pour produire des agrocarburants. Les matières premières agricoles telles que la canne à sucre ou le palmier à huile pouvant être utilisées de plusieurs façons différentes, il est difficile d’obtenir des chiffres précis quant à la production des agrocarburants. De plus, pour certains projets, les données sont particulièrement difficiles à obtenir. Bien que ce chiffre de cinq millions d’hectares soit une estimation approximative, il est probable qu’il n’en soit pas moins sous-estimé.


Dans tous les cas rapportés par les organisations du Sud avec lesquelles Peuples Solidaires et
ActionAid travaillent, les conséquences de ces accaparements sont désastreuses : même
lorsque l’autorisation d’affecter des terres à la culture ux agrocarburants a été demandée et
accordée par les populations locales (souvent après une très brève consultation), il s’agit d’une
forme subtile d’accaparement, au détriment des femmes en particulier. Systématiquement, les
agrocarburants sont présentés aux communautés comme des cultures particulièrement
avantageuses (rendements et prix élevés, retours sur investissements rapides) et celles-ci se
voient offrir par les entreprises des compensation et promesses de développement (création
d’emplois, de revenus, d’écoles, d’infrastructures, etc…). Mais les emplois annoncés arrivent
5/13 rarement, les salaires promis baissent rapidement, et les rémunérations locatives sont ridicules en comparaison avec le manque à gagner pour les populations.


Et bien souvent, les autorités locales ou nationales attribuent des terres aux entreprises sans
aucune consultation préalable des communautés affectées. Le rapport ‘‘Le plein de faim’’ que
publie Peuples Solidaires en association avec ActionAid présente de nombreux exemples de ces
accaparements de terre en Colombie, au Mozambique ou au Sénégal. Ces cas (ou d’autres)
feront certainement l’objet d’appels urgents dans les prochains mois, que nous vous
demanderons de relayer pour soutenir les organisations du Sud qui se mobilisent et luttent
contre les accaparements de terre en vue de produire des carburants !

 

  • Les agrocarburants affectent surtout les femmes !

>>Les agrocarburants font monter le prix des matières premières agricoles


En avril 2008, la crise alimentaire a fait la une des journaux et depuis, le cap du milliard de
personnes souffrant de la faim dans le monde a été dépassé en 2009. Ceci notamment parce
que, même si les prix mondiaux des denrées alimentaires ont chuté fin 2008, les prix sur les
marchés intérieurs des pays du Sud sont restés résolument élevés. Les émeutes relatives aux
pénuries alimentaires ne font plus les gros titres des journaux, mais pour des millions de
personnes, la crise alimentaire se fait donc toujours sentir. La crise alimentaire et l’explosion
de la demande en agrocarburants industriels ont exacerbé la situation des plus pauvres et
remis en question leur droit à l’alimentation.


L’ampleur de la responsabilité des agrocarburants dans la hausse mondiale des prix de 2008
reste controversée. Ceux qui y avaient un intérêt particulier, comme les Etats-Unis ou l’Union
Européenne, ont tenté de sous-estimer le rôle des agrocarburants. Les observateurs
indépendants ont quant à eux conclu que les agrocarburants avaient joué un rôle bien plus
important, de l’ordre de 30 à 75%. D’après l’Organisation pour la coopération et le
développement économique (OCDE), un tiers de la hausse des prix agricoles prévue pour les
dix prochaines années (2008-2017) résultera de la demande croissante en agrocarburants.
Les femmes souffrent plus des augmentations des prix


Or la hausse des prix des matières premières agricoles ne profite que rarement aux ménages des zones urbaines et rurales des pays en développement. Non seulement la plupart d’entre eux achètent leur nourriture, mais les familles pauvres dépensent aussi une plus grande part de leur revenu pour l’alimentation, jusqu’à 80% dans certains cas. Ce sont les femmes qui en supportent les plus lourdes conséquences car, bien qu’elles soient responsables de 60 à 80% de la production alimentaire dans les pays en développement, elles possèdent moins de 10% des terres.

 

>>L’affectation de terres aux agrocarburants industriels a un impact particulièrement important sur la sécurité alimentaire et la faim des femmes .


Lorsque les prix des denrées alimentaires augmentent, les femmes réduisent considérablement leurs propres apports alimentaires pour pouvoir nourrir le reste de la famille. Selon l’UNICEF, ‘‘lorsque les ressources se raréfient, les femmes font en général passer en priorité l’alimentation des membres de leur famille avant leurs problèmes personnels’’. En Indonésie par exemple, lorsque les prix augmentent, les mères des familles pauvres réduisent
systématiquement leurs propres apports alimentaires pour pouvoir nourrir leurs enfants.

La FAO considère que les ménages dirigés par des femmes souffrent plus de la hausse des prix
des denrées de base parce qu’ils consacrent une bien plus grande part de leurs revenus à
l’alimentation. En contexte rural, les femmes ont un plus faible accès à la terre et participent
donc moins à des activités agricoles génératrices de revenu. Par conséquent, elles ne
bénéficient pas des hausses de prix agricoles.

  • Les accaparements de terres touchent souvent les femmes

Plus souvent qu’à leur tour, les personnes touchées par les accaparements de terres sont des
femmes. Les terres dites « marginales » sont en effet souvent utilisées par des femmes, et
sont indispensables à leur survie puisqu’elles y cultivent des aliments de subsistance, elles y
collectent des combustibles, elles les utilisent pour le pâturage ou même comme source de
plantes médicinales. La terre étant localement affectée à la production d’agrocarburants
industriels, les femmes sont obligées de passer plus de temps pour aller plus loin accomplir
leurs tâches telles que ramasser du bois de chauffe.

Au Ghana par exemple, les femmes récoltent traditionnellement des noix de karité pour en
faire du beurre – un ingrédient important pour les cosmétiques et les savons, et utilisé
localement dans la cuisine. Les noix de karité sont donc une importante source de revenus
complémentaires pour les femmes des milieux ruraux pauvres, en particulier pendant la saison
des pluies. Mais dans certains endroits, les arbres de karité ont été détruits au profit de
plantations de jatropha, plante originaire d’Amérique centrale qui produit des graines
contenant une huile pouvant être utilisée comme agrocarburant.

  • Présentation de la campagne


>Les agrocarburants industriels – carburants produits à échelle industrielle à partir de matières
premières agricoles – ont été présentés comme une des solutions aux problèmes de la sécurité
énergétique, du changement climatique et du développement rural. En réalité, leur
développement compte parmi les principales causes de la crise alimentaire, qui devrait continuer de s’aggraver dans les prochaines années. Certaines terres agricoles du Sud sont en effet utilisées par les agro-industriels pour cultiver des agrocarburants alors qu’elles pourraient être utilisées pour des cultures vivrières à destination des populations locales, qui souffrent de la faim.


>La production d’agrocarburants au Nord a également eu plusieurs effets indirects sur la crise
alimentaire :

  1. - la réaffectation de la production alimentaire à des fins énergétiques pousse à importer un surcroît de production alimentaire,
  2. - la perspective d’une demande accrue sur les marchés de produits alimentaires a fait augmenter les prix au niveau mondial et donc pour les populations les plus pauvres.

Pourtant, en 2009, les Etats membres de l’Union européenne (UE) se sont engagés à
incorporer 10% d’énergies renouvelables dans les transports d’ici 2020, dont la quasi-totalité
seront des agrocarburants industriels.

 

Cet objectif de 10% concerne donc directement la consommation d’agrocarburants industriels dans l’UE, qui devrait quadrupler d’ici 2020. Or un tel essor impliquera a priori d’en importer les deux tiers, principalement depuis les pays du Sud. Pour atteindre l’objectif de 10% fixé par l’UE, la superficie totale des terres directement nécessaires à la culture d’agrocarburants industriels dans les pays en développement pourrait atteindre 17.5 millions d’hectares, soit plus de la moitié de la taille de l’Italie. D’autres terres seront également nécessaires dans les pays développés, entraînant le déplacement des cultures destinées à l’alimentation humaine et animale vers de nouvelles zones, souvent situées dans les pays en développement.


D’ores et déjà, dans les pays du Sud, de nombreuses organisations de la société civile – dont
les membres d’ActionAid - se mobilisent pour empêcher que les terres ne soient accaparées
par les entreprises d’agrobusiness. Grâce à cette pression, le gouvernement tanzanien a par
exemple annoncé un gel des investissements et des allocations de terres pour la culture
d’agrocarburants.

En Europe, tous les affiliés et associés d’ActionAid ont décidé d’engager une
campagne commune de sensibilisation et de plaidoyer dans le cadre de la campagne
FaimZERO, pour faire connaître au grand public les dangers liés aux agrocarburants et pour
exiger de l’Union Européenne et des Etats membres les engagements suivants :

 

  1. • adopter un moratoire sur toute nouvelle expansion de la production et des investissements relatifs aux agrocarburants industriels;
  2. • garantir que les États membres ne vont pas inclure les agrocarburants industriels dans leurs plans d’action nationaux pour 2010;
  3. • réduire les transports et la consommation énergétique;
  4. • mettre fin aux objectifs et aux mécanismes de soutien fiscaux aux agrocarburants industriels;
  5. • soutenir les agrocarburants durables produits à petite échelle dans l’UE et ailleurs.

QUELS OBJECTIFS?


>>L’objectif final de cette campagne est de mettre un terme à la consommation en Europe
d’agrocarburants issus de l’agro-industrie d’ici 2014.

Marie-Anne PRIOUT
2B rue Jules Ferry
93100 MONTREUIL
ma.priout@peuples-solidaires.org

Rapport ADEME agrocarburants 7 millions euros Total Agrocarburants : Ecologiquement douteux, économiquement juteux... agrocarburants ademe biotfuel choix economiques contre impacts ecologiques 5810

http://www.lesmotsontunsens.com/agrocarburants-ademe-biotfuel-choix-economiques-contre-impacts-ecologiques-5810

L'efficacité des agrocarburants de première génération n'est pas encore évaluée que la France lance un programme de deuxième génération, poétiquement nommé BioTfuel. Tant pis pour la cohérence scientifique. Et tant mieux pour Total... qui rafle 7 millions d'euros au passage.

Rapport ADEME sur les agrocarburants - Programme BIOTFUEL

Les agrocarburants (aussi nommés biocarburants) de première génération sont produits à partir d'huiles végétales de différentes plantes (betterave, canne à sucre, colza, blé...). Ceux de "deuxième génération" seront élaborés à partir de résidus agricoles et forestiers (paille, bois), valorisant ainsi la partie de la plante qui n'est pas destinée à l'alimentation. La directive européenne "énergies renouvelables", aujourd'hui en vigueur, impose aux Etats membres de porter la part des agrocarburants dans les transports à 10%, en 2020. Cette mesure doit, selon la Commission Européenne, réduire les émissions de CO2 et de gaz à effets de serre d'au moins 35%.

 

 

  • Crise alimentaire et environnementale

Mais ces agrocarburants posent deux problèmes. Pour produire les huiles végétales, il faut des terrains, pas très difficiles à trouver, vu le prix de la tonne. Conséquence : déforestation massive et transformation de surfaces consacrées à l'alimentation des populations locales. D'où des pénuries alimentaires dans les pays en voie de développement (l'année dernière, la Banque mondiale estimait que la production d'agrocarburants était responsable d'une augmentation de 75% des prix des denrées alimentaires, entre 2002 et février 2008) et des problèmes environnementaux, les cultures alimentaires étant en général moins agressives que celles dédiées aux agrocarburants. 

 

  • What a BioTfuel world (?)

Concernant le premier problème, le programme BioTfuel est plutôt une bonne chose, puisqu'il permettrait d'utiliser moins de surfaces agricoles. Mais ça reste à prouver, aucune étude n'ayant été menée sur le sujet. Concernant le second problème, par contre, ça se corse. L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) réalise actuellement un rapport sur le bilan environnemental des agrocarburants de première génération. Un résumé partiel vient d'être publié. Et ça n'est pas folichon.

 

  • Impact écologique incertain

En résumé, L'ADEME conclut que la filière des agrocarburants pourrait permettre de limiter les rejets de CO2 et de gaz à effet de serre... mais sans prendre en compte les "changements d'affectation des sols", c'est-à-dire la transformation de prairies, de forêts ou de champs déjà cultivés nécessaires à la production d'agrocarburants. Et l'Agence l'admet elle-même, ces changements "peuvent venir modifier grandement ces résultats, voire pourraient potentiellement les inverser pour les bilans des filières d'importation mais aussi nationales par effets indirects". "Des travaux spécifiques doivent être conduits pour approfondir cette zone d’ombre et le degré de plausibilité des scénarios vis-à-vis des différentes filières étudiées" dit encore le rapport. Impossible de savoir si, au final, on y gagne ou on y perd.

 

  • Le Flou Total...

Mais pourquoi attendre ? Dans la foulée, l'Ademe a annoncé la mise en oeuvre d'un programme de production d'agrocarburants de deuxième génération. Avec pour objectif de produire 200 000 à 300 000 litres de carburant de type biogaz et biokérosène à l'horizon 2015. L'investissement global est estimé à 112 millions d'euros, il prévoit la construction de deux sites industriels. L'ADEME subventionnera ce projet à hauteur de 30 millions d'euros, dont 7 millions pour Total, selon France Nature Environnement. La firme pétrolière a réalisé 14 milliards d'euros de bénéfices en 2008, et attend quelques centaines de millions de plus de l'incorporation de ces agrocarburants... moins chers à produire que les carburants fossiles. Total bénéf'...

Déforestation et délogements pour un agrocarburant au Kenya

Du jatropha curcas au Mozambique, en mai 2009 (Tonrulkens/Flickr)

 

David Barissa Ringa tente d'empêcher l'implantation d'un vaste projet d'agrocarburants dans son pays, le Kenya. Lors de son passage à Paris, il nous a expliqué comment des paysans kenyans sont sur le point d'être expulsés de chez eux pour répondre à la demande européenne d'arriver à 10% de carburants verts d'ici 2020.

Il travaille pour ActionAid au Kenya, une ONG qui lutte contre la pauvreté, et souligne l'absurdité d'un projet qui déplacerait 20 000 personnes, mettrait en danger la biodiversité… pour un carburant aux bénéfices écologiques plus que douteux. Témoignage.

Le jatropha (DR)L'an dernier, Kenya Jatropha Energy Limited, filiale d'une société italienne spécialisée dans la production d'énergie électrique, a reçu l'accord du conseil du comté [qui représente les habitants, ndlr] de la région de Malindi pour produire un agrocarburant sur 50 000 hectares de terre.

Les habitants de la région m'ont alerté en voyant arriver les bulldozers : ils n'avaient jamais entendu parler de ce projet, à part quelques dirigeants locaux.

  • Une terre normalement collective

Contrairement à ce que prévoit la loi kenyane, le conseil du comté n'a pas consulté les communautés qui cultivent cette terre et qu'il est censé représenter. La terre est supposée être une propriété collective, conséquence de la décolonisation : sa gestion appartient à des représentants qui, dans le cas présent, se sont permis de ne pas consulter les principaux intéressés.

Cette région de Malindi, sur la partie côtière du Kenya, contient une forêt où vivent des espèces rares et protégées d'oiseaux. La forêt couvre environ 30% des 50 000 hectares concernés par le projet, et le reste est parsemé de villages.

On estime que sur les 39 000 personnes qui y vivent, 20 000 devraient être déplacées. Parmi elles, une communauté de chasseurs-cueilleurs qui vivent de manière traditionnelle et prélèvent dans leur environnement de quoi se nourrir, mais aussi leur eau et leur médication naturelle.

  • L'étude d'impact environnemental confirme nos craintes

Femme dont la maison a été détruite en vue de planter des agrocarburants (ActionAid Kenya/David Barissa)Autre déni de démocratie, l'entreprise italienne n'avait pas informé l'agence environnementale kenyane de ce projet, ce qui aurait dû mener à la rédaction d'une étude d'impact environnemental, en consultation avec les communautés affectées.

Négociant directement avec le conseil du comté, ils avaient cru pouvoir s'en passer. Mais les communautés et ActionAid ont décidé d'envoyer des pétitions au ministre de l'Environnement, afin de l'alerter sur ce projet et lui demander de faire effectuer cette étude d'impact environnemental.

Cette mobilisation a en partie payé puisque nous avons obtenu une évaluation environnementale : la compagnie y admet que 70% de la zone ciblée est habitée. Elle prétend créer 15 000 emplois, un hôpital et améliorer les infrastructures locales. Mais Kenya Jatropha Energy Limited n'a pas expliqué comment elle allait reloger ces personnes ou leur fournir des compensations financières. Elle n'a pas non plus précisé comment elle comptait pallier la destruction de la forêt.

  • Une terre louée 100 000 euros par an sur trente-trois ans

Lors d'une réunion publique, nous avons réussi à savoir que le conseil du comté avait négocié un loyer de 2 euros par hectare par an, soit 100 000 euros par an, pendant les trente-trois ans de la concession. C'est très peu.

Plus gênant encore, les recherches concernant les cultures de jatropha montrent que cette plante n'est pas économiquement viable, en particulier pour les petits agriculteurs familiaux. Le jatropha a été présenté comme une « plante miracle » qui pousse sur des terres arides et a de bons rendements.

En réalité, les revenus que l'on tire d'une telle culture ne compensent pas les lourds investissements, car pour avoir des rendements élevés il faut des terres fertiles et beaucoup d'irrigation. C'est d'ailleurs pourquoi l'entreprise italienne a prévu de creuser des puits d'irrigation sur les terres visées.

  • L'Europe sait-elle ce que nécessitent ses objectifs ?

Aujourd'hui, j'en appelle au gouvernement kenyan : dans un pays où 10 millions de personnes ont faim, où la sécurité alimentaire n'est pas assurée, avons-nous besoin de mettre en danger des populations et la nature au mépris des lois ?

J'en appelle également à l'Europe qui a décrété la nécessité que 10% des carburants consommés dans les transports en Europe soient issus de matières renouvelables d'ici 2020 : avez-vous évalué l'impact sur les pays du Sud de vos politiques soi-disant écologiques ?

► Propos recueillis et traduits par Sophie Verney-Caillat

Photos : du jatropha curcas au Mozambique, en mai 2009 (Tonrulkens/Flickr) ; plantation de Jatropha au Kenya ; femme dont la maison a été détruite en vue de planter des agrocarburants (ActionAid Kenya/David Barissa).


 

http://www.greenpeace.org/france/campagnes/forets/fiches-thematiques/la-fausse-bonne-idee-des-agrocarburants

 

Les agrocarburants sont des carburants produits à partir de matières organiques, à la différence des carburants fossiles (dérivés du pétrole par exemple). On parle parfois de biocarburants, le préfixe « bio » faisant référence à la biomasse. Greenpeace refuse ce terme qui peut laisser croire que ces carburants seraient « bio ». Ce n'est malheureusement pas le cas. Greenpeace préfère le terme d'agrocarburants qui souligne bien qu'il s'agit de carburants issus de la production agricole. Tout le problème est là.

  • Les agrocarburants ont pu apparaître comme une solution face aux dérèglements climatiques. Remplacer les carburants fossiles, fortement émetteurs de gaz à effet de serre (GES), par ces nouveaux carburants, supposés renouvelables, a semblé être une bonne idée. Mais en réalité, cela ne fait que déplacer le problème. Pour produire plus d'agrocarburants, il faut augmenter la superficie des terres agricoles. Cela se traduit par la destruction de zones forestières, elle-même génératrice de gaz à effet de serre.
  • Les émissions de GES dues au secteur des transports peuvent bien baisser : celles dues à la déforestation augmentent ! Il n'y a pas réduction des émissions de GES, mais transfert (et parfois hausse) de ces émissions.

Ce transfert se fait aux dépends des pays en développement. Les émissions de GES ne sont plus le fait des véhicules dans les pays industrialisés, mais des zones forestières transformées en terres arables dans les pays en développement. Les pays riches se dédouanent ainsi des efforts qu'ils ont à fournir en terme de réduction de leurs émissions de GES sur le dos des pays pauvres qui voient leurs émissions augmenter !


En outre, la déforestation dans les pays en développement met en péril la biodiversité des zones forestières et le cadre de vie des populations qui y résident. Elles rapportent bien plus aux industries agro-alimentaires qu'aux pays qui voient leurs forêts partir en fumée. L'exemple de la culture de palmier à huile en Indonésie en est l'exemple le plus spectaculaire. Les terres voisines de Papouasie-Nouvelle-Guinée pourraient suivre.


Enfin, l'augmentation des cultures destinées à la production des agrocarburants fait grimper les prix des produits alimentaires et diminuer les réserves alimentaires mondiales.

Les agrocarburants ne sont donc pas une solution face aux dérèglements climatiques. Ils créent de nouveaux problèmes sans régler les précédents. Pourtant, l'Union Européenne veut qu'ils constituent 10% de ses carburants d'ici 2020. La Chine mise sur 15% à la même date, tandis qu'en Inde, 20% du diesel proviendra des agrocarburants d'ici 2012. Greenpeace dénonce ces objectifs et demande aux gouvernements de les abandonner. Le recours aux agrocarburants est une fausse bonne idée, dangereuse pour la planète.

 

Les problèmes des agro carburants

 http://vincentmouquot.lesdemocrates.fr/2009/08/30/agro-carburants/

Dédicasse à HELENE C.

 

1) non à la Transformation de terres !

 

- On a pas le doit de transformer une foret en champs culture d’agro carburants, comme ils font si bien en inde avec l’huile de palme !

C’est presque pire pour l’environnement que de rouler avec de l’essence normale!

 

- On n’a pas le droit de transformer un champ céréalier, à la base destiné à nourrir les hommes ou le bétail, en champs destiné à être brûlé dans une voiture!

Il ne faut surtout pas que les agro carburant rentrent en concurrence avec la forêt ou la nourriture!

 

2) Non à l’augmentation des prix !

 

- Les cultivateurs n’ont pas le droit de délaisser leurs productions de nourriture au profit d’une production d’huile, qui serait à leurs yeux plus rentable.

 

- Nous ne pouvons pas détourner un champ de betteraves, au départ prévu pour nourrir les hommes, afin de faire avance les voitures!

 

Il faut absolument que les agro carburants n’influent en rien sur le cour des denrées alimentaires !

 

3) Les agro carburants ne sont pas une solution adéquate pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique !

 

- Les experts vous diront qu’ils considèrent que lorsque l’on brûle des agro carburants, on ne fait que remettre dans l’atmosphère le CO2 qui a auparavant été absorbé par la plante. Donc le bilan carbone est nul !

 

- Mais la réalité, c’est que les agro carburants émettent autant ci ce n’est plus de CO2 que de l’essence classique. Donc si tout le monde utilise des agro carburants, la planète continuera toujours autant de se réchauffer !

 

Les agro carburants peuvent juste être solution provisoire pour les gros véhicules style avions et Bateaux, qui pour le moment, ne peuvent pas fonctionner au tout électrique !

 

 

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Une autre piste pourrait être "le biogaz"

 

Le biogaz est un biocarburant présentant de nombreux avantages :

  • réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme indiqué ci-dessus.
  • substitut à d'autres énergies exogènes (fossile et nucléaire), source de revenus pour l'exploitant qui économise sur ses dépenses énergétiques et/ou, de plus en plus vend son énergie.
  • diminution de la charge en carbone des déchets végétaux. Une fois digérés, les déchets sont moins nocifs pour l'environnement; le risque d'une pollution biologique ou organique est en outre largement amoindri, et la fermentation diminue le pourcentage de matière sèche, permettant de diminuer le volume à transporter et épandre.
  • Il peut aussi être injecté sur le réseau de gaz naturel. C'est la solution qui offre le meilleur rendement énergétique, si le réseau est assez proche du point de production. Cette solution se heurte aux réticences des groupes gaziers, comme l'a été l'injection d'électricité renouvelable pour EDF. En France, l'Afsset a récemment conclu que l'injection de biogaz épuré dans le réseau ne posait pas de problème sanitaire particulier[1].

Les utilisations du biogaz sont par exemple :

  • combustion dans un moteur à gaz ou une petite turbine, pour produire de l'électricité injectée sur le réseau (plus de 4 000 installations en Allemagne), et souvent de la chaleur en cogénération, mais une trigénération est possible.
  • alimentation de centrale thermoélectrique, cimenterie, chaufferie collective...) quand il en existe près de la source;
  • chauffage et enrichissement en CO2 de serres;
  • carburant pour véhicules GNV, en substitution au gaz naturel fossile du réseau classique. Il alimente des flottes captives (autobus, bennes à ordures, véhicules de service) (voir biogaz carburant), ou même les véhicules individuels (Suisse et Suède).
  • reformage du méthane pour former de l'hydrogène renouvelable (dit « biohydrogène ») ; comme pour l'injecter dans le réseau, il faut alors extraire le CO2, l'eau, les composés soufrés du biogaz pour obtenir un gaz composé à plus de 96 % de CH4 substituable au gaz naturel fossile. Pour les autres applications, un gaz contenant 60 % de méthane est largement suffisant, donc le purifier serait une dépense inutile. On se contente alors d'enlever les impuretés qui présentent des problèmes de pollution, de corrosion ou d'odeur, notamment les composés soufrés.

Efficacité  

Les études de l'IFEU montrent, qu'en Allemagne, l'utilisation de biogaz pour la cogénération locale avec un moteur à gaz est plus efficace vis-à-vis de l'effet serre, de l'injection dans les réseaux et de la maintenance nécessaire[2].


Au Mali, des projets pilotes ont été menés dans des zones isolées, pour mesurer comment le biogaz pouvait produire de l'énergie à usage domestique dans une optique durable. L'expérience a montré qu'avec la formation d'artisans locaux pouvant prendre en charge la production des équipements nécessaires (gazomètre, digesteur) et la formation des familles à l'entretien des équipements, le biogaz peut être une alternative viable à l'utilisation des combustibles ligneux pour la cuisson des repas et améliorer les conditions de vie par d'autres apports en énergie (réfrigération notamment). La pression sur les ressources ligneuses a diminué et le compost produit a été utilisé pour fertiliser les sols. Un appui financier reste nécessaire pour la mise en place du système (équipements, installation, formation) 

Arti, une organisation non-gouvernementale en Inde, développe un simple digesteur d'1m3 (surélevé) pour les Tropiques qui utilise les déchets de la cuisine (riches en amidon et sucres) pour produire la biogaz. 1 kg de déchets produit 400 litres de méthane en 6 à 8 heures, ce qui suffit pour environ 15 à 20 min de cuisine  .

Biogasmax : l'énergie des déchets pour un transport urbain environnemental  

Biogasmax est un projet européen du 6e Programme Cadre de Recherche et Développement FP6 – 6e PCRD (2000-2006) de la Commission Européenne. Il fait partie des initiatives de l'Europe pour réduire sa dépendance aux carburants fossiles. Partant d'expériences existantes en Europe, il promeut des techniques et des réalisations prouvant l'intérêt de l'utilisation du biogaz comme carburant pour le transport terrestre, sur la base des gisements disponibles dans les zones urbaines en Europe.

Ce projet d’une durée de 4 ans tendra à prouver la fiabilité technique et à poser les bénéfices environnementaux, sociétaux et financiers. Sur la base de démonstrations grandeur nature, le projet permettra d'optimiser les procédés industriels existants et d'effectuer des recherches sur des nouveaux. En plus de sa valeur technique, Biogasmax a une fonction d'éclaireur afin de réduire les barrières à l 'entrée, qu'elles soient techniques, opérationnelles, institutionnelles ou réglementaires. Les connaissances acquises seront diffusées sur l'ensemble de l’Union Européenne, spécialement dans les nouveaux états membres.


De fait, ce projet ne part pas d'une situation vierge ; ses membres participent à des projets innovants dans ce domaine, depuis longtemps pour certains. Il s'agit donc d'un projet européen de preuve et non d'intention.


Biogasmax regroupe des villes telles que Lille en France, Stockholm et Göteborg en Suède, Rome en Italie, Berne en Suisse, Torun et Zielona Gora en Pologne. Le projet s'est entouré de compétences pointues, en Allemagne (ISET à Kassel pour les aspects d’épuration et de concentration du biogaz, l’Université de Stuttgart pour l’analyse du cycle de vie du biométhane-carburant), de supports de transfert de compétences, ainsi que d'un ensemble de partenaires publics et privés dans les pays concernés : opérateurs de gestion des déchets et de l’énergie principalement.

La plupart des expériences les plus abouties actuellement qui concernent l'utilisation du biogaz comme carburant sont représentées au sein de Biogasmax, ce qui donne un cadre de communication et d'action extrêmement prolifique.


Biogasmax représente une mise en perspective des expériences : chaque ville a situé sa stratégie propre et ses objectifs comme il est indiqué sur le site Web du projet . Un échange intense s'effectue entre les partenaires, qui se traduit par un certain nombre de résultats et de rapports techniques mis à disposition sur le Web. Cette visibilité des résultats s'accompagne aussi de documents stratégiques sur l'évolution du biométhane (biogaz adapté à la carburation des moteurs), sa participation à la prise en compte du changement climatique et l'assistance à sa prise en compte dans les métropoles urbaines. Ces échanges, fructueux de l'intérieur, se propagent ainsi à l'ensemble de la communauté intéressée, au fur et à mesure du projet et aussi à travers d’opérations ponctuelles de dissémination.

Avec l'acquisition des meilleures pratiques, les partenaires de Biogasmax sont capables de fédérer les meilleurs participants et de promouvoir la réflexion et les actions concernant cette démarche.

 

Suite sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Biogaz

 

Autres liens:

 

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28/11/2010
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